Rroms : Amnesty épingle la Roumanie

jeudi 11 juillet 2013
par  onvaulxmieuxqueca
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Source : L’Humanité.

Roms : Amnesty épingle la Roumanie

le 19 Juin 2013

Dans un rapport publié hier, Amnesty International condamne les expulsions forcées de Roms de leur logement en Roumanie, réalisées pour «  rénover et aménager les centres-villes  ».

Une douche écossaise à Bucarest. Alors que la Roumanie se félicitait des déclarations faites récemment par l’Unicef (Fonds des nations unies pour l’enfance), l’Union européenne et l’association roumaine de Roms Impreuna, faisant état de progrès dans l’insertion des Roms et de «  tendances positives  », un rapport publié hier par Amnesty International a de nouveau pointé du doigt le gouvernement pour sa gestion de l’épineuse question des quelque deux millions de Roms roumains.

Intitulé «  Une marginalisation forcée  », ce document d’une soixantaine de pages aborde le problème spécifique des expulsions des Roms de leur logement informel. Il est centré sur trois villes où les autorités roumaines ont expulsé de force des communautés roms entières (Cluj-Napoca, Baia Mare et Piatra Neamt) pour les reloger dans des endroits insalubres et dangereux.

«  Les lacunes de la loi permettent aux autorités locales, sous prétexte de rénovation et d’aménagement des centres urbains, de chasser des communautés roms entières établies de longue date et de les transférer dans des logements inappropriés, hors de la vue du reste de la population  », déplore Barbora Cernusakova, spécialiste de la Roumanie à Amnesty International.

«  Ces mesures de réinstallation ont souvent pour résultats une marginalisation et une pauvreté accrues, et vont à l’encontre des politiques gouvernementales visant à lutter contre l’exclusion sociale des Roms et d’autres groupes vulnérables  », ajoute-t-elle.

Âgée d’un peu moins de trente ans, Claudia Greta a été expulsée en 2010 de la rue Coastei, à Cluj-Napoca, où elle vivait depuis l’âge de neuf ans. Elle a été transférée avec l’ensemble des habitants du quartier dans un ancien site de déchets chimiques. «  Ils nous ont jetés près de la décharge, comme si nous-mêmes étions des ordures.

Les gens de Cluj ne savent pas où ni comment nous vivons, que nous sommes tous dans la même pièce, que nous nous y lavons, que nous y mangeons, y faisons nos devoirs, que nous faisons tout ici  », raconte Claudia. Scénario identique à Baia Mare pour Rodica, relogée dans une ancienne usine métallurgique. «  Il y avait des armoires métalliques avec tout un tas de récipients marqués comme “dangereux”. J’en ai ouvert un et ça m’a piqué les yeux et la bouche, je ne pouvais plus respirer  », explique-t-elle.

Amnesty demande à Bucarest d’adopter d’urgence une loi interdisant les expulsions forcées et de prendre des «  mesures législatives protégeant le droit des Roms à un logement convenable  ».

Damien Roustel


Source : Amnesty International

Roumanie. Une marginalisation forcée. Cinq cas d’expulsion forcée de Roms en Roumanie


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