Hongrie : Le 10 mai 2012, au Tribunal central de Pest, s’est déroulé le premier procès contre M. Ferenc Sziráki, un sans-abri protestant contre les mesures criminalisant le fait d’être sans abri.

vendredi 11 mai 2012
par  onvaulxmieuxqueca
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Source : notre correspondant à Budapest

Le 11 mai 2012

Hongrie : Le 10 mai 2012, au Tribunal central de Pest, s’est déroulé le premier procès contre M. Ferenc Sziráki, un sans-abri protestant contre les mesures criminalisant le fait d’être sans abri.

Photo 1

Le 10 mai 2012, au Tribunal central de Pest, s’est déroulé le premier procès contre M. Ferenc Sziráki, un sans-abri protestant contre les mesures criminalisant le fait d’être sans abri. Le 11 novembre dernier qq 30 militants du groupe "La Ville est à tous !" (A Város Mindenkié ! – abbr. AVM) ont occupé le bureau de M. Máté Kovács, maire du 8ème arrondissement – une partie tres pauvre de la capitale – qui a pris des mesures, lesquelles criminalisent la vie dans la rue, et qui a mérité pour celà d’être nommé commissaire des affaires des sans-abri de la fraction parlementaire du Fidesz (voire le photo 1 : "Les pauvres ne sont pas délinquants !”).

Le maire a appelé les agents de police, ils arrivaient et amenaient les activistes résistants au poste de police. Ils passeront au tribunal les uns après les autres. Cette série de procès a commencé le 10 mai, au Tribunal central de Pest. (Photo 2)

Photo 2
A 8 heures du matin le10 mai, le groupe "La Ville est a tous !” a organisé une démonstration devant le batiment du Tribunal. Les jeunes organisateurs ont expliqué au public la raison de cette action. (Photo 3)

Photo 3
Les activistes – eux-mêmes sans-abri – ont présenté une scène dramatisée devant la banderole "Logements au lieu des prisons !” (Börtön helyett lakhatást ! – Photo 4)

Photo 4
Ils sont assis sur le pavé, symbolisant le vivre dans la rue – ce qui est maintenant interdit par la loi, non plus par un simple decret d’arrondissement ! –des blocs comme „SOLIDARITÉ”, „RESPONSABILITÉ”, „DÉMOCRATIE”, „CONSTITUTION”… (Photo 5)

Photo 5
Photo 6

M. Orbán et son ministre arrivent (Photo 6) et détruisent ce barrage à coups de pied (Photo 7).
Photo 7

Ils prennent les résistants sans abri un par un, et les enferment en prison. (Photo 8 et 9)

Photo 8
Photo 8

Photo 9

Un agent de police reste présent pendant la démonstration pour contrôler la situation. Après la démonstration, les participants accompagnent l’accusé et son avocat à la salle du Tribunal. (Photo 10)
Photo 10
Un tête-a-tête de l’accusé avec son avocat – participant d’un groupe de jeunes juristes luttant pour les droits de l’homme – avant d’entrer dans la salle (Photo 11 et 12)
Photo 11
Photo 12
Après être entrés tous, on constate que la salle est minuscule avec seulement 6 chaises rangées contre le mur pour l’audiance. Le juge agé déclare que personne ne restera debout ; seuls ceux qui seront assis pourront rester dans la salle. Le porte-parole du groupe AVM lui propose changer de salle, mais le juge refuse en prétendant que toutes les salles sont pareilles et toutes sont occupées. En sortant je constate que la salle voisine est au moins le double en longueur et bien qu’elle est occupée, sans public. Pourtant, les militants quittent la salle en évitant la confrontation.

Ni photos, ni enregistrements sont permis dans la salle – le dernier moment pris par notre photographe montre l’accusé montrant sa carte d’identité au juge. (Photo 13)

Photo 13
Les militants attendent dans le couloir. L’un d’eux porte une chemisette avec une citation de Martin Luther King : "On a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes” (Photo 14)

Photo 14

L’enjeu est assez grand pour eux : si l’autorité veut un jugement exemplaire il peut infliger une amende de 50.000 HUF. (A comparer : le gouvernement a décidé ne payer que 47.000 par mois à ceux qui travaillent aux travaux publics tandis que le SMIG est 93.000 HUF – sur papier.)

Dans une demi-heure, le jugement est pris : Ferenc Sziráki ne reçoit qu’un avertissement. Le juge explique les attenants : l’accusé ne nie pas qu’il a désobéi à l’agent de police, et il n’a pas d’antécédants judiciaires.

Photo 15

(Photo 15) Une conférence de presse s’est tenue tout de suite, en bas, devant le batiment. Il faut dire que les média ne se sont présentés en grand nombre pour cet événement. Il est vrai, que le journal Metro a publié ce jour même un petit interview de Tamás Schádl, un militant sans-abri de AVM (Il retrouve son texte dans le journal sur Photo 16, avec Mihály Csákó)

Mais les militants d’AVM se déclarent prêts à continuer leur mouvement pour arracher des améliorations pour les sans abri, même par la désobéissance civique, s’il n’y a pas d’autre moyen.

Photo 16

(Photos : Hajnal Fekete ; textes : Mihály Csákó)


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