Une délégation de 100 algériens empêchés de se rendre au Forum Social Mondial !

mercredi 27 mars 2013
par  onvaulxmieuxqueca
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Source : PSI (Internationale des services publics)

Une délégation de 100 algériens empêchés de se rendre au Forum Social Mondial !

Mars 26, 2013

Cette avec une grande consternation que nous avons appris qu’hier, le 25 mars 2013, une caravane de syndicalistes du SNAPAP, des défenseurs des droits de l’homme de la société civile, du comité national pour la défense des droits des chômeurs, et du comité de femmes a été empêchée de passer les frontières pour rejoindre la Tunisie pour participer au Forum Social Mondial.

Cette caravane de 100 personnes venues de plusieurs régions d’Algérie pour participer à cet évènement mondial est bloquée depuis plus de 24 heures par la police des frontières, qui a reçu l’instruction de les refouler.

Ce n’est pas la première fois que les autorités algériennes décident d’empêcher des syndicalistes et des militants des droits de l’homme d’organiser ou de participer à une manifestation civile et pacifique, même lorsqu’elle se déroule en dehors de l’Algérie.

L’Internationale des services publics (PSI) a écrit au Président Abdelaziz Bouteflika en rappellant le droit de circuler librement des Algériens : il s’agit d’un droit constitutionnel ! PSI soutient son affilié, le SNAPAP, et condamne énergiquement les graves atteintes aux libertés et l’acharnement contre les syndicalistes autonomes.


Source : Algérie-Focus

Une délégation algérienne a été empêchée de participer au Forum Social Mondial en Tunisie

15 H 30 : La police des frontières a refoulé tout bonnement la délégation, transportée par deux bus, des militants de la ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) et du syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) qui devait prendre part au Forum Social Mondial (FSM) dont les travaux seront ouverts demain, mardi, à Tunis en présence de plus 70.000 invités.

Mourad Tchikou, un militant actif du SNAPAP, et chef de la délégation algérienne au FSM, a confié à Algérie-Focus que les participants algériens sont en ce moment sur le chemin du retour. »

Nous attendions nos passeports depuis 3 H du matin. Nous sommes restés sur place jusqu’à 9 H 10 du matin. Nous avons même organisé un sit-in pour faire pression sur les policiers.

Mais rien à y faire. Les policiers nous ont assurés qu’ils ont été instruits de nous empêcher de partir en Tunisie. Ils nous ont remis nos passeports et nous avons été obligés de retourner à Alger », explique Mourad Tchikou lorsque nous l’avons joint par téléphone.

« Il s’agit là d’une grave violation du droit à la liberté de mouvement. Nous allons protester vivement contre cette mesure répressive. Aujourd’hui, nos autorités ont prouvé qu’elles ne sont ni tolérantes, ni ouvertes ni démocratiques.

Tout le monde a le droit de participer au Forum Social Mondial sauf les Algériens. Comment est-ce possible », a dénoncé encore notre interlocuteur.

Pour rappel, pas moins de 96 défenseurs des droits de l’homme algériens, membres du comité national de défense des droits des chômeurs et des militants de syndicats autonomes ont été empêchés lundi matin par la police des frontières de rejoindre la Tunisie afin de participer aux travaux du forum social mondial qui se déroulera demain, mardi, à Tunis.

Selon Moumen Khelil, militant et Chef à la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH), il est également le secrétaire général de l’association nationale de lutte contre la corruption (ANLC), la délégation algérienne qui devait prendre part à ce forum a été empêchée de quitter le territoire national puisqu’elle a été bloquée au poste frontalier de « layoun » dans la wilaya de Tébessa et la police des frontières a signifié aux participants algériens qu’une instruction leur a été communiquée pour empêcher leur déplacement en Tunisie.

« C’est vers 4 H du matin que les deux bus de la délégation SNAPAP- LADDH sont arrivés au poste frontalier de layoun dans la wilaya de Tébessa. les 96 membres de la délégation ont remis leur passeport à la PAF et ont attendu jusqu’ a 9 H du matin la fameuse sentence. Mais, on leur a remis les passeports sans le cachet », nous apprend ainsi Moumen Khelil d’après lequel les autorités algériennes ont empêché sciemment les participants algériens de participer au Forum Social Mondial à Tunis.

« Décidément, le Pouvoir à peur de l’exportation ou l’internationalisation de la mobilisation citoyenne autour du mouvement des chômeurs », a encore commenté ce militant actif de LADDH.

Il est à souligner qu’une autre caravane composée de cent jeunes participants algériens au Forum Mondial Social a été également bloquée par la Police des frontières au niveau du poste frontalier d’Oum Tboul, dans la wilaya d’El Tarf.

« Après avoir accompli les formalités douanières, ils ont été autorisés à entrer dans le territoire tunisien. Quelques minutes plus tard, un officier de la PAF leur a demandé de faire demi-tour, ce que les jeunes ont refusé de faire. Ils sont sur les lieux depuis 3 h du matin », nous apprend à ce sujet le député FFS Chafaâ Bouaiche sur son blog Algérie-Politique.

