Extrême droite en Bulgarie : la fin d’Ataka ?... " Transformer les Tsiganes en savon !"…et Jean Marie LE PEN.

mardi 29 novembre 2011
par  onvaulxmieuxqueca
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Photo de Jean Marie Le Pen et du parti d’extrême droite « Ataka »

Source : Le Courrier de la Bulgarie (le courrier des Balkans)

Extrême droite en Bulgarie : la fin d’Ataka ?

De notre correspondante à Sofia

Mise en ligne : mardi 29 novembre 2011

Créé en 2005 et toujours dirigé d’une main de fer par Volen Siderov, le parti nationaliste Ataka est-il en bout de course ? Fragilisé par ses résultats catastrophiques aux scrutin d’octobre, le parti est plongé dans une profonde crise interne depuis plusieurs semaines. Tout a commencé par la demande de démission adressé par son gendre à Siderov. Depuis, le chef tente de reprendre la main...

Par Dessislava Kyurchieva (avec Simon Rico)

Au court de sa jeune histoire, Ataka a connu a plusieurs vagues de dissidence, mais seulement deux ont vraiment secoué son fondateur et dirigeant Volen Siderov. Aujourd’hui, la formation nationaliste affronte sa troisième grave crise interne.

Après les résultats catastrophiques aux élections locales et présidentielle d’octobre, le gendre de Volen Siderov, Dimitar Stoyanov, l’a publiquement invité à démissionner de la direction du parti. Une sortie que n’a pas du tout apprécié le tout puissant chef d’Ataka, qui a exclu Stoyanov du parti.

En conférence de presse, Volen Siderov a expliqué que sa fille et Dimitar Stoyanov étaient désormais séparés, et qu’il pensait que la manœuvre de son gendre faisait partie d’un complot ourdi par le Premier ministre Boïko Borissov, un ami personnel de Kapka Stoyanov, la mère de Dimitar, selon lui.

Pendant ce temps, les rumeurs évoquent plutôt un putsch avorté au sein du parti d’extrême droite. Dimitar Stoyanov aurait voulu prendre la tête d’Ataka en lieu et place de son beau-père avec l’objectif de relancer une formation aujourd’hui moribonde.

Menacé, Volen Siderov a commencé à reprendre la main et commencé à faire le ménage, renvoyant outre son gendre, le rédacteur en chef du journal d’Ataka. Le 21 décembre, le parti se réunit en congrès, l’occasion pour Siderov de reprendre véritablement la main.
Mais, la partie est serrée : si Ataka perd un nouveau député à l’Assemblée, le parti ne touchera plus de subventions de l’État. Depuis 2009, six parlementaires ont quitté le giron nationaliste.

Ataka fait également l’objet d’une enquête de Commission parlementaire contre la corruption à propos de la gestion des aides publiques, dont Siderov peut profiter comme bon lui semble en vertu des statuts du parti.

Volen Siderov pourra toujours resservir son argument fétiche pour se sortir de cette mauvaise passe : il ne s’agit que d’« un complot visant à détruire Ataka ».


Source : Courrier international

BULGARIE • L’extrême droite entre Œdipe et Shakespeare

Le fils adoptif du leader du parti extrémiste Ataka demande la démission de son père tandis que celui-ci accuse son épouse de vouloir prendre le pouvoir au sein du parti. Mais selon la presse bulgare, tout cela arriverait par la faute d’une autre femme... Explications.

22.11.2011 | Alexandre Lévy | Courrier international

Un psychodrame familial d’une rare intensité ravage le parti d’extrême droite Ataka, dont le leader, Volen Siderov, est entré au panthéon des provocateurs politiques bulgares en appelant, dans une référence assumée à Hitler, à " transformer les Tsiganes en savon". Mais, depuis le 19 novembre, son leadership au sein de ce parti xénophobe est en train de se fissurer.

Ce jour-là, le vice-président d’Ataka, Dimitar Stoïanov, qui est aussi député européen, a demandé la démission de Siderov à cause des "résultats catastrophiques" des dernières élections municipales et présidentielle. "Ataka disposait de 240 conseillers municipaux, elle n’en compte plus qu’une cinquantaine, et Volen Siderov lui-même a obtenu cinq fois moins de voix qu’à la présidentielle de 2006", rappelle le quotidien Dnevnik.

Mais pour les médias bulgares, le plus important est que cette remise en cause est venue précisément de Dimitar Stoïanov, qui n’est autre que le fils adoptif du leader d’Ataka. "Si Dimitar est là où il est, c’est uniquement grâce à moi", a rappelé Volen Siderov sur toutes les chaînes de télévision, avant d’exclure son fils du parti. "Oui, je l’aimais. Mais comme le kidnappé finit par aimer son ravisseur, c’était le syndrome de Stockholm", lui a répondu Dimitar par écran interposé.

Ce jeune homme, né en 1983, qui s’était fait remarquer au Parlement européen dès 2006 en envoyant un courriel à ses collègues pour se moquer du physique d’une députée rom de Hongrie, compte désormais voler de ses propres ailes.

A en croire la presse de Sofia, cette histoire ne se passe pas uniquement sous le signe d’Œdipe, mais aussi de Shakespeare, comme le souligne sur son blog l’un des commentateurs politiques les plus lus du pays, Ivo Indjev.

"Reprenons les faits, écrit-il, non sans humour. Dimitar, le fils adoptif de Volen, demande la démission de ce dernier agissant au nom de sa mère, Kapka, que son père adoptif aurait quitté pour une autre femme.

Parallèlement, sa tante, Tsveta, députée de la ville de Varna, double l’attaque contre le chef de famille en quittant avec fracas le groupe parlementaire d’Ataka.

