Québec : JE PROTEGE MON ECOLE PUBLIQUE. 1er septembre 2015 … CHAÎNE HUMAINE autour des écoles !

dimanche 30 août 2015
par  onvaulxmieuxqueca
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Près de 20 000 personnes à travers le Québec ont pris part à des manifestations visant à réclamer la fin des compressions en éducation

1er Septembre À QUEBEC, LES PARENTS SE MOBILISENT POUR DEFENDRE L’ECOLE PUBLIQUE

Dans le cadre de la mobilisation nationale des parents en défense de l’école publique, la chaîne humaine devant l’école St-Paul-Apôtre à Québec, le 1er septembre 2015.


Source : Presse-toi à gauche

JE PROTEGE MON ECOLE PUBLIQUE

Joignez le mouvement le 1er septembre 2015 une demi-heure avant le début des classes pour témoigner avec nous notre volonté de protéger nos écoles publiques au Québec en créant une CHAÎNE HUMAINE autour de votre école !

Le 1er juin dernier, nous étions plus de 8000 personnes dans près d’une centaine d’écoles primaires et secondaires de 8 régions du Québec mobilisés pour dénoncer les compressions qui sévissent actuellement dans le milieu de l’éducation.
Le 1er septembre, soyons des dizaines de milliers à crier à l’unisson :

« JE PROTÈGE MON ÉCOLE PUBLIQUE ».
Ensemble, mobilisons-nous et unissons nos voix pour la cause !

Cette invitation est lancée aux parents, professeurs et personnel de soutien de toutes les écoles du Québec, enfants d’âge scolaire, petits frères et petites sœurs qui fréquenteront sous peu nos écoles, grands-parents, parents et amis…

Confirmez votre présence à l’événement et passez le mot autour de vous. Par votre participation, vous contribuez à faire de l’éducation un enjeu prioritaire au Québec !

MERCI !
145 ÉCOLES dans l’action


Source : Le Devoir

Compressions

Des chaînes humaines devant les écoles publiques

30 août 2015 17h02 |La Presse canadienne

Pour une troisième fois en quelques mois, des chaînes humaines se formeront autour des écoles publiques de la province mardi, le 1er septembre, pour dénoncer les coupes budgétaires dans le milieu de l’éducation.

Le mouvement « Je protège mon école publique » prend de l’ampleur alors que plus de 150 écoles réparties dans 15 régions administratives du Québec participeront à l’événement.

Parents et enfants sont invités à se rendre devant leur école de quartier une demi-heure avant le début des classes, mardi, pour se tenir la main et ainsi former une chaîne humaine.

Un symbole pour démontrer que les parents sont préoccupés par les récentes compressions de 350 millions $ imposées au réseau de l’éducation par le gouvernement Couillard, explique Pascale Grignon, qui agit à titre de porte-parole du regroupement.

Chaîne humaine

Une première chaîne humaine avait été formée le 1er mai dernier à l’initiative de parents d’élèves qui fréquentaient l’école Saint-Jean-de-Brébeuf dans le quartier Rosemont à Montréal.

Quelque 26 écoles avaient participé à cette première présentation. Un mois plus tard, plus de 8000 parents avaient récidivé en formant des chaînes humaines devant une centaine d’écoles réparties dans huit régions du Québec.

« Le souhait, c’était de démontrer l’attachement que les gens ont envers leurs écoles, poursuit Mme Grignon. La réalité, c’est que les compressions jouent sur les milieux de vie de milliers d’enfants du Québec. Ces milieux de vie là, ce sont les écoles. »

Elle cite notamment à titre d’exemples les postes de conseillers pédagogiques, d’orthopédagogues, de psychoéducateurs ou de directeurs adjoints qui ont été coupés dans les écoles affectant directement la réussite scolaire, estime-t-elle.

« En ce moment, il n’y a aucune écoute de la part du gouvernement, s’indigne Mme Grignon. Le ministre de l’Éducation François Blais dit encore qu’il n’y aucune mobilisation… il va y avoir 10 000 parents devant les écoles mardi !  »

Mme Grignon invite d’ailleurs tous les parents du Québec à participer au mouvement. Nul besoin de déployer une grande organisation, indique-t-elle, il suffit de se rendre devant une école publique et de tendre la main aux autres parents.

Sonnette d’alarme

En conférence de presse dimanche après-midi à Montréal, les représentants de plusieurs fédérations ont demandé un réinvestissement d’urgence et la fin des compressions dans le domaine de l’éducation. Ils réclament « au minimum » le milliard de dollars qu’ils disent avoir perdu depuis cinq ans.

Selon eux, les professeurs et les directeurs d’école ont épuisé leur créativité et les élèves commencent à ressentir concrètement les effets du manque de ressources.

Ainsi, les écoles manquent de personnel, comme des infirmières et des orthopédagogues et les directions doivent abolir des programmes pédagogiques.

Les élèves ne reçoivent même plus leur berlingots de lait, alors que plusieurs d’entre eux n’ont rien dans l’estomac en arrivant le matin, a déploré Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement.

Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) croit qu’il s’agit d’abord d’un « choix politique » du gouvernement du Québec puisqu’il est en « surplus technique », a-t-elle souligné. Il existe des ressources au gouvernement et le premier ministre Philippe Couillard serait en mesure de réinvestir, a-t-elle martelé.

La coalition compte envoyer une lettre au ministre de l’Éducation du Québec, François Blais, pour qu’il « prenne les moyens pour assurer un investissement important et adéquat ».


