Arrestations et perquisitions liées au conflit étudiant. Dont Yalda Machouf-Khadir 19 ans, la fille du député d’Amir Khadir Québec. Regroupement d’articles sur ces arrestations.

vendredi 8 juin 2012
par  onvaulxmieuxqueca
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Yalda Machouf-Khadir demeurera détenue . L’avocat de plusieurs des jeunes, Me Denis Poitras, croit que la police a voulu faire un « spectacle »

(Publié le 08 juin 2012 )
article à lire dans ce dossier Source : La Presse .CA

suite : Yalda Machouf Kadhir et les autres étudiantEs restent en prison. Le ridicule des accusations rend le combat du mouvement étudiant encore plus légitime et nécessaire http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article2506

Source : La Presse .CA

Publié le 07 juin 2012

Arrestations et perquisitions liées au conflit étudiant

David Santerre

La police de Montréal a mené ce matin une opération policière d’envergure contre 11 militants étudiants dont certains auraient présumément participé à la commission de méfaits, ces dernières semaines dans le cadre de manifestations. La fille du député de Québec Solidaire Amir Khadir a été arrêtée, et la maison de celui-ci est l’objet d’une perquisition.

Sur le coup de 6h, des policiers se sont présentés à divers endroits, notamment dans Hochelaga-Maisonneuve, Longueuil, et dans le Plateau-Mont-Royal.

Dans ce dernier secteur, ils ont frappé à la porte de la maison d’Amir Khadir, député de Mercier, qui englobe le Plateau-Mont-Royal. Sur la façade de la maison se trouve une pancarte portant l’inscription « quand l’injustice devient loi, la résistance est un devoir ».
Mandat de perquisition en main, ils ont alors informé Nima Machouf, l’épouse de l’élu qu’ils étaient sur place pour y arrêter sa fille, Yalda Machouf-Khadir, 19 ans.

Comme toute la maisonnée, elle dormait encore, tout comme son ami de coeur Xavier Beauchamp qui a aussi été arrêté sur place.

Une fois ceux-ci amenés au poste de police, une équipe d’enquêteurs et de techniciens de l’identité judiciaire ont investi les lieux, en quête de divers objets, surtout des vêtements et un drapeau noir.

Colère

« Je vais vous surveiller pour m’assurer que vous ne saccagiez pas ma maison et n’humiliez pas ma famille et le quartier », leur a lancé Mme Machouf, éberluée par ce qui se passait chez elle.
Elle était de toute évidence en furie de voir sa famille être ainsi réveillée si tôt le matin. Dans la résidence se trouvaient évidemment sa fille et son ami de coeur, mais une autre de ses trois filles, la cadette.

« Tout le monde était couché. À 6h, ça sonne à la porte. Je vais ouvrir, je vois que quelque chose se passe. Je vois plusieurs personnes. Ils me disent qu’ils doivent réquisitionner ma fille. Je leur demande un mandat et ils me le montrent. J’ai regardé et leur ai dit d’accord, je vais vous la chercher. Ils m’ont dit non, c’est nous qui entrons », raconte la dame.

Yalda et son copain, qui est aussi un militant actif, se sont habillés, et ont été menottés.

Les policiers auraient dit à Mme Machouf que l’arrestation avait un lien avec les méfaits commis au bureau de comté de l’ex-ministre de l’Éducation Line Beauchamp, à Montréal-Nord le 13 avril.

« Sur le mandat il est écrit, nous croyons, pour motifs raisonnables, qu’une infraction au Code criminel a été commise, dont un méfait de plus 5000 $, un vol de moins de 5000 $, une introduction par effraction, et la possession d’outils de cambriolage », décrit Nima Machouf.

Il y avait aussi une liste de ce que les enquêteurs désiraient récupérer dans la maison.

« Un manteau bleu, un t-shirt noir, un pantalon noir, un téléphone cellulaire, des chaussures Converse, un bâton avec un drapeau noir, une chemise verte, un foulard noir, un sac de cuir en bandoulière, des pantalons leggings noir. Wow quelle preuve ! », a ironisé la mère de la prévenue.