Toutefois, nous avons appris lundi après-midi que cette délégation composée de plusieurs organisations estudiantines a pu entrer sur le sol tunisien après avoir été bloqués pendant 5 heures par les policiers algériens. Mais leurs bus ont été retenus par la police des frontières faute d’une autorisation de transport, selon des sources concordantes.


Source : El Watan.com

Des militants algériens empêchés de quitter le territoire national :

Deux délégations algériennes, devant participer au Forum social mondial de Tunis (FSM), ont été empêchées de quitter le territoire national par la police des frontières postée à l’est du pays. Aucun motif valable n’a été présenté aux membres des deux délégations, qui chacune d’elles comprenait au moins 100 militants issus de plusieurs organisations.

Une fois arrivés aux postes-frontières, le premier Oum Tboul, le deuxième Laâyoune, les policiers ont signifié aux chauffeurs de bus transportant les deux délégations de faire demi-tour, et ce, après de longues heures d’attente. Selon M. Dakou, syndicaliste activant à Skikda, qui voulait rejoindre la Tunisie à partir de Laâyoune (Tébessa), « nous sommes arrivés à la frontière vers 3h du matin. Nous avons donné nos passeports et tous nos papiers étaient en règle. Nous avons attendu jusqu’à 9h pour que les policiers nous disent qu’il est impossible de quitter le territoire, sans explication ». Les militants ont insisté pour connaître les raisons de cet empêchement.

« La décision vient d’en haut, nous ont affirmé les policiers », rapporte notre interlocuteur. Plus tard dans la journée, des membres d’associations ont cru comprendre que le refus est dû à l’absence d’une autorisation de sortie des bus. Selon Hacène Ferhati, membre de SOS Disparus, « les militants ont vivement protesté contre ce dépassement qui représente une atteinte à la liberté de circulation ».

De son côté, le Front des forces socialistes (FFS) a dénoncé, dans un communiqué rendu public, l’interdiction formulée aux militants. « Empêcher les Algériens de participer au FSM est un acte grave qui porte atteinte à la dignité et à la liberté de nos concitoyens », souligne le parti. Le FFS ajoute que « cet acte démontre, encore une fois, que le pouvoir algérien éprouve une peur panique devant tout acte pouvant entraîner une contagion démocratique à la suite des derniers développements dans la région ».

La DGSN a été contactée par nos soins pour connaître sa version. En vain.-Mehdi Bsikri


Source : Syndicaliste de lutte

mardi 26 mars 2013

Militants algériens empêchés de participer au Forum social mondial à Tunis : le pouvoir provoque la colère des ONG internationales de défense des droits de l’Homme

Human Rights Watch (HRW) a qualifié ce mardi de « scandaleuse » la décision des autorités algériennes d’empêcher des militants des droits de l’Homme et des syndicalistes de quitter le territoire national pour assister au Forum social mondial (FSM) dont les travaux ont commencé aujourd’hui dans la capitale tunisienne. « Il est scandaleux que les autorités algériennes interdisent à ces militants de se rendre en Tunisie pour assister au Forum social mondial », a déclaré le vice-président Moyen-Orient et Afrique du Nord de HRW, Eric Goldstein, appelant les autorités algériennes à « réfléchir à nouveau et permettre aux militants algériens de se rendre en Tunisie, sans faux-fuyants ni retard ».

HRW accuse les autorités algériennes d’entraver les activités « légitimes » de défense des droits humains. Elle rappelle l’affaire de l’expulsion des syndicalistes maghrébins venus à Alger pour assister à un forum de lutte contre le chômage. « Il est grand temps qu’elles [les autorités, NDLR] mettent fin à leur campagne de harcèlement et d’intimidation des partisans de la réforme, et d’observer leurs obligations en vertu du droit international », a ajouté M. Goldstein.

Le Cisa écrit à Bouteflika

De son côté, le Comité international de soutien au syndicalisme autonome algérien (Cisa) a dénoncé ce mardi les « obstacles à la liberté de mouvement » et appelle les autorités algériennes « à mettre un terme à toute forme de harcèlement » contre les défenseurs des droits de l’Homme.

« Le pouvoir ne veut pas qu’ils témoignent de la situation des droits de l’homme en Algérie au Forum Social Mondial de Tunis », écrit le Cisa dans une lettre ouverte au président Abdelaziz Bouteflika.

Le comité du Forum social mondial (FSM) prévoit de tenir un rassemblement, jeudi, devant l’ambassade d’Algérie à Tunis pour protester contre l’interdiction d’entrée en Tunisie aux militants et aux syndicalistes algériens, selon Rachid Malaoui, responsable du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap).

Lundi, plusieurs syndicalistes du Snapap et militants de la LADDH et de SOS Disparus devant participer au Forum social mondial (FSM) ont été refoulés par la police, au poste frontalier d’Al Ayoun (El Tarf), à la frontière algéro-tunisienne puis au niveau du poste frontalier de Sakiet Sidi Youcef, selon Hacène Ferhati, membre de SOS Disparus.