Source : Le devoir

Front commun contre les coupes

Les syndicats d’enseignants, les comités de parents et les directions d’écoles unissent leurs voix

31 août 2015 |Florence Sara G. Ferraris

Latente au printemps, la colère gronde, plus forte que jamais, dans les écoles du Québec, alors que les jeunes font tout juste leur retour dans les classes. Pour la première fois de leur histoire, les syndicats d’enseignants, les comités de parents et les directions d’établissements scolaires unissent leur voix dès la rentrée pour dénoncer les compressions et pour exiger que le gouvernement recommence au plus vite à investir en éducation.

Réunies dimanche à Montréal, de nombreuses fédérations représentant plusieurs milliers de professionnels de l’éducation ont rappelé à l’ordre le ministre de l’Éducation, François Blais, lui faisant remarquer que son rôle est de « se battre pour l’éducation, et non pas de livrer un message politique ».

Plus encore, les six groupes présents ont exigé que le gouvernement réinvestisse immédiatement et minimalement le milliard enlevé au budget alloué à l’éducation publique au cours des cinq dernières années.

« Il est temps que l’on reconnaisse que l’éducation n’est pas une dépense, mais un investissement, une priorité de société que nous avons choisie collectivement, martèle Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Et l’argent existe. Ce sont des décisions politiques qui font en sorte qu’il n’est pas injecté en éducation. »

Mme Chabot ajoute que le gouvernement actuel aura bien du mal à atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, soit de créer des emplois et de relancer l’économie, s’il ne mise pas, d’abord, sur la base qu’est l’éducation. « C’est une équation simple. »

« Vous savez, l’austérité ce n’est pas une fin en soi, ajoute Corinne Payne, présidente de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), organisation à l’origine de la coalition qui se met tout juste en marche. Mais on peut choisir comment on veut se rendre, et rien ne nous oblige à tout saccager sur notre passage. »

Perte de services

Bien que les compressions soient décriées depuis des mois, c’est la rentrée actuelle qui semble mettre en lumière leurs effets réels. Suppressions de poste, liste d’attente de plus en plus longue pour accéder aux services de soutien, augmentation du nombre d’enfants dans les classes, réduction des heures des secrétaires et des adjoints administratifs ne sont là que quelques-unes des adaptations avec lesquelles doit composer le milieu.

« Il faut arrêter de se dire que ces coupes n’auront pas d’impacts, lance la présidente de la CSQ. On a essayé. Le milieu a fait preuve de beaucoup de créativité au cours des dernières années, mais là ça commence à affecter directement les jeunes, leur développement et leurs conditions d’apprentissage. »

À un point tel que les directions d’établissements scolaires commencent à craindre que les compressions mènent à une augmentation du décrochage scolaire, puisque les compressions remettent en question « le principe d’égalité des chances sur lequel s’est construit le réseau public québécois ».

« Plus que jamais, les directions des écoles sont forcées d’organiser les services de manière à ce qu’ils causent préjudice aux enfants et aux enseignants, dénonce la présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, Lorraine Normand-Charbonneau. Il est odieux qu’une direction d’école ait à déterminer ce qui est le “moins pire” à couper, parce qu’au final, ce sont toujours les jeunes qui en paient le prix. »

« Les acteurs du réseau public ont longtemps réussi à faire des miracles malgré les coupes, renchérit la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Josée Scalabrini. Mais là, on est allés au bout des miracles, maintenant on a besoin d’aide ! »

En plus des services aux élèves qui se trouvent touchés par les bouleversements budgétaires, de récentes annonces ont fait grimper la facture des parents.

« Les familles payent maintenant une double facture, déplore Corinne Payne de la FCPQ. Elles paient plus cher pour le transport scolaire, le service de garde et l’ouverture des dossiers, par exemple. Mais elles doivent aussi payer pour des services qui ne sont pratiquement plus disponibles dans nos écoles [publiques], comme les psychologues. Payer plus pour en avoir moins, ça n’a aucun sens ! »

À l’heure actuelle, le mouvement regroupe principalement des gens qui sont présents dans le quotidien des écoles, mais rien ne dit que les autres acteurs du milieu, comme les commissions scolaires, ne pourraient pas se joindre au mouvement.

« Nous sommes un mouvement inclusif, affirme la présidente de la FCPQ. Mais devant l’urgence de la situation, il fallait bien commencer quelque part. » Dans cette optique, celle qui occupe son poste depuis janvier est convaincue que ce n’est que le début et que l’ensemble des professionnels de l’éducation se joindront au mouvement.

À titre d’exemple, en 2013, alors que les réductions budgétaires s’accumulaient déjà, une première coalition avait réussi à réunir plus d’une cinquantaine de regroupements.

Mobilisation à venir

L’année scolaire est à peine amorcée que, déjà, des actions revendicatrices sont à prévoir au cours des prochains jours.

Parmi les actions qui mobiliseront les parents et les enseignants d’un peu partout au Québec cette semaine, notons le retour des chaînes humaines formées autour des écoles publiques et qui avaient déjà fait couler beaucoup d’encre au printemps.

Au cours de la saison estivale, le mouvement « Je protège mon école publique » a d’ailleurs pris de l’ampleur et, alors que 26 écoles montréalaises avaient pris part à l’action la première fois le 1er mai dernier, ce sont plus de 150 établissements qui devraient être de la partie cette fois-ci.

La conférence de presse de dimanche a également permis aux fédérations présentes de dévoiler le macaron orné du slogan « Unis pour l’éducation publique » qui deviendra, elles l’espèrent bien, le symbole de la lutte actuelle.

Et bien qu’il soit encore trop tôt pour indiquer si les parents appuieront les enseignants dans leurs propres revendications dans le cadre des négociations de leur convention collective, la porte-parole de la Coalition des parents pour l’école publique, Ève Kirlin, estime qu’une importante réflexion devra avoir lieu le moment venu.

« C’est certain que ces actions auront sans doute un impact sur nos enfants, sur notre quotidien, laisse-t-elle