Au Cambodge, les travailleurs du vêtement exigent un salaire décent et le droit de se syndiquer.

vendredi 3 juin 2011
par  onvaulxmieuxqueca
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FITTHC = Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses

Au Cambodge, les travailleurs du vêtement exigent un salaire décent et le droit de se syndiquer.

Le respect de la liberté syndicale, le travail décent et le versement d’un salaire convenable occupaient les premières places sur la liste des revendications de plus de 3.000 travailleurs et travailleuses au Cambodge qui défilaient à Phnom Penh le jour du Premier Mai.

Les sujets soulevés par les neuf organisations syndicales participantes reflétaient les pressions exercées sur les travailleurs et travailleuses du vêtement qui tentent de défendre leurs droits. Ces revendications concernent la réintégration des personnes licenciées ou mises à pied pour avoir participé à une grève pour un salaire juste, la mise en liberté d’un dirigeant syndical injustement détenu, et la fin des tentatives de restriction des droits syndicaux à travers un nouveau projet de loi sur les syndicats, ainsi que la fin des contrats d’emploi à court terme.

En septembre dernier, quelque 200.000 partisans du C.CAWDU, affilié à la FITTHC, se sont mis en grève pour protester contre l’augmentation du salaire minimum à 61 dollars, un salaire qui ne couvre pas les frais de subsistance de base et qui est inférieur aux normes d’un salaire décent. La grève a donné lieu à des licenciements massifs de militants syndicaux, et des dizaines d’actions en justice ont été intentées contre des dirigeants syndicaux.

Vers le début de l’année, le C.CAWDU a signé un accord avec l’entreprise Goldfame sur des questions en suspens à la suite de la grève. L’accord qui vise à promouvoir la coopération et les relations industrielles sur le lieu de travail, porte sur la réintégration de 161 dirigeants et membres du syndicat. L’accord a été signé en présence de la FITTHC, de l’OIT et de deux clients de l’usine, Inditex et H&M. 

Le secrétaire général de la FITTHC, Patrick Itschert, va se rendre à nouveau en mai au Cambodge pour des entretiens dans 13 usines dans lesquelles les grévistes licenciés n’ont pas encore été réintégrés en dépit des pressions exercées aux plans national et international.

Bien que la grève en septembre n’ait pas réussi à obtenir une augmentation du salaire minimum, elle a permis de se mettre d’accord pour discuter des prestations…

…Les revendications syndicales du Premier Mai portaient également sur la mise en liberté immédiate de Sous Chantha, un dirigeant syndical de l’usine de vêtements United, qui a été arrêté il y a six mois sur une accusation de trafic de drogue forgée de toute pièce, en représailles pour le changement d’affiliation de son syndicat. L’affaire Sous Chantha a eu un effet paralysant sur les travailleurs et travailleuses, les employeurs leur rappelant que la même chose pouvait leur arriver s’ils s’écartaient du droit chemin.

Pendant ce temps, les syndicats poursuivent la campagne d’opposition à une nouvelle proposition de loi visant à affaiblir les syndicats et à les rendre très vulnérables à une ingérence du gouvernement et des employeurs. En outre, ils continuent de s’opposer à l’utilisation largement répandue des contrats d’emploi à court terme qui privent les travailleurs et travailleuses des prestations auxquelles ils ont droit, et les découragent d’adhérer ou de soutenir le syndicat par peur d’un licenciement.

La FITTHC soutient les revendications syndicales en exerçant des pressions sur le gouvernement, les employeurs et les marques qui s’approvisionnent au Cambodge.


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