Plusieurs milliers de personnes marchent à Montréal et Québec a connu hier sa plus grosse manifestation depuis le début du conflit étudiant.

vendredi 22 juin 2012
par  onvaulxmieuxqueca
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Québec a connu hier sa plus grosse manifestation depuis le début du conflit étudiant.


La population du Québec répond à l’appel de la CLASSE

Montréal, 22 juin 2012 – C’est par milliers que les citoyennes et citoyens du Québec prennent la rue à Montréal et Québec afin de contester la hausse des frais de scolarité, la loi 78 et les politiques du gouvernement de Jean Charest. Après plus de 4 mois de mobilisation, les étudiants et les étudiantes sont résolu-e-s à continuer la lutte partout à-travers le Québec.

« Depuis des semaines, Jean Charest tente d’installer un climat de peur au Québec. Il utilise les mêmes méthodes que les conservateurs de Harper : faire la taire la contestation par tout les moyens possibles afin d’enfoncer dans la gorge de la population ces mesures de privatisation » déclare Camille Robert, coporte-parole de la CLASSE, présente à la manifestation de Montréal.

De plus, la Coalition rappelle que le gouvernement Charest est de plus en plus éclaboussé par les révélations de la Commission Charbonneau. « Comment les libéraux osent-ils parler de la juste part des étudiants et des étudiantes, alors que des millions de dollars par année disparaissent dans les affaires de corruption libérales. Qui dirige le Québec ? Les firmes de génie conseil ou le peuple ? », déclare Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE, présent à la manifestation citoyenne de Québec.

La CLASSE rappelle qu’elle ira rencontrer la population dans le cadre d’une tournée de conférences aux quatre coins du Québec cet été.


Source : Le Devoir.com
23 juin 2012

Pas de vacances pour la contestation Grande marche estivale à Montréal et foule record à Québec Journée de manifestations hier à Montréal et Québec.

Les deux rassemblements dans la continuité du 22 mars ont réuni respectivement jusqu’à 15 000 et 10 000 personnes, façon de montrer que la contestation peut encore se faire entendre en ce début de vacances scolaires.

Au pied du monument à Sir Macdonald, place du Canada à Montréal, des enfants, et leurs parents, s’entraînent au lancer de la boule de papier mâché sur une effigie grandeur nature de Jean Charest, grimé en clown. « Qui veut essayer ? », lance à la cantonade une animatrice chargée des munitions.

Le ton est lancé, l’ambiance de cette quatrième grande manifestation du 22 sera résolument estivale et festive pour ce premier jour de l’été et des vacances scolaires, et ce, pour le plus grand bonheur des vendeurs de crème glacée.

À Montréal, alors que la température dépassait allégrement les 30 degrés Celsius, la foule avoisinait les 10000 à 15000 personnes, un résultat plus modeste que lors des précédentes marches du 22. Bien sûr, la mobilisation est moins forte, plus difficile en ce moment.

Les étudiants travaillent et retournent dans leurs familles, reconnaît Camille Robert, coporte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), « mais on n’est pas vraiment inquiets, la mobilisation se transforme. Par exemple, les casseroles ont donné naissance à des assemblées de quartier ».

Pour sa collègue Jeanne Reynolds, également coporte-parole de la CLASSE, « les manifestations ce n’est pas tout, elles font partie d’un ensemble de tactiques diverses qui se complètent. […] L’été sera peut-être aussi l’occasion de prendre de la distance, du recul, et de revenir avec de nouvelles idées. »

Rassemblement anti-Charest à Québec

À Québec, en revanche, de 5000 à 10 000 personnes ont arpenté les rues du centre-ville pour ce qui fut sans contredit la plus grosse manifestation depuis le début de la crise étudiante. « Aujourd’hui, le 22 juin, on a une mauvaise nouvelle, on est encore là », a lancé à la foule Gabriel Nadeau-Dubois de la CLASSE.

Les organisateurs avaient donné rendez-vous aux marcheurs à 14 heures. Leur stratégie : profiter de la Fête nationale pour mobiliser un maximum de gens. « On profite de la Saint-Jean-Baptiste et du 22, qui est une espèce de journée symbole, pour se rassembler et dire que ce gouvernement, on n’en veut plus », a résumé le porte-parole Hugo B. Lafrenière.

Dans la foule, les drapeaux du Québec côtoyaient les carrés rouges et les pancartes contre les gaz de schiste, mais les cibles les plus courantes restaient Jean Charest et le maire de Québec, Régis Labeaume. Le règlement que ce dernier a fait voter cette semaine pour encadrer les manifestations n’est en effet pas passé inaperçu.

À Montréal, c’est à 15 heures que les manifestants ont entamé leur marche le long du boulevard René-Lévesque. Le chanteur Yann Perreau, qui prenait part à sa quinzième manifestation, s’est dit heureux de voir le mouvement continuer.

« C’est normal que la fréquentation baisse après tout ce temps, mais ça ne veut pas dire qu’on est moins enragés, moins indignés. […] Maintenant, il va y avoir le défilé de la Fête nationale un peu partout au Québec, et c’est là que les silencieux vont sortir. »

À 16 h 30, après avoir remonté l’avenue du Parc, les manifestants ont fait halte au parc Jeanne-Mance.

