Québec : Grève dans la construction depuis le 17 juin, le gouvernement Marois déposera une loi spéciale pour mettre fin à la grève. Réaction commune des syndicats.

dimanche 30 juin 2013
par  onvaulxmieuxqueca
popularité : 13%

Québec : Grève dans la construction depuis le 17 juin, le gouvernement Marois déposera une loi spéciale pour mettre fin à la grève. Réaction commune des syndicats.

Source : Le Devoir

Grève dans la construction : le gouvernement Marois déposera une loi spéciale

29 juin 2013 | La Presse canadienne | Actualités en société

Québec — La première ministre Pauline Marois a demandé samedi la convocation des députés pour la présentation d’une loi spéciale qui mettrait fin au conflit dans la construction.

Mme Marois a écrit au président de l’Assemblée nationale pour que la Chambre siège dimanche matin.

Si elle est adoptée, la loi spéciale forcerait le retour au travail des 77 000 travailleurs du secteur industriel, commercial et institutionnel en grève depuis le 17 juin.

La première ministre a confirmé la nouvelle alors qu’elle terminait un voyage officiel au Mexique. « Je leur avais donné jusqu’à la fin de semaine pour arriver à une entente, nous constatons actuellement une impasse, j’ai donc demandé au président de l’Assemblée nationale de convoquer pour demain (dimanche) matin, 9 h 45, l’ensemble des membres de l’Assemblée nationale pour que nous procédions à l’adoption d’une loi spéciale. »

En point de presse à Québec, la ministre du Travail Agnès Maltais a indiqué qu’elle visait un retour au travail dès mardi prochain dans le secteur industriel, commercial et institutionnel.

La ministre Maltais a affirmé avoir rencontré les dirigeants des parties patronale et syndicale pour leur parler de la loi spéciale. « Je leur ai présenté les balises qui ont guidé et guident le gouvernement dans ses travaux de préparation de la loi spéciale. Tous deux se sont montrés satisfaits, voire soulagés, de ce que je leur ai expliqué. »

Tout comme Pauline Marois, elle a par ailleurs mentionné qu’avant l’adoption de cette loi spéciale, les partis pouvaient quand même conclure une entente négociée. « Il reste encore plusieurs heures avant le dépôt de la loi spéciale. Je rappelle l’appel de la première ministre qui dit qu’une entente convenue entre les partis est toujours préférable à une entente imposée, alors je leur lance ce message : le médiateur est toujours en fonction. »

D’ailleurs, une rencontre a lieu samedi après-midi avec le médiateur. Les négociations achoppent principalement sur la question des salaires et des horaires de travail.

Maintes fois questionnée sur le délai avant d’en arriver à une loi spéciale, la ministre Maltais a rappelé que des ententes avaient été conclues dans les autres secteurs et a maintenu qu’il fallait laisser les parties négocier avant d’en arriver à ce scénario.

Trop tard

Pour sa part, le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans ce dossier, Christian Dubé, estime que ce projet de loi, bien qu’il doive permettre un retour au travail dès mardi, arrive deux semaines trop tard.

« Ça fait deux semaines que les grands chantiers sont en interruption. Les coûts, les pénalités pour le gouvernement, je ne reviendrai pas là-dedans, mais tout ça aurait pu être évité, alors la première grande mauvaise nouvelle, c’est ça. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut trouver une solution à ça dans les prochains jours, mais j’ai hâte de voir... on va y mettre tout notre coeur. »

Le député de Lévis dénonce également que la ministre Maltais ait refusé de lui envoyer les grandes lignes de la loi spéciale.

« Je lui ai demandé de nous communiquer ses grandes lignes-là, ce qu’elle n’a pas voulu faire. Je trouve ça très malheureux, donc j’ai encore un doute qu’on va être capable d’avoir un projet de loi qui va faire consensus. »

Pas de recul

Le porte-parole du Parti libéral, Guy Ouellette, déplore ne pas avoir reçu les grandes lignes de cette loi spéciale et dit que son parti n’entend pas l’accepter « à n’importe quel prix ».