Yalda Machouf-Khadir a été une militante très active depuis le début de la contestation étudiante. Membre de l’association étudiante du cégep du Vieux-Montréal, elle a été mise à l’amende pour le blocus du pont Champlain et été arrêtée après une tentative de faire la même chose au pontJacques-Cartier, plus récemment.

Les policiers ont aussi perquisitionné, pour une deuxième fois en quelques semaines, un appartement d’Hochelaga-Maisonneuve ou habitait anciennement François Vivier-Gagnon, un des quatre accusés d’avoir déclenché des fumigènes dans le métro le 10 mai dernier.

Il n’y habite plus, car en vertu de ses conditions de remises en liberté, il doit loger chez sa mère. Mais sa conjointe et co-accusée y vit toujours, ce pourquoi l’endroit a été perquisitionné selon le SPVM. Mais elle n’a pas été arrêtée.

Les suites de l’enquête

Le tout s’inscrit dans le cadre d’une opération policière qui a mené à huit perquisitions, et qui visait en tout 11 personnes a d’abord annoncé le SPVM. Mais jusqu’à maintenant, seulement quatre d’entre eux ont été arrêtés. Un jeune homme n’a pu être arrêté, car il se trouve en voyage en Europe.

Ceux qui ne seront pas trouvés aujourd’hui pourraient voir un mandat d’arrestation émis contre eux en cours de journée.

Le SPVM affirme que tout ça est en lien avec divers méfaits commis dans le cadre du mouvement de contestation étudiant.

Les personnes visées sont notamment soupçonnées d’avoir joué un rôle dans diverses perturbations dans le métro de Montréal, notamment le déclenchement d’engins fumigènes ».

On se rappelle que quatre personnes ont été arrêtées en lien avec l’événement du 10 mai, au cours duquel trois engins fumigènes avaient causé une paralysie du métro de Montréal pendant plus de trois heures.

Mais d’autres événements du genre, quoiqu’un peu moins perturbateurs, avaient eu lieu à quelques reprises au mois d’avril. Un lundi, des sacs de briques avaient été jetés sur les rails dans cinq stations alors que les freins d’urgences des trains avaient été actionnés, causant une bonne paralysie ce jour-là aussi. Certains des 11 suspects seraient liés à ces méfaits.

D’autres seraient, eux, plutôt liés aux méfaits commis au bureau de Line Beauchamp. Ce 13 avril, des manifestants étaient entrés de force dans le bureau de Montréal-Nord en forçant la porte avec un pied-de-biche. Ils avaient commis des actes de vandalisme avant de fuir.

La police dit aussi que certains seraient liés à d’autres actes de vandalisme commis à l’Université de Montréal le 12 avril.

Outre les accusations énumérées par la mère de Yalda Machouf-Khadir, les 11 suspects pourraient être accusés, selon les cas, de complot, de voies de fait sur policiers, de menaces à l’endroit d’un membre du gouvernement, et d’avoir fait craindre la commission d’actes terroristes. Ce dernier chef d’accusation est le même qui a été déposé contre les présumés auteurs des méfaits à l’engin fumigène déjà arrêtés en lien avec les événements du 10 mai.

Le groupe sera détenu jusqu’à sa comparution pour mise en accusation vendredi après-midi.

Manifs contre le Grand Prix

Ils ne pourront donc participer aux manifestations prévues ce jeudi soir en marge de l’ouverture du Grand Prix de Formule Un de Montréal. La Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) a prévu de perturber le cocktail d’ouverture. Un groupe, Hors-d’Oeuvre, a même prévu une manifestation sur le circuit Gilles-Villeneuve. Dans un geste se voulant surtout satyrique, le groupe a même envoyé l’itinéraire de sa manifestation au SPVM.

« (La manifestation) aura lieu directement sur le circuit Gilles-Villeneuve, qui appartient en théorie à la Ville de Montréal. Reste à savoir qui y aura accès dans les faits : les tenants de la vie juste ou les pires crosseurs ? », lit-on dans un communiqué du groupe.

« Drôle de timing »

L’avocat de la jeune Machouf-Khadir et son conjoint, Me Denis Poitras, est perplexe devant cette opération policière.