A cela s’ajoutent les rumeurs de plus en plus insistantes, légitimées par la plupart des chaînes de télévision, au sujet de celle qui aurait brisé le ménage de Siderov, une jeune élue d’Ataka dont le précédent petit ami n’était autre que... Dimitar.

Cette histoire est vraiment digne de la plume de Shakespeare", conclut le blogueur.

Lors d’une conférence de presse, Volen Siderov a reconnu qu’il avait quitté sa femme, Kapka Siderova, qui, selon lui, avait voulu "prendre le pouvoir au sein du parti".

Elue récemment au conseil municipal de Sofia, celle-ci a joué un rôle important dans l’appareil d’Ataka, notamment en supervisant l’édition du journal du mouvement.

Pour certains, elle était même devenue l’éminence grise du nationalisme bulgare. Volen Siderov a nié qu’une autre femme ait été la cause de cette séparation, tout en s’affichant ostensiblement aux côtés de la députée d’Ataka Denitsa Gadjeva (29 ans).

Outre sa fidélité affichée au leader d’Ataka, la jeune femme s’était illustrée en mai dernier dans l’attaque d’une mosquée à Sofia, lors de laquelle elle avait été légèrement blessée au menton. Pour les médias bulgares, elle incarne la pomme de la discorde qui, peut-être, mènera l’extrême droite bulgare à sa perte. Pour mettre fin aux spéculations, Denitsa Gadjeva annoncé sa démission de la direction d’Ataka, un geste surtout perçu comme une façon de protéger son leader, selon le site Mediapool.

Volen Siderov a aussi expliqué qu’il n’en voulait pas tant que ça à son fils. "Il pense protéger sa mère, c’est normal", a-t-il estimé, avant d’expliquer qu’il était victime d’un complot ourdi par sa désormais ex-épouse, Kapka, et par le Premier ministre Boïko Borissov, qu’il accuse de vouloir le destituer de la tête d’Ataka. Après l’avoir soutenu pendant près de deux ans, l’extrême droite bulgare, qui compte une vingtaine de députés, est désormais à couteaux tirés avec le parti au pouvoir, les Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie (Gerb).

Le Premier ministre a, quant à lui, toujours affirmé avoir beaucoup d’estime, voire de l’amitié, pour Volen Siderov et pour son parti qu’il qualifie de "nationaliste et patriotique". Mais, cette fois-ci, il a déclaré sur la chaîne de télévision BTV qu’il ne voyait pas en quoi il pourrait être responsable de ses problèmes familiaux : "Là, c’est un peu trop", a-t-il lâché en réprimant un éclat de rire.

Rappel :

Source : le courrier des Balkans

… Dimanche 30 septembre 2007, le lancement de la campagne des nationalistes bulgares d’Ataka pour les élections municipales a été appuyée par la visite du leader français d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, ajoutant un peu de légitimité européenne à une affaire pourtant très locale.

Le fondateur et dirigeant du Front national français a joué un rôle actif dans la cérémonie, en présentant le candidat d’Ataka pour les élections de Sofia, l’homme d’affaires et député européen Slavi Binev.

« C’est un honneur pour moi d’être sur cette estrade avec les dirigeants d’Ataka, qui représentent en Bulgarie les mêmes principes que nous défendons en France », a dit Le Pen aux militants du parti dans le Palais national de la culture de Sofia.

Malgré la controverse que suscite Binev en Bulgarie, Le Pen a défendu ce choix, en expliquant qu’il connaissait Binev grâce à son travail au Parlement européen et qu’il était certain qu’il ferait un bon maire.
Le Pen, lui, a reçu un hommage de la part du dirigeant d’Ataka, Volen Siderov, qui a dit considérer le politicien français comme son professeur, qualifiant ce dernier de « doyen des patriotes européens ».

Les positions de Le Pen

« Le parti politique Ataka a des amis dans toute l’Europe et ma présence en Bulgarie le confirme » a affirmé le dirigeant du Front Nation français, Jean-Marie Le Pen. Il ajouté qu’Ataka défend en Bulgarie les mêmes valeurs et les mêmes principes que le Front National en France. « L’Europe a peur de l’avancé de la globalisation et c’est pour cette raison que nous mènons un combat pour les nations » affirme Le Pen.

Il ajoute qu’Ataka et lui même luttent contre ceux qui se sont unis pour affaiblir l’Europe. Le nationaliste français a complimenté le candidat d’Ataka à la mairie de Sofia, Slavi Binev, en le qualifiant « d’homme sportif, courageux, doté de beaucoup de volonté et de bonté. » Selon Le Pen ces qualités feront de Binev un très bon maire.

« Les patriotes aiment leur peuple et leur pays » explique Le Pen en demandant aux Bulgares de ne pas avoir peur du nationalisme.

Le dirigeant du Front National a commenté les actions du Président Français en affirmant que lors de sa campagne présidentielle, N. Sarkozy s’est exprimé comme un nationaliste d’extrême droite.

« Il a fait un pas en avant mais il s’est arrêté » dit Le Pen. Il qualifie d’ « illusionniste » le positionnement du Président français sur la Turquie et l’Union Européenne. « La Turquie n’est pas un pays européen, bien qu’elle soit très respectée et dotée d’une grande histoire.

Nous voulons que Sarkozy soit franc, il ne l’est pas avec la Turquie » a expliqué le nationaliste français. Le Pen a aussi exprimé son positionnement sur les relations Etats-Unis - Union européenne. Il n’accepte pas que les Etats-Unis déterminent la politique de l’Europe.


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