« On veut que tous les employés retournent travailler, mais on veut que la loi ou les dispositions de la loi tiennent compte de la capacité de payer des citoyens du Québec et on ne veut surtout pas qu’il y ait un recul sur tout ce qui a été fait dans la construction dans les dernières années. »

Les deux autres secteurs de l’industrie ont conclu une entente de principe en début de semaine. Dans le cas du génie civil et de la voirie, l’accord est survenu lundi et le retour au travail s’est amorcé mardi. Du côté résidentiel, patronat et syndicat se sont entendus mardi et les travailleurs devaient revenir sur les chantiers mercredi.

La grève dans l’industrie de la construction a commencé le 17 juin dernier, touchant tous les secteurs d’activité. Les négociations concernent le renouvellement de la convention collective pour 2013-2017.

------------------------------------------

Source : Communiqué des syndicats des salariés FTQ, CSN et CSD
2013-06-28

http://ftq.qc.ca/nouvelles/2347/La-FTQ--la-CSN-et-la-CSD-denoncent-l-immaturite-du-CPQ?langue=fr

Nouvelle

La FTQ, la CSN et la CSD dénoncent l’immaturité du CPQ

Montréal, vendredi 28 juin 2013. La FTQ, la CSN et la CSD dénoncent l’attitude du Conseil du patronat du Québec (CPQ) qui jette de l’huile sur le feu en intervenant de manière irresponsable dans les négociations du secteur de la construction.

« En intervenant publiquement pour suggérer l’adoption d’une loi spéciale, le CPQ, qui représente l’Association de la construction du Québec (ACQ), ne fait qu’envenimer la situation au lieu de contribuer à régler le conflit actuel », déplorent les leaders syndicaux.

La FTQ, la CSN et la CSD demandent à l’ACQ de démontrer sa bonne foi dans les négociations et de calmer le jeu en se dissociant des propos du CPQ. « Ce n’est pas le temps, en plein milieu d’un conflit de travail, de promouvoir un programme politique. L’ACQ doit s’élever au-dessus de ces considérations et démontrer qu’elle souhaite un règlement négocié », affirme le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Mauvaise foi apparente

Pour les centrales syndicales, il semble très révélateur que le côté patronal réitère sa demande d’obtenir une loi spéciale.

Ceci tend à démontrer une absence de volonté de parvenir à une entente négociée dans un secteur névralgique de l’économie québécoise. « Nous sommes curieux de savoir comment le CPQ peut réclamer une loi spéciale dans un secteur de l’industrie de la construction alors que deux secteurs ont réussi à obtenir une entente négociée. Est-ce vraiment la partie syndicale qui fait preuve d’intransigeance ? », s’interroge le président de la CSN, Jacques Létourneau.

L’attaque du CPQ contre le régime de travail de la construction et la syndicalisation est carrément inacceptable. « Le régime québécois dans la construction a permis d’avoir les travailleurs et les travailleuses de la construction les plus productifs en Amérique du Nord. En s’attaquant à ce système, le CPQ met en danger un des fleurons de l’économie québécoise », s’insurge François Vaudreuil, président de la CSD.


Source : l’Alliance syndicale

L’Alliance a tout fait pour obtenir une entente négociée

29 juin 2013

Le médiateur spécial du gouvernement, M. Normand Gauthier, a annoncé aujourd’hui qu’il y a une impasse dans les négociations du secteur institutionnel, commercial et industriel (IC-I). Tout au long des négociations avec l’Association de la construction du Québec (ACQ), les syndicats ont cherché à conclure une entente négociée.

L’Alliance syndicale considère avoir tout fait en son pouvoir pour parvenir à une entente. « Notre équipe de négociation a offert le même genre de compromis à l’ACQ que ce qui a été accepté par les deux autres associations patronales avec lesquelles nous avons conclu des ententes de principe. », a rappelé Yves Ouellet, porte-parole de l’Alliance syndicale.