« Il est clair que c’est une opération pilotée. Pourquoi arrêter ces gens aujourd’hui alors que le Grand Prix commence et que des manifestations sont annoncées ? Pour dissuader les manifestants ? Ou pour les provoquer ? La semaine prochaine, le juge en chef entendra la requête contestant la loi 78 et celle de l’Anarchopanda contre le règlement P-6. Si ça brasse moindrement en fin de semaine, ça pourrait donner des arguments au gouvernement et à la ville. C’est un drôle de timing », déplore-t-il.

Même son de cloche de la part de Sébastien Robert, un ancien candidat de Québec Solidaire, dont la demeure a été visitée à Longueuil. Lapolice y cherchait Hugo Lebleu-Tadros. Un militant qui a déjà été arrêté dans le cadre du conflit actuel et ancien du Collectif opposé à la brutalité policière.

« Dans le cadre de ses conditions de libération, il ne pouvait être sur l’île de Montréal. Il devait demeurer chez moi à compter de ce soir. C’est clair qu’ils ne le trouveraient pas ici ce matin ! Il est évident que ce n’est pas un hasard cette opération. Le Bahreïn avait fait la même chose avant son grandprix, arrêter des opposants politiques. On veut créer un effet psychologique sur les étudiants, leur dire qu’on les a à l’oeil », opine M. Robert.

Hugo Lebleu-Tadros fait donc partie des 11 personnes visées. Les policiers l’ont trouvé à une autre adresse, où ils ne l’ont pas arrêté.
Le SPVM réfute tout cela, disant ne pas avoir agi dans une optique de neutralisation d’éléments plus subversifs en vue du Grand-Prix.
« Ces gens ont commis des actes criminels selon l’enquête et devaient être arrêtés », a déclaré le commandant Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM.

« Il n’y a aucun lien à faire entre ces arrestations et le Grand prix. Le seul message que nous envoyons est qu’aucun acte criminel ne sera toléré, peu importe la situation et la personne qui le commet », a renchéri l’agent porte-parole Yannick Ouimet.

Source : La Presse .CA

Publié le 07 juin 2012

La CLASSE et la FECQ réagissent aux perquisitions

Pascale Breton

Ce n’est pas un hasard si des arrestations et des perquisitions en lien avec le mouvement étudiant surviennent à quelques heures du début du Grand Prix, dénonce le co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois.

« On peut se poser des questions sur le moment où ça arrive, au moment du Grand Prix. On peut se demander s’il n’y a pas un effet préventif, si on ne cherche pas un effet dissuasif ,au début d’une fin de semaine qui s’annonçait chaude », déclare M. Nadeau-Dubois.
Plusieurs manifestations étudiantes sont en effet organisées ce week-end, dans le cadre du Grand Prix, notamment ce soir, lors du cocktail d’ouverture.

Le co-porte-parole de la CLASSE s’inquiète aussi de voir la criminalisation qui entoure le conflit étudiant qui crée « un climat de peur ».

Il rappelle la présence de l’escouade GAMMA, créée en juillet dernier pour enquêter sur les mouvements marginaux et anarchistes, de même que les arrestations de masse lors de certaines manifestations et son propre interrogatoire par la Sûreté du Québec.

La nouvelle présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Éliane Laberge, s’inquiète aussi de la tournure des événements.

« C’est évident qu’on ne veut pas d’un Québec où les députés se font arrêter, où les jeunes se font perquisitionner chez eux, où les étudiants passent des journées entières en prison. On ne veut pas non plus d’un Québec où le gouvernement rejette du revers de la main un cri du coeur venant de toute une génération, qui n’est pas à l’écoute de toute une partie de la population. »

La crise aurait pu être réglée plus tôt, ajoute Mme Laberge en reprochant au gouvernement d’être responsable de l’impasse. « Le gouvernement a fait traîner en longueur une crise qui en arrive aujourd’hui à des événements sans précédant dans l’histoire du Québec ou du moins, qui ne sont pas arrivés depuis longtemps. »

Elle presse les élus de reprendre les négociations pour mettre un terme à la crise. Mme Laberge affirme être entrée en contact avec la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, la semaine dernière, mais ne pas avoir eu d’autres échos depuis.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a pour sa part préféré ne pas commenter les arrestations de ce matin.
Les trois organisations étudiantes s’étaient dissociées, au cours des dernières semaines, de méfaits commis en marge de certaines manifestations.



