Droits de scolarité : des étudiants en colère dans les rues de Montréal

mardi 21 février 2012
par  onvaulxmieuxqueca
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Source ; Radio Canada

Droits de scolarité : des étudiants en colère dans les rues de Montréal

Mise à jour le lundi 20 février 2012

Plus de 1000 étudiants ont manifesté à Montréal contre la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans annoncée dans le dernier budget du gouvernement Charest.

Ils se sont rassemblés vers 16 h place Émilie-Gamelin, non loin de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), avant de défiler dans les rues du centre-ville sans direction claire. Le tracé de la manifestation était irrégulier, et les protestataires ont coincé quelques automobilistes au passage.

« C’est un choix de société [...] parce qu’on veut que l’éducation soit accessible, et c’est la base pour une société plus égalitaire. » — Une manifestante

La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), qui organisait la manifestation, s’est dite surprise par l’ampleur de l’événement. Elle n’attendait que quelques centaines de personnes. La Coalition a fait valoir que la manifestation de lundi n’est qu’un prélude au rassemblement national prévu jeudi, qui devrait attirer des étudiants de partout au Québec.

Aucun incident n’a été signalé lors de la manifestation. La CLASSE disait espérer que le cortège marche dans le calme, mais affirmait ne pas pouvoir se porter garante des faits et gestes de tous les participants.

« Ça brise littéralement des vies. Il y a des gens qui ne pourront plus étudier, non pas parce qu’ils n’ont pas assez de talent, parce qu’ils n’ont pas assez d’argent. [...] Nous, on peut bien en tant qu’organisation faire des manifestations familiales, il y a certains éléments qu’on ne contrôle pas, puis il faut aussi comprendre parfois la colère des gens », affirme Gabriel Dubois-Nadeau, porte-parole de la CLASSE.

Plusieurs voitures de police ont été mobilisées pour prévenir les débordements, et des policiers ont escorté les protestataires. Une partie de la rue Berri et un tronçon de la rue Sherbrooke ont été fermés à la circulation.

Rappelons que vendredi dernier, 37 personnes ont été arrêtées après s’être barricadées dans le cégep du Vieux-Montréal la nuit précédente et y avoir fait du grabuge au terme d’une manifestation étudiante.
Voix discordante

À quelques pas de la place Émilie-Gamelin, sur le campus de l’UQAM, quelques étudiants se montraient peu sensibles à la cause. Parmi eux, Michael Châteauneuf, étudiant au baccalauréat en sciences économiques, affirmait ne pas voir la hausse des droits de scolarité comme une injustice.

« Notre session, ça coûte 10 000 $ à l’État et on paie seulement 1500 $. Ça veut dire qu’il y en a 8500 qui viennent d’ailleurs, des contribuables. Moi, je pense que c’est un peu ridicule de forcer les plombiers et les agriculteurs, qui travaillent fort, à payer mes études quand moi qui suis en finances et les autres gens, on va faire quoi ? Une fois et demie, deux fois leur salaire à peu près ? », dit-il.

De son côté, Québec campe sur sa position. « Nous voulons que les universités québécoises soient financées au niveau où elles doivent être financées pour être de bonnes universités », affirmait lundi le premier ministre Jean Charest.

Quelque 32 500 étudiants collégiaux et universitaires du Québec sont actuellement en grève, selon la CLASSE. Mardi, ils devraient être 34 000, et des votes de grèves doivent encore se tenir dans plusieurs établissements de la province.


Source : Radio Canada

Droits de scolarité : 35 000 étudiants en grève

Mise à jour le mardi 21 février 2012

Les étudiants du collège Marie-Victorin à Montréal se joignent aujourd’hui au mouvement de grève contre la hausse des droits de scolarité, ce qui porte à 35 000 le nombre d’étudiants collégiaux et universitaires en grève au Québec.

Des votes de grèves doivent encore se tenir dans plusieurs établissements de la province d’ici la semaine prochaine.
Les étudiants du Collège de Maisonneuve (6100), du Cégep Limoilou - Campus Québec (3750), du Cégep André-Laurendeau (3500), du Cégep de Jonquière (3200) du Cégep de Rosemont (2550), du Cégep de Victoriaville (1500) et du Cégep d’Alma (1200) se prononceront notamment sur l’opportunité de déclencher la grève cette semaine en assemblée générale.

Les associations étudiantes du secteur des sciences et du secteur de l’éducation de l’UQAM (3200 et 5000 étudiants), ainsi que l’Association générale des étudiant(e)s de l’Université du Québec en Outaouais (6400) feront de même.

Lundi, l’Association étudiante du Cégep de Saint-Laurent (3500 étudiants), l’Association générale des étudiantes du Collège de Valleyfield (1965) et l’Association facultaire étudiante en langues et communication de l’UQAM (3900) avaient fait bondir les rangs des grévistes de 70 %, selon la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

Ils s’étaient ajoutés aux 18 530 étudiants de l’Université Laval, de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université de Montréal qui débrayaient vendredi dernier.

Les étudiants demandent au gouvernement de renoncer complètement à la hausse annuelle de 325 $ par année. Après cinq ans, cette hausse fera passer les droits de scolarité pour une année d’études universitaires d’environ 2200 $ à 3800 $ par année.
À Québec, le gouvernement de Jean Charest refuse toujours de modifier les hausses annoncées dans le dernier budget Bachand. Le ministère du l’Éducation (MELS) a d’ailleurs écrit aux enseignants des cégeps jeudi dernier, leur demandant de franchir les piquets de grève.
Plus de 1000 étudiants ont manifesté lundi près de l’UQAM et dans les rues du centre-ville. Un rassemblement encore plus important et réunissant des étudiants de partout au Québec est prévu jeudi dans la métropole.

Le député François Rebello visé

Par ailleurs, des étudiants affiliés au groupe Actions contre la marchandisation de l’éducation (ACMÉ) s’en sont pris au député François Rebello en construisant un mur de béton devant son bureau à Saint-Constant dans la nuit du lundi au mardi.

« Tu t’es vendu à un parti qui vend l’éducation », peut-on lire sur une pancarte déposée devant l’entrée. François Rebello a joint la Coalition avenir Québec (CAQ), le parti de François Legault, en janvier.

À travers ce geste, l’ACMÉ affirme vouloir dénoncer « l’hypocrisie d’un député opportuniste qui affirme son désaccord avec la hausse des frais de scolarité, tout en se camouflant derrière la bannière caquiste », un parti dont le groupe dit qu’il est à « à la solde du patronat ».


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