Le RCD dénonce le ghetto imposé aux Algériens

Le RCD a estimé dans un communiqué que cette interdiction « aggrave l’isolement de l’Algérie sur la scène mondiale et humilie la Nation ». « Cette nouvelle violation du droit à la liberté de mouvement et ce ghetto imposé aux participants algériens à des rencontres internationales signent la constance d’un pouvoir aux abois et coupé des réalités du monde », écrit le RCD. « Acculés et rejetés, les tenants du pouvoir, au lieu de saisir la gravité de la situation, versent dans l’improvisation et la fuite en avant », ajoute-t-il.

Évoquant la situation à Ghardaïa où des troubles ont éclaté ce matin, le RCD condamne la répression qui s’est abattue sur les chômeurs et les défenseurs des droits de l’Homme, et apporte son soutien aux manifestants et exige la libération « immédiate des détenus ».

Une violation manifeste de la liberté de circulation

Plusieurs organisations dont le Collectif des familles des disparus en Algérie (CFDA), SOS Disparu, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH), l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), la LADDH, le Snapap, le Réseau d’avocats pour la défense des droits de l’Homme (RADDH) et l’association Agir pour le changement démocratique en Algérie (ACDA) ont condamné aujourd’hui l’interdiction « arbitraire de quitter le territoire algérien pour une délégation de militants de droits de l’Homme et syndicalistes autonomes » pour prendre part au FSM.

Cette interdiction est « une violation manifeste de la liberté de circulation aussi bien que des libertés de réunion et d’association garanties par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie », ont ajouté ces organisations dans un communiqué.

Par Hadjer Guenanfa et Sonia Lyes TSA


Source : LADDH

Une délégation de défenseurs des droits de l’Homme algériens empêchée de participer au Forum social mondial à Tunis

27/03/2013

Alger-Paris, 26 mars 2013 - Les organisations signataires* condamnent l’interdiction arbitraire de quitter le territoire algérien pour une délégation de militants de droits de l’Homme et syndicalistes autonomes, bloquée au poste frontalier de Layoun (wilaya de Tébessa) depuis le matin de dimanche 24 mars alors qu’ils devaient se rendre à Tunis pour participer au 13ème Forum social mondial qui se déroulera du 26 au 30 mars. Cette interdiction est une violation manifeste de la liberté de circulation aussi bien que des libertés de réunion et d’association garanties par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie (articles 12, 21 et 22).

Le 24 mars, la délégation composée de militants des droits de l’Homme, membres de SOS Disparus, de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) et de syndicalistes autonomes du Syndicat National Autonome du Personnel de l’Administration Publique (SNAPAP), est arrivée aux contrôles de frontières au niveau de Tébessa vers 3 heures du matin. Après presque six heures d’attente au froid, sans accès aux sanitaires, sans pouvoir se restaurer, la police des frontières leur a finalement notifié l’interdiction de quitter le territoire algérien alors que tous les membres des délégations étaient munis d’un passeport valide. Face à la contestation et à l’incompréhension des militants, la police des frontières n’a su motiver cette mesure autrement que prétextant ‘des ordres reçus’. La même interdiction a été réitérée à un petit groupe de la même délégation qui avait ensuite essayé de passer les contrôles au niveau de Souk-Ahras.

A l’heure actuelle, la délégation est toujours en attente d’obtenir l’autorisation de passer la frontière pour enfin pouvoir regagner Tunis et participer au Forum social mondial.

Nos organisations rappellent que ce n’est pas la première fois que les autorités algériennes entravent le déroulement d’un forum social. En 2010 déjà, le Forum social syndical maghrébin qui devait se tenir à Alger, a été interdit. Plus récemment en février 2013, l’organisation du Forum social syndical maghrébin a de nouveau a été marquée par la répression des autorités policières à l’encontre des chômeurs algériens et étrangers, empêchant ainsi la tenue du forum1.

Nos organisations déplorent cette violation de la liberté de circulation de syndicalistes autonomes et défenseurs de droits de l’Homme algériens qui a pour but d’isoler et d’affaiblir la société civile algérienne. Nos organisations appellent donc les autorités algériennes à :
Lever immédiatement l’interdiction de quitter le territoire et ainsi permettre à la délégation algérienne de se rendre en Tunisie pour participer au Forum Social Mondial ;
Garantir les libertés de circulation, de réunion et d’association en conformité avec les dispositions de la constitution algérienne et du Pacte international pour les Droits civils et politiques (PIDCP), ratifié par l’Algérie.
Organisation signataires

Le Collectif des familles des disparu(e)s en Algérie (CFDA), SOS Disparu(e)s, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH), l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), le Syndicat National Autonome du Personnel de l’Administration Publique (SNAPAP), le Réseau d’Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDH) et l’association Agir pour le Changement Démocratique en Algérie (ACDA).


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