Source : La Presse .CA

« Ma fille assumera ses responsabilités », dit Amir Khadir

(Québec) Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, se dit « choqué » par les « brusqueries » des policiers du SPVM qui ont arrêté sa fille ce matin au domicile familial. Mais il n’associe pas l’opération à de la « répression ».

> Arrestation des Khadir : qu’en pensez-vous ?

« Ma fille assumera ses responsabilités », a-t-il déclaré en conférence de presse. Il a souligné que Yalda Machouf-Khadir, 19 ans, « agit toujours dans l’intérêt du bien commun ».

Il a expliqué que « la police cherche à incriminer » sa fille « relativement à des méfaits qui ont été commis lors de l’occupation du bureau de la ministre Beauchamp », qui a démissionné le mois dernier. « La police fait son travail, et les tribunaux trancheront au sujet de la responsabilité des uns et des autres. Tout le monde est égal devant la loi, et ma fille assumera ses responsabilités. Celles et ceux arrêtés sont présumés innocents jusqu’à preuve du contraire », a-t-il dit. « S’il y a des gestes répréhensibles qui ont été commis par ma fille ou quiconque d’autre, on doit répondre de nos actes ».

Il a dépeint Yalda Machouf-Khadir comme « une femme excessivement sage » et « très responsable ». « Je pense que ma fille agit toujours dans l’intérêt du bien commun, a-t-il insisté. Elle a un souci très important de la justice. Qu’est-ce qu’elle a fait exactement pour faire sorte de faire avancer le mouvement étudiant ? Je ne sais pas. » Il a ajouté que sa fille est une personne « remplie d’égard pour la sécurité et le bien de tous ». Il entend « assumer (son) rôle de parent » et « accompagner » sa fille à travers cette « épreuve importante et grave ».
Il était à Québec au moment de l’arrestation et de la perquisition. Il ne s’est pas entretenu avec sa fille. Il a accueilli la nouvelle « avec beaucoup d’inquiétude ».

L’opération policière de ce matin, « je n’estime pas que c’est une répression », a-t-il répondu aux journalistes. « Ce qui s’est passé ce matin, selon les circonstances rapportées, c’est une opération qui répond à une exigence au niveau légal ou d’enquête. »

Il a toutefois fait des reproches aux policiers. « Mon épouse a tenté de faire remarquer aux policiers que chez nous comme chez beaucoup de gens, on enlève les souliers quand on entre et on agit avec courtoisie. Ça n’a pas malheureusement été nécessairement le cas.

Il y a eu des espèces de brusqueries qui, dans les circonstances, ne sont pas nécessaires, utiles. Nous sommes une famille active politiquement sur la scène publique, et je ne pense pas que la police puisse raisonnablement penser qu’à la maison il y aurait eu de la résistance. La police n’a pas agi avec cette sagesse, cette approche plus judicieuse, d’agir avec plus de modération. Ça m’a bien sûr choqué. »

Amir Khadir a lui-même été arrêté mardi soir alors qu’il participait, en toute connaissance de cause, à une manifestation déclarée illégale, à Québec. Il a été appréhendé en vertu du Code la sécurité routière. Il entend contester le constat d’infraction de 495$.

C’était un geste de « désobéissance civile », avait-il plaidé mercredi. « Je fais ce que Martin Luther King aurait fait. »
Il « espère » que l’arrestation de sa fille deux jours après ces événements n’est que « coïncidence ».

Source : La Presse .CA

Publié le 06 juin 2012

Amir Khadir dit avoir fait « ce que Martin Luther King aurait fait »
Québec) Avant d’être arrêté hier soir, Amir Khadir savait que la manifestation à laquelle il participait avait été déclarée illégale en vertu de la loi 78. Il a plus tard été arrêté en vertu de l’article 500.1 du Code de la sécurité routière.