L’ACQ est la seule association patronale à avoir fait des demandes aussi intransigeantes envers les travailleurs et les travailleuses de la construction. « L’ACQ, avec ces exigences sur l’horaire de travail et l’abolition du principe du samedi chômé, attaque de plein front les conditions de travail de 100 000 personnes. Demander un recul des conditions de travail de 50 ans, c’est tout sauf de la modernité », a pesté le porte-parole de l’Alliance syndicale.

L’Alliance syndicale, pour respecter les mandats démocratiques que ses membres lui ont donnés, ne pouvait pas et ne pourra jamais accepter les principales revendications de l’ACQ.

« Au treizième jour de la grève dans le secteur IC-I, l’Alliance syndicale n’a plus à démontrer qu’elle a l’appui de la vaste majorité des travailleurs et des travailleuses. Les grévistes ont clairement fait savoir à l’ACQ et à tout le Québec qu’ils n’accepteront jamais de tels reculs », a affirmé Yves Ouellet.

« Contrairement à l’ACQ, nous n’avons jamais souhaité en arriver à l’adoption d’une loi spéciale. Malheureusement, face à l’entêtement de l’ACQ, il semble que ce soit la seule option qui reste. Dans cette éventualité, nous espérons que les parlementaires se baseront sur les ententes que nous avons négociées de bonne foi au cours des derniers jours comme modèles de conditions de travail pour le secteur IC-I », a conclu M. Ouellet.

À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.


Vidéo du syndicat CSN

Et si on avançait : le progrès social dépend de nous

Le moins que l’on puisse dire, c’est que de l’art de faire des choix, la politique glisse vers l’art de faire accepter que nous n’avons pas d’autres choix et nous entraîne de plus en plus dans une « récession sociale ».

C’est dans ce contexte, où de plus s’entremêlent étroitement l’engouement pour les idées de droite et l’appel au changement, que la CSN a décidé de lancer une campagne d’éducation populaire, notamment auprès des membres de ses syndicats.

Pour les représentantes et les représentants de la centrale, il est faux de prétendre maintenant que certains choix sont hors de portée.

La justice sociale, l’égalité et l’équité ne sont pas un luxe auquel il faudrait renoncer faute de moyens. Elles sont des valeurs qui doivent guider nos actions.

Et si on avançait : le progrès social dépend de nous from Confédération des syndicats na on Vimeo.

--------------------------------------------------

Source : Le Huffingtong Post Québec

Le projet de loi spéciale sur la grève dans la construction a été déposé

PC | Par La Presse Canadienne Publication : 30/06/2013

Le gouvernement Marois a déposé dimanche un projet de loi spéciale qui propose de prolonger les dernières conventions collectives jusqu’en 2017 dans le secteur industriel et commercial de la construction.

Le projet de loi 54 impose un retour au travail dès le mardi 2 juillet à 6h30.

Le texte législatif reprend les augmentations du taux de salaire prévues à l’entente de principe intervenue le 24 juin entre l’Association des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec et l’Alliance syndicale à la table de la voirie et du génie civil, soit 2 pour cent la première année, 2,1 pour cent la suivante, 2,2 pour cent la troisième et 2,3 pour cent la dernière année.

À l’Assemblée nationale, convoquée dimanche matin pour une séance extraordinaire, les travaux ont été suspendus pour permettre aux députés de prendre connaissance du projet de loi.

Les secteurs de la voirie et du génie civil, ainsi que celui de la construction résidentielle, ont conclu des ententes de principe. Les discussions entre les parties patronale et syndicale sont dans l’impasse dans le secteur industriel, commercial et institutionnel.


Suite
Québec : L’Alliance syndicale déplore le retour forcé au travail. « Ce sont nos droits fondamentaux qui sont bafoués par cette loi spéciale »
http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article3295


Commentaires

Agenda

 

2019

 

<<

Décembre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345