Hongrie : vendredi 2 décembre, la journée la plus sombre du mouvement syndical de Hongrie. Samedi 3 décembre la confirmation de la renaissance du mouvement social en Hongrie autour d’un syndicalisme de lutte.

mercredi 7 décembre 2011
par  onvaulxmieuxqueca
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Sur le photo on voit M. Gaskó, président de la LIGA et derrière lui un ruban élastique avec l’explication : "Voila l’échine d’István GASKÓ".

Hongrie : vendredi 2 décembre, la journée la plus sombre du mouvement syndical de Hongrie. Samedi 3 décembre la confirmation de la renaissance du mouvement social en Hongrie autour d’un syndicalisme de lutte.

Vendredi 2 décembre 2011, trois leaders confédéraux – MSZOSZ*, LIGA** et les Conseils ouvriers*** (Munkástanácsok) - ont accepté l’invitation du ministre de l’économie, M. Matolcsy, pour signer un accord sur le Code du travail, remettant de fait en cause le contrat de travail, et de véritables négociations collectives.

Ces trois leaders confédéraux qui signent plus vite que leur ombre, sont issus de trois « histoires » différentes et opposées, ils se sont retrouvés ensemble pour détruire une partie importante des intérêts des travailleurs.

Samedi 3 décembre lors d’une démonstration de force, des syndicats hongrois de lutte et des organisations démocratiques, G.M. TAMÁS (membre d’ ATTAC de Hongrie et présidant du parti Gauche verte (Zöld baloldal) -féminisme, marxisme, écologie-), a qualifié leurs actes,

comme la page la plus noire du syndicalisme hongrois. Il a rappelé aux syndicats l’importance primordiale de l’unité face au pouvoir, et les a appelé à révoquer les dirigeants qui oublient leurs responsabilités.

Il faut savoir que deux jours plus tôt, le premier ministre Viktor Orbán a accepté la revendication du président des syndicats LIGA M. István Gaskó, qui a réclamé 1 million HUF pour chaque cheminot concerné par le contrat de vente des intérêts hongrois dans une Compagnie austro-hongroise.

Pratiquement, les cheminots ne toucheront que 150 mille HUF avant taxation. Les journaux ont communiqué sur l’affaire sous le titre : le gouvernement a lancé la tactique salami contre les syndicats.

G.M Tamás malgré ces trahisons, pense pourtant que les syndicats sont les seules forces capables de changer la perspective du pays.

M. Gaskó président de la LIGA (1) s’est présenté à la manif du 3 décembre, "pour recevoir personnellement la gifle" que les média lui avaient prédit .

Le 3 décembre : Solidarité était là, ils ont défilé mais n’ont pas pris la parole devant l’Académie. Les orateurs étaient surtout des enseignants : un historien, un philosophe, une étudiante Rom, une personne des média (Rom aussi, qui a électrifié l’ambiance).

A l’autre tribune devant la Maison blanche, un leader de Solidarité a parlé, lui aussi, aux cotés de 4 autres. Il s’est félicité d’avoir réussi à élargir le Mouvement de Solidarité dans tout le pays.

Nouvelle d’hier : Péter KÓNYA, président du syndicat des soldats a démissionné et demandé au Haut commandement d’être libéré de l’armée ou il sert comme vice-colonel.
Il veut se consacrer pleinement à Solidarité dont il est un des quatre fondateurs (avec Kornél ÁROK, pompier, Tamás SZÉKELY, président du syndicat chimie et Sándor SZÉKELY).

Les média royaux ont tout de suite essayé noircir KÓNYA en expliquant qu’il veut commencer une carrière politique - ce qui carrément exclu par la loi en vigueur : ceux qui sortent d’un service armé n’ont pas le droit d’entrer en politique et de se présenter comme candidat à une élection pendant 3 ans.

Samedi, il y avait quelques 4-5 milles manifestants seulement. Solidarité compte actuellement plus que 8 milles adhérents dans le pays. Les autres mouvements comptent leurs sympathisants à travers facebook.

* MSZOSZ, ancien syndicat communiste.
** LIGA, syndicat libre issue de la lutte au régime communiste bureaucratique.
*** Munkástanácsok, syndicat né après la chute du mur de Berlin

Dernière minutes :

J’ai appris la nouvelle que l’accord signé par les trois leaders (en secret), a une close qui dit que les signataires ont fini la négociation sur le Code du travail.

Notre correspondant à Budapest.

Photo de cette manifestation
http://www.hirado.hu/Hirek/2011/12/03/15/Gasko_gerince_is_ott_volt_megmutatjuk_a_szakszervezetek.aspx

(1) note du collectif « On Vaulx mieux que ça » :

Pàl Forgacs,

premier président de la Liga, syndicaliste de lutte, aussi bien contre le fascisme que le stalinisme, syndicaliste de 16 ans à sa mort, doit se retourner dans sa tombe devant tant de trahisons, mais aussi être fier de voir de nombreux syndicalistes dire non à l’inacceptable.


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