M. Khadir devrait bientôt recevoir un constat d’infraction de 495 dollars. Il promet de le contester.

C’est un geste de « désobéissance civile » qu’il a choisi de faire hier. Et il le referait, a-t-il assuré ce matin en conférence de presse.
« Je fais ce que Martin Luther King aurait fait », a-t-il affirmé. « Je ne me compare pas du tout, mais c’est mon modèle », a-t-il répondu lorsqu’on l’a pressé de questions à ce sujet.

Il se défend de comparer le contexte politique québécois actuel à la ségrégation aux États-Unis dans les années 50 et 60. « Mais à l’échelle du Québec, pour une question de droits de scolarité, un gouvernement qui impose ce genre de restrictions aux libertés fondamentales, c’est aussi grave », a-t-il expliqué.

Il a ajouté que le syndicaliste Marcel Pepin lui servait aussi de modèle.
En vertu de la nouvelle Loi 78, les manifestants doivent entre autres remettre leur parcours huit heures à l’avance. Même si M. Khadir prône la désobéissance à cette loi « injuste », il pense néanmoins que« lorsque c’est possible », les manifestants devraient remettre leur parcours.

La loi 78 est contestée. Et elle sera renversée par les tribunaux, pense M. Khadir.

En vertu de quels critères peut-on désobéir à une loi adoptée par des élus ? M. Khadir a énoncé quelques critères : elle doit être manifestement injuste. Et la désobéissance doit se faire de façon non violente, en fonction du bien commun et non d’intérêts particuliers. Il n’estime pas que ces critères sont trop élastiques et ouvrent une porte dangereuse. Le Barreau du Québec ainsi que plusieurs juristes et Amnistie internationale ont notamment dénoncé cette loi, rappelle-t-il. L’ONU s’en inquiète aussi.

Par contre, la division québécoise de l’Association du Barreau canadien est en faveur, tout comme plusieurs Québécois.

M. Khadir assure que son geste n’est pas si inusité. Il établit un parallèle avec une arrestation dans le régime autoritaire de Vladimir Poutine. Il rappelle qu’hier à Moscou, le chef du parti libéral Yabloko a été brièvement détenu pour avoir participé à une manifestation illégale.

Le bruit des casseroles

M. Khadir raconte qu’il quittait l’Assemblée nationale hier à 20h30 en vélo lorsqu’il a « entendu les bruits de casserole ». « Par solidarité », il a choisi de joindre la manifestation. C’est aussi le cas d’Agnès Maltais, députée péquiste de Taschereau, circonscription où se déroulait la manifestation.

Lorsqu’on l’a informée que la manifestation avait été déclarée illégale, Mme Maltais a choisi de quitter les lieux. En choisissant de respecter la loi, Mme Maltais a commis une erreur, pense M. Khadir. Il l’accuse même « de ne pas avoir eu le courage d’appuyer le peuple » et les « gens de son quartier ».

Ce matin, le ministre délégué aux Transports, Norm Macmillan, a accusé M. Khadir de chercher à attirer l’attention. « Ce qu’il veut, c’est ce que vous faites là : parler de lui », a-t-il lancé.

Le député de Québec solidaire affirme qu’il n’a pas cherché à être arrêté pour remettre les projecteurs sur le mouvement de contestation. « C’est une hypothèse à laquelle je n’avais même pas pensé », a-t-il répondu à ce sujet.

Il dit « regretter qu’il y ait autant de bruit »sur son arrestation, alors que 64 autres personnes ont subi le même sort hier soir à Québec. Depuis le début du mouvement de contestation, quelque 500 personnes ont été arrêtées dans la ville de Québec.
Il n’y a « rien de réjouissant » à se faire arrêter, ajoute-t-il. Il prétend que certains policiers étaient « clairement mal à l’aise » avec ces arrestations. Plusieurs étaient « courtois », assure-t-il.

Source : La Presse .CA

Publié le 05 juin 2012

Amir Khadir arrêté lors d’une manif à Québec

(Québec) Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a été interpellé par les policiers de Québec, vers 21h15, mardi, en compagnie de 64 autres manifestants qui participaient à une marche qui avait été déclarée illégale par les forces de l’ordre.

