Le FN, cette PME familiale, de la famille Le Pen, attaque en justice le livre de Caroline Fourest et Fiametta Venner intitulé Marine Le Pen

mercredi 4 juillet 2012
par  onvaulxmieuxqueca
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Le FN, cette PME familiale, de la famille Le Pen, attaque en justice le livre de Caroline Fourest et Fiametta Venner intitulé Marine Le Pen (Grasset).

La famille le Pen : Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot…s’attaque au livre « Marine Le Pen » de Caroline Fourest et Fiametta Venner qui dévoile au grand jour la réalité des dirigeants du FN. Ce livre est un excellent ouvrage sur l’idéologie de l’extrême droite française relooké à la Marine Le Pen.

Source : Le Monde

Attaquée en diffamation par Marine Le Pen, Caroline Fourest défend sa biographie

Le Monde.fr | 04.07.2012

Par Abel Mestre

Aucun membre du Front national et du clan Le Pen n’était présent, mardi 3 juillet, au premier jour du procès en diffamation intenté contre Caroline Fourest et Fiametta Venner pour une quinzaine de passages de leur ouvrage intitulé Marine Le Pen (Grasset).

Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot, entre autres, ainsi que le FN, poursuivent les auteurs pour diffamation et injures publiques, ainsi que les anciens membres du parti, Jean-Claude Martinez et Fernand Le Rachinel. Les plaignants réclament au total 120 000 euros de dommages et intérêts.

Les passages incriminés reprennent notamment des entretiens donnés par Pierrette Le Pen, ex-femme de M. Le Pen, et qui présente ce dernier comme raciste, antisémite et obsédé par l’argent.

Sont aussi visés des passages où Jean-Claude Martinez décrit Marine Le Pen comme fainéante et M. Aliot comme utilisant un vocabulaire raciste. Ou encore quand sont relatées des menaces proférées par Jean-Marie Le Pen à l’endroit de Fernand Le Rachinel.

Dans la salle d’audience, MM. Le Rachinel et Martinez, prévenus, faisaient face à Carl Lang et Lorrain de Saint-Affrique, témoins cités par la défense et le procès prenait parfois un air de réunion d’anciens du FN.

Mmes Fourest et Venner ont dans un premier temps présenté leur travail et leurs méthodes, tout comme l’éditeur Olivier Nora, également poursuivi. "Nous avons voulu décrypter le personnage de Marine Le Pen. Et montrer les différences entre la communication publique et la réalité des faits", a expliqué Fiametta Venner. Caroline Fourest, habituée des plateaux de télévision, a parlé avec aisance devant le tribunal.

"Il me tardait de venir devant cette cour pour rendre justice à ce travail", a-t-elle lancé, le micro à la main. Pour les enquêtrices, reproduire les interviews de Pierrette Le Pen réalisées au moment de son divorce à la fin des années 1980 était essentiel pour comprendre le traumatisme "fondateur" que cet événement aurait constitué pour Marine Le Pen.

Me Wallerand de Saint-Just, avocat des parties civiles et membre de la direction du FN, a tenté à plusieurs reprises de démontrer l’absence de bonne foi des auteurs. Des tentatives contrées à chaque fois par les avocats de Caroline Fourest et Fiametta Venner, Mes Richard Malka et Georges Kiejman.

Les débats ont pris une tournure plus agressive, lors de la déposition de Fernand Le Rachinel. L’ancien membre du FN et Me de Saint-Just se connaissent bien et ne s’apprécient pas depuis qu’un contentieux financier a signé leur rupture. Ils furent tous deux au centre du contentieux financier qui a signé la rupture entre M. Le Rachinel et le FN.

"LES BRAS M’EN TOMBENT"

Devant les juges, le professeur de droit à l’université d’Assas Jean-Claude Martinez était plus volubile : "Je n’ai pas lu le livre de Fourest, ni La Princesse de Clèves", a déclaré l’universitaire au verbe haut et à l’accent du sud, qui a raconté en préambule son voyage depuis Kinshasa où il œuvre dans l’humanitaire.

"Je ne lis pas de livre sur Marine Le Pen car elle est mal élevée et me manque de respect, comme on dit en banlieue", a ajouté l’auteur de Dieu et l’impôt (éd. Godefroy de Bouillon, 2001) qui aime à déconcerter son auditoire.

Au sujet de Marine Le Pen et de Louis Aliot : "Après ce que j’ai fait pour les deux gosses, ils me font des procès !" Il a fait sourire la salle en appelant systématiquement Marine Le Pen "la gamine" : "Dire d’elle que c’est un animal politique, les bras m’en tombent (...) Un teckel aussi, c’est un animal !", a-t-il lancé entre autres devant une salle médusée.

Sans être interrompu par la présidente, Mme Mongin, il a poursuivi ses critiques d’une Marine Le Pen aux "incisives de piranhas", qui, au Parlement européen, n’a travaillé "que 60 heures en cinq ans pour 500 000 euros ", ce qui, a-t-il assuré, "l’indigne".
Les débats reprendront jeudi 5 juillet avec les plaidoiries et le réquisitoire.
Abel Mestre


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