C’est ensuite un cortège réduit à plusieurs milliers de personnes qui a repris sa route le long de l’avenue Mont-Royal. Après plusieurs barrages pour empêcher les manifestants de descendre vers le sud, le Service de police de la Ville de Montréal a finalement déclaré la fin de la manifestation peu après 18 heures.

Itinéraire connu à Québec

À Québec, malgré quelques épisodes de tension avec les policiers en fin de parcours, la manifestation s’est terminée sans incidents vers 18 h 30.

Les tensions sont apparues quand certains manifestants ont bifurqué du trajet prévu dans le quartier Saint-Roch.

Cette semaine, certains militants avaient dénoncé la décision des organisateurs de donner l’itinéraire à la police.

« Pour rassembler, faire une mobilisation large, il faut donner le trajet », s’est défendu M. Lafrenière. « On a composé avec les partenaires qu’on avait. Les syndicats, les partis politiques, c’est tous des partenaires qui exigent qu’on donne le trajet. Nous, on juge que c’est plus important qu’il y ait beaucoup de personnes qui viennent que le fameux débat du trajet. »

Le Parti québécois, Option nationale et Québec solidaire ont tous participé à l’événement, mais en l’absence de leurs chefs. La Fédération des travailleurs du Québec et la Centrale des syndicats nationaux avaient aussi lancé un appel à la mobilisation auprès de leurs membres. Enfin, les leaders des principales associations étudiantes, à l’exception de la FEUQ, étaient également présents.

À Montréal, la présence inhabituelle de deux associations de collecte de fonds a permis de mettre en lumière un aspect peu connu de la contestation. En effet, après 130 jours de contestation, c’est désormais le volet financier qui pâtit de la longévité du conflit, comme en témoignait la présence, hier, des organismes Je donne à vous et les bénévoles qui recueillaient des « Juri Dons » pour la Clinique juridique Juripop.

« La grève est longue et elle génère des coûts énormes pour la location des autobus qui transportent les gens vers les manifestations, la contestation de la loi 78 et la responsabilité de la CLASSE de venir en aide aux personnes dans leurs actions juridiques », a rappelé Camille Robert.


Source : canoe.ca

Loi 78 Plusieurs milliers de personnes marchent à Montréal

Agence QMI
22/06/2012 19h58

MONTRÉAL – Comme chaque 22 du mois depuis mars, une grande manifestation se tenait vendredi après-midi dans les rues de la métropole pour protester contre la hausse des droits de scolarité et l’adoption de la loi 78 par le gouvernement Charest.

Peu après 14 h 30, ils étaient plusieurs milliers de manifestants à avoir répondu à l’appel de la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Le coup d’envoi a été donné à 15 h à la Place du Canada, à l’intersection de la rue Peel et du boulevard René-Lévesque.

Les quelques milliers de protestataires ont emprunté le boulevard René-Lévesque en direction ouest pour ensuite se déplacer dans les rues du centre-ville.

Aucun méfait n’avait été rapporté et la manifestation demeurait pacifique une vingtaine de minutes après s’être ébranlée.

Alors que le trajet de la manifestation de Québec a été remis aux policiers, la CLASSE a préféré ne pas donner son itinéraire aux policiers de Montréal.

« Pour nous, le fait de ne pas donner notre itinéraire est notre manière de contester la loi 78 », a indiqué Jeanne Reynold, porte-parole de la CLASSE.

L’ambiance était festive parmi la foule qui réunissait autant des citoyens jeunes que des moins jeunes.

Certains des marcheurs avaient même traîné leurs casseroles pour l’occasion, un symbole important de cette lutte contre la hausse des frais de scolarité depuis quelques semaines.

Profitant de la chaleur accablante, des vendeurs de crème glacée ont accompagné les manifestants dans leur marche afin d’offrir des rafraîchissements aux marcheurs, alors que la température ressentie à Montréal atteignait 35 degrés.

En début d’après-midi, le rassemblement de vendredi s’annonçait plus discret que les précédentes manifestations des derniers 22 de chaque mois, qui avaient dans certains cas réuni plus d’une centaine de milliers de manifestants.

Il faut dire qu’une autre manifestation nationale avait lieu simultanément à Québec, où quelques centaines de personnes étaient présentes sur la colline parlementaire.

Même si le nombre de manifestants était moins important que les rassemblements précédents, les chefs des trois grandes associations étudiantes (FECQ, FEUQ, CLASSE) ont refusé d’admettre que le mouvement étudiant s’essoufflait.

« Malgré la période estivale, la mobilisation contre la lutte des frais de scolarité va continuer. On va aller rencontrer les citoyens et on va continuer à augmenter le soutien envers notre cause », a indiqué Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE, a même pris du temps de ses vacances pour se joindre à la manifestation de Québec.
« Ces manifestations citoyennes sont devenues une tradition dans la lutte contre les frais de scolarité », a-t-il indiqué.


D’autres Photos sur le site LE HUFFINGTON POST QUEBEC
http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/22/journee-manifestation-22-juin_n_1619571.html?utm_hp_ref=canada-quebec



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