Alors qu’une foule de quelques centaines de personnes était dans la côte de la Montagne, dans le Vieux-Québec, les policiers de l’antiémeute sont intervenus et ont coincé en souricière une partie des manifestants et le député. La marche avait été déclarée illégale, car les manifestants ne respectaient pas le trajet qui avait été transmis à la police de Québec, vers 16h, mardi.

Alors qu’il était entouré par les policiers, M. Khadir a pris quelques instants pour parler à la presse. Selon lui, les policiers n’avaient pas à les arrêter, attaches de plastique aux poignets, car ils n’étaient pas en train de commettre un crime, et qu’ils étaient plutôt interpellés pour ne pas avoir respecté un article du Code de la sécurité routière.
« Nos droits [de manifester] sont protégés par la Charte », a-t-il lancé quand on lui a demandé s’il était au courant qu’il participait à une manifestation illégale. Il a d’ailleurs avoué qu’il savait effectivement que la marche était illégale.

Après avoir attendu quelque 45 minutes dans la rue, le député a été emmené, un des premiers, dans un autobus du Réseau de transport de la Capitale, attaches de plastique aux poignets. Il n’a pas résisté à son arrestation et on l’a vu à quelques reprises discuter avec les policiers de façon courtoise.

L’attaché de presse de M. Khadir, Christian Dubois, a été en mesure de discuter avec le député, alors qu’il était assis dans l’autobus. Le député aurait décidé spontanément de se rendre à la manifestation, après avoir entendu les bruits des casseroles, alors qu’il quittait l’Assemblée nationale.

M. Dubois disait ne pas comprendre pourquoi ces arrestations avaient été effectuées, alors qu’aucun méfait ou acte criminel n’avait été commis.

« Je sais que M. Khadir était très fâché de voir que les gens étaient embarqués avec les attaches aux poignets. Ce n’est pas la première fois que M. Khadir participe à des manifestations déclarées illégales, mais il n’y avait jamais eu d’arrestations auparavant. Est-ce que c’était vraiment nécessaire de procéder ainsi ? »

Contravention

Comme tous les autres manifestants arrêtés à Québec depuis le début des marches liées au mouvement étudiant, M. Khadir risque de recevoir une contravention d’un peu moins de 500 $ pour ne pas avoir respecté l’article 500.1 du Code de la sécurité routière, ce qui constitue une entrave à la circulation routière.

Pendant que les policiers étaient en train d’embarquer les manifestants, plusieurs autres marcheurs observaient la scène en insultant les policiers. On a d’ailleurs assisté à une bousculade entre policiers et manifestants autour de la zone qui avait été délimitée par les forces de l’ordre.

Certains manifestants qui n’avaient pas été encerclés par les policiers ont demandé d’être amenés dans le cercle des marcheurs interpellés, pour être embarqués avec leurs amis. Le souhait de certains a été exaucé.

Du côté de la police, on affirme que les attaches sont nécessaires afin de protéger les manifestants dans les autobus, au cas où un individu serait armé. Les manifestants ne sont pas fouillés systématiquement avant d’être assis dans les autobus.

La porte-parole de la police de Québec Marie-Ève Painchaud a indiqué qu’un total de 67 constats d’infraction seront remis aux gens arrêtés, dont la majorité en lien avec l’article 500.1. Des contraventions seront aussi remises pour avoir entravé le travail des policiers ou pour avoir insulté un agent de la paix.

Mme Painchaud a précisé que les gens devaient être arrêtés afin de permettre leur identification, comme le prévoit le Code de procédure pénale.

Parmi les gens interpellés mardi, on a pu retrouver le manifestant qui avait été déclaré mort sur les réseaux sociaux, Sébastien Tranchard, il y a quelques semaines. Cet homme avait été blessé par un policier de Montréal, mais pas gravement. Même si la rumeur avait été démentie par la police, plusieurs internautes l’avaient déclaré mort ou avaient relayé cette fausse information sur Twitter.

Source : La Presse .CA
Yalda Machouf-Khadir demeurera détenue
Publié le 08 juin 2012
Vincent Larouche
Quatre des personnes arrêtées lors de la rafle de jeudi dans les milieux militants passeront le week-end derrière les barreaux. C’est le cas de la fille du député Amir Khadir, Yalda Machouf-Khadir, qui fait face à une kyrielle de nouvelles accusations reliées à la crise étudiante.
Selon le cas, les suspects arrêtés dans l’opération policière ont comparu vendredi soit en lien avec le saccage du bureau de l’ex-ministre Line Beauchamp le 12 avril, le grabuge à l’Université de Montréal le 13 avril ou un épisode de voies de fait contre une photographe du Journal de Montréal le 22 mai.
La seule personne à être accusée pour tous ces événements à la fois est Yalda Machouf-Khadir, 19 ans. Elle fait face à 11 accusations dont introduction par effraction, complot, méfait de moins de 5000$, déguisement dans le but de commettre un crime, voies de fait contre un agent de la paix, voies de fait contre une photographe, vol de moins de 5000 $ et méfait de plus de 5000 $.
Andréa Pilote, sa co-accusée dans l’événement du bureau de Mme Beauchamp, est la seule du groupe à avoir pu reprendre sa liberté vendredi, sous de sévères conditions. Elle devra résider chez ses parents à Longueuil et ne pas venir sur l’île de Montréal à moins que ceux-ci l’accompagnent.
Xavier Philippe-Beauchamp, conjoint de Yalda Machouf-Khadir et co-accusé dans l’affaire de la photographe ainsi que dans celle de l’Université de Montréal, est resté détenu pour l’instant.
C’est aussi le cas de Zachary Daoust et de Simon Langlois, co-accusés pour le grabuge à l’Université de Montréal le 12 avril.
L’enquête pour remise en liberté du groupe aura lieu lundi prochain au palais de justice de Montréal.
Certains suspects avaient déjà été arrêtés depuis le début de la grève. Yalda Machouf-Khadir, par exemple, a été mise à l’amende pour le blocus du pont Champlain et été arrêtée après celui du pont Jacques-Cartier.
Un autre suspect appréhendé dans l’opération de jeudi, Mathieu Melançon, soupçonné d’avoir perturbé le fonctionnement du métro le 16 avril dernier avec des complices inconnus, n’a pas encore comparu en cour.
L’avocat de plusieurs des jeunes, Me Denis Poitras, croit que la police a voulu faire un « spectacle » et « lancer un message aux gens qui voulaient manifester au Grand Prix » avec cette vague d’arrestations. Il note que sa cliente Yalda Machouf-Khadir avait déjà comme condition de libération l’obligation de se présenter chaque semaine au poste de police, mais que les policiers ont préféré l’arrêter chez elle au petit matin jeudi.
L’avocate d’Andréa Pilote, Me Véronique Robert, a estimé que toute la situation était étrange et rare.
Outre les suspects arrêtés après enquête du SPVM, quelques manifestants qui avaient été épinglés lors de la manifestation de jeudi soir aux abords du cocktail du Grand Prix ont aussi comparu en cour vendredi. L’un d’eux a été accusé de possession de matériel incendiaire, d’autres de voies de faits ou d’agression armée sur des policiers. Ils ont été libérés après s’être engagés à ne participer qu’à des manifestations légales et paisibles.
Des supporters présents dans la salle des comparutions ont perturbé l’audience en criant « Fuck the police ! » ou « Justice complice ! » chacun leur tour.

Une 46e soirée de manifestations perturbe les festivités du Grand Prix
« Vers 21h, c’était l’évidence : il y avait plus de 200 carrés rouges, quelques-uns masqués, à l’angle Crescent et Maisonneuve.
Rapidement, les policiers ont mis leurs casques et empoigné leurs matraques pour former un cordon bloquant l’accès au site, tant du côté nord que du côté sud du boulevard De Maisonneuve. Derrière les policiers, une rangée d’agents de sécurité musclés et, derrière eux, les fêtards du Grand Prix. » source La Presse CA


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