L’Algérie se soulève contre le régime des Bouteflika

vendredi 22 février 2019
par  onvaulxmieuxqueca
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Source : El Watan.com

L’Algérie se soulève contre le régime des Bouteflika (vidéo)

Farouk Djouadi
22 février 2019 à 15 h 56 min

Des manifestations ont eu lieu aujourd’hui dans plusieurs villes et régions d’Algérie, pour réclamer le départ du régime des Bouteflika. Alger, Sétif, Béjaia, Ouargla, Oum El Bouaghi, Tiaret, la contestation est partout.

L’appel à manifester, lancé par des anonymes sur les réseaux sociaux, contre le 5e mandat a eu un écho favorable auprès des Algériens.

Des processions de manifestants ont envahis, vers 14 h00, après la prière de vendredi, les rues de nombreuses villes.

A Alger des milliers de citoyens ont manifesté pour dire non au régime de Bouteflika qui dirige le pays depuis 20 ans. « Le peuple ne veut pas de Bouteflika et Said », ont crié les Algérois sur la rue Hassiba Benbouali, menant de la Grande poste à la place du 1er mai. Toujours au niveau de la capitale, une foule nombreuse se dirige, à l’heure où nous mettons en ligne, vers le palais d’El Mouradia (siège de la présidence).

En Kabylie, un imposant rassemblement a eu lieu devant le Palais de la culture de Béjaia. Les slogans hostiles au pouvoir, comme de coutume, ont été au rendez-vous.
A Ouargla, dans le sud du pays, des milliers de manifestants ont scandé : « le peuple veut la chute du régime et « Fln et RND, c’est eux qui ont vendu mon pays ». A Tiaret, des dizaines de personne sont sorties pour dire « 20 ans barakat ( ça suffit) ». A Ain Beida, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, la population a exprimé, pour la deuxième fois, son rejet du régime des Bouteflika.

Les manifestations contre la candidature de Bouteflika ont commencé dès la matinée avec des rassemblements et des marches organisés à Annaba, Boumerdès, Sétif et d’autres villes d’Algérie


Source : La Tribune de Genève

Heurts lors de manifs anti-Bouteflika

22.02.2019, 18h18

AlgérieDes heurts ont éclaté vendredi à Alger entre la police et des centaines de manifestants qui protestent contre le 5e mandat que brigue Abdelaziz Bouteflika.
Plusieurs centaines de manifestants ont défilé vendredi dans le centre d’Alger et dans plusieurs localités du pays pour protester contre le président algérien Abdelaziz Bouteflika qui veut se représenter à la présidentielle. Les appels à manifester ont été lancés sur les réseaux sociaux.

Des centaines de personnes ont défilé dans le centre d’Alger où toute manifestation est officiellement interdite depuis 2001 et où la police intervient généralement immédiatement pour empêcher la moindre tentative de rassemblement, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Pas de 5e mandat », « Ni Bouteflika, ni Saïd » (frère du chef de l’Etat, souvent perçu comme son successeur potentiel), ont scandé les manifestants, jeunes pour la plupart, défilant dans les rues autour de la place de la Grande Poste, en plein centre de la capitale algérienne.

« Pouvoir assassin ! »

Survolé par un hélicoptère des forces de l’ordre, le cortège, dans lequel plusieurs drapeaux algériens étaient visibles, s’est formé à la mi-journée à partir de différents points de la ville, à l’issue de la grande prière hebdomadaire musulmane.

« Pouvoir assassin ! », « Ouyahia, dégage ! », ont également scandé les protestataires, en référence au Premier ministre Ahmed Ouyahia, un fidèle de M. Bouteflika dont il dirige le gouvernement pour la troisième fois.

La police, déployée en nombre, n’est pas intervenue immédiatement, se contentant de bloquer l’accès à la place de la Grande Poste. Un cortège s’est dirigé vers la présidence, à environ 4km de la place, mais s’est retrouvé bloqué à mi-chemin, la police en interdisant tous les accès, a constaté l’AFP.

La dernière manifestation dans le centre d’Alger, où elles sont rares, a eu lieu en février 2018 lorsqu’un millier de médecins en formation avaient réussi à braver l’interdit en se rassemblant devant la Grande Poste, bâtiment emblématique d’Alger. Ils avaient été rapidement encerclés et bloqués par la police.

Plusieurs appels à manifester ce vendredi contre la candidature de M. Bouteflika à 5e mandat à la présidentielle —qu’il apparaît assuré de remporter— ont éclos ces derniers jours sur les réseaux sociaux, sans que le mouvement n’apparaisse pour l’heure très structuré.

Rares apparitions

Plusieurs autres rassemblements ont été signalés dans la journée notamment à Tizi Ouzou et à Béjaïa (nord), à Annaba (nord-est) ou Ouargla (est), selon des sites d’information algériens.

« Un imposant rassemblement a eu lieu devant le Palais de la culture de Béjaia », rapporte le quotidien francophone « El Watan » sur son site internet.

A Ouargla, « des milliers de manifestants ont scandé le peuple veut la chute du régime », selon le journal.

La presse algérienne fait également état de protestations d’ampleur variable dans la matinée à Oran, deuxième ville du pays à environ 400 km à l’ouest d’Alger, à Tiaret, Relizane et Sétif (nord).

AVC en 2013
Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika, 81 ans, a annoncé le 10 février dans une lettre-programme à la Nation qu’il briguerait un 5e mandat lors de la prochaine présidentielle, mettant fin à des mois d’interrogations sur ses intentions.

Elu pour la première fois en 1999 sans opposition, la totalité de ses adversaires s’étant retirés en dénonçant à l’avance des fraudes, M. Bouteflika a été constamment réélu depuis 2004 avec plus de 80% des voix au 1er tour.

Victime en 2013 d’un accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’a depuis cloué dans un fauteuil roulant, il ne fait que de rares apparitions et ne s’exprime plus en public. Dans son message, il a devancé les critiques sur son état de santé, qui selon certains de ses opposants le rend inapte à gouverner.

« Bien sûr, je n’ai plus les mêmes forces physiques qu’avant (...) mais la volonté inébranlable de servir la Patrie ne m’a jamais quittée et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé », a-t-il écrit.
La présidence algérienne a annoncé qu’il se rendrait dimanche à Genève pour des « examens médicaux périodiques ». (afp/nxp)


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Algérie : Manifestation contre le 5e mandat Une éruption inédite Une éruption inédite dans tout le pays. C’est tout un peuple qui s’est soulevé dans un élan insurrectionnel pacifique pour dire avec force son rejet catégorique du 5e mandat de Abdelaziz Bouteflika. Ne pas capter le message qui est parti de toutes les régions du pays, c’est s’enfoncer dans l’irréparable.

http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article1684


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