La solidarité les grévistes de PSA s’organise.

dimanche 17 février 2013
par  onvaulxmieuxqueca
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Source : Le Figaro

Les grévistes de PSA aidés par les villes voisines d’Aulnay

Par Caroline Piquet Mis à jour le 11/02/2013
Les salariés de PSA Aulnay, en grève depuis le 16 janvier, ont récolté 191.000 euros de dons. Sur cette somme, destinée à compenser les retenues sur salaire, une dizaine de communes d’Ile-de-France ont promis d’apporter 51.000 euros.

Alors que 500 salariés de PSA Aulnay entament leur quatrième semaine de grève pour contester la fermeture du site prévue en 2014, une dizaine de communes socialistes et communistes ont décidé de soutenir financièrement le mouvement.

Parmi les plus généreuses, la ville de Tremblay-en-France a accordé une subvention de 20.000 euros, adoptée à l’unanimité des membres du Conseil municipal le 31 janvier dernier. Dans cette commune de Seine-Saint-Denis (93), « 62 salariés sont touchés par la fermeture inacceptable du site de PSA Aulnay, et plus de 250 familles sur l’ensemble de la circonscription », plaide le député maire François Asensi, qui avait déjà condamné le plan de restructuration du groupe PSA en octobre 2012.

Ce lundi 11 février, les grévistes avaient déjà récolté quelque 190.800 euros, dont 100.000 euros grâce à plusieurs opérations.

Le restant a été obtenu par des promesses de dons via le site Internet de la CGT de PSA Aulnay (40.000 euros) et l’engagement des villes (50.800 euros) par le biais de deux associations, les collectivités locales n’ayant pas le droit de verser des subventions via une caisse de grévistes.

« Mais les aides doivent être approuvées en conseil municipal et nous n’en toucherons pas la totalité avant fin février », tempère Serge Fournet, technicien chez PSA, en charge de la caisse des grévistes. Le conseil général de Seine-Saint-Denis devrait également participer à cette collecte.

L’UMP locale approuve ces aides

Ces subventions n’ont jamais aussi importantes. « Lors de la grève de 2007, deux villes et le conseil général du 93 nous avaient aidés, de quoi amortir la moitié des salaires.

Cette fois-ci, les villes sont plus impliquées et devraient être encore plus nombreuses, s’enthousiasme Serge Fournet. Nous avons d’autres rendez-vous prévus avec les municipalités. » « Ces aides sont très précieuses, ajoute une de ses collègues, Agathe Martin, qui est chargée de démarcher les mairies. C’est pour amortir les salaires que nous ne toucherons pas en février et maintenir nos emplois », explique-t-elle. Au total, 300.000 euros seraient nécessaires, selon Serge Fournet.

À Villepinte, « nous avons versé 5000 euros aux salariés d’Aulnay via l’association Entraide et solidarité salariés du 93 et familles », déclare Nelly Rolland-Iriberry, maire de la commune (PCF), qui rappelle que 110 familles villepintoises sont directement concernées par la fermeture du site. « Nous envisageons également un accompagnement des enfants en difficulté, au niveau de la crèche ou de la cantine par exemple. »

En face, la droite locale s’est abstenue.

Non pas pour éviter d’encourager à la prolongation du mouvement et de gêner la restructuration de PSA, en difficulté - « Nous sommes d’accord avec la majorité municipale, les familles touchées par les plans sociaux doivent être aidées », souligne Daniel Laurent (UMP), chef de file de l’opposition ; l’abstention s’explique par une raison de forme : « Nous étions contre une aide diluée au niveau du département et aurions préféré une aide plus importante mais ciblée sur les familles villepintoises. »

Du fin fond des Ardennes à Marseille, en passant par Nice ou Brest, les ouvriers grévistes reçoivent des dizaines de chèques de particuliers tous les jours, accompagnés de lettres de soutien. « Je suis impressionné, confesse Serge Fournet, ça vient de partout et nous montre à quel point notre grève est populaire. »

Source :
le figaro.fr
Date de publication :
11/02/2013


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