Québec : En route vers le printemps érable

dimanche 22 mars 2015
par  onvaulxmieuxqueca
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Le printemps n’est pas au rendez-vous mais nous sommes dans la rue, malgré la neige


Source : Le Devoir
Contre l’austérité

Des milliers de personnes manifestent à Montréal

21 mars 2015 17h02 |La Presse canadienne | Actualités en société

Une manifestation pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard a attiré quelques milliers de personnes samedi au parc Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal.

Les manifestants ont déambulé dans les rues du centre-ville pendant plus deux heures, étroitement surveillés par les policiers.
Vers 16 h 45, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a annoncé qu’il ordonné à la foule de se disperser alors qu’elle était revenue au parc Émilie-Gamelin.

Le SPVM a aussi indiqué vers 14h qu’elle ne considérait pas cette manifestation « légale », car il n’avait pas reçu d’itinéraire des organisateurs.

Les policiers ont aussi annoncé via le compte Twitter du SPVM, dès le début qu’ils comptaient intervenir auprès de gens masqués. Ils ont d’ailleurs procédé à des arrestations au coin des rues Sainte-Catherine et Berri.

La manifestation s’est toutefois mise en branle après un retard de 30 minutes au cri de « Démocratie directe ». Sur le viaduc Berri, on pouvait lire la bannière « Le printemps est tout le temps. »

L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), notamment, entend participer activement à ses marches de protestation.

L’ASSÉ appuie cette initiative qui, selon elle, démontre la large opposition qui s’organise présentement dans la population contre les politiques du gouvernement libéral. L’organisation étudiante appelle à la multiplication de ce genre d’action.

Une grève « sociale » étudiante de deux semaines doit débuter lundi.

La porte-parole de l’ASSÉ, Camille Godbout, a indiqué à La Presse Canadienne que plus de 45 000 étudiants débraieront à travers le Québec, alors que 140 000 autres doivent encore être consultés. Elle précise par ailleurs que 80 000 étudiants délaisseront les cours le 2 avril, pour participer à une manifestation nationale. Une autre manifestation se déroulera le jour du dépôt du budget provincial, le 26 mars.

Selon Camile Godbout, les conséquences négatives des mesures d’austérité se font déjà sentir sur les campus partout dans la province, ce qui fait que les étudiants sont en colère et s’organisent pour riposter. Elle ajoute que les politiques de rigueur budgétaire affecteront toute la société québécoise.

Pas comme en 2012

Tout en parlant d’une « certaine effervescence », la porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Françoise David, a affirmé que le mouvement ne pouvait pas actuellement se comparer au printemps 2012. « On n’en est pas là », a-t-elle laissé tomber.

Mme David n’était pas présente à la manifestation, samedi, à Montréal, mais Québec solidaire était représenté par son président Andrés Fontecilla, et un « certain nombre de militants et militantes ».

« Il s’agit de la première d’une série de manifestations qui auront lieu tout le printemps, organisées ou bien par les étudiants ou bien par les groupes communautaires, et sans doute par les syndicats », a-t-elle soutenu lors d’une entrevue téléphonique.

Mme David a dit croire que le premier ministre Philippe Couillard n’aura d’autre choix que de reculer sur ses « mesures d’austérité ».

« Plus les mesures toucheront de larges segments de la population, plus ceux-ci vont se rebeller. À un moment donné, la population va se dire : "non c’est ne pas possible, on veut un État qui prend soin des gens, et non qui fait reposer sur le dos de chacun individuellement de s’occuper tout seul de lui-même et de sa famille" », a déclaré la porte-parole parlementaire de Québec solidaire.


Source : Actualité société

En route vers leur printemps érable

Des milliers d’étudiants ont protesté au centre-ville contre les mesures d’austérité du gouvernement

Caroline Pailliez
Samedi, 21 mars 2015

Les étudiants ont lancé le coup d’envoi au printemps 2015, samedi, avec une première manifestation qui s’est déroulée sous haute surveillance policière.

« Aujourd’hui ce n’est que le début d’un mouvement qui se veut très large et qui va durer, on l’espère, jusqu’à ce que le gouvernement recule », a exhorté Camille Godbout, porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ).

Près de 5000 manifestants, selon les organisateurs, ont pris d’assaut les rues de Montréal samedi en après-midi pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement. Plusieurs avaient ressorti leurs carrés rouges pour l’occasion.

« On est là pour dénoncer les coupures. La richesse existe, mais le gouvernement doit la prendre là où elle est », dénonce Catherine Mercier, 27 ans, étudiante en agriculture

La manifestation marquait également le début des journées de débrayage alors que 45 000 étudiants doivent délaisser leurs cours dès demain pour une période allant jusqu’ à deux semaines pour certains.

Sous tension

La manifestation ne s’est pas tenue sans anicroche. Dès le début, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a déclaré cette manifestation illégale, car les organisateurs n’avaient pas donné leur itinéraire à l’avance. Ils ont cependant précisé qu’ils toléreraient la marche en autant que les participants respectaient certaines règles.

La tension est montée vers la fin de la marche. Les policiers ont interpellé trois personnes dont deux pour avoir lancé des pièces pyrotechniques et une autre pour avoir porté un masque en contravention du règlement municipal P-6. Ces derniers se verront remettre un constat d’infraction allant de 500 à 1000 $.

Une autre personne a été arrêtée pour voie de fait sur un agent de la paix à l’entrée du métro Berri-UQAM à la fin de la manifestation.

Soutien partagé

Beaucoup ne se sont toutefois pas souciés de la présence policière et tenaient à appuyer les étudiants dans leur cause.

Parmi eux se trouvaient Fabienne Vézina, 49 ans, et Josiane Beauchamp, 29 ans, toutes deux professeures au primaire.

« On est là parce qu’on veut une éducation de qualité du primaire jusqu’à l’université. Or, on voit déjà les impacts dans les services aux élèves », se désolent-elles.

Philippe Legault était lui aussi venu dénoncer les coupures. « Ça nous touche tous. Le rôle du gouvernement n’est pas de gérer l’État comme une entreprise », estime le musicien de 36 ans.


L’ASSÉ prévoit des manifestations tous les samedis à Montréal. Un rassemblement est prévu le jour du dépôt du budget provincial, le 26 mars, à Québec. Près de 80 000 étudiants sont également attendus le 2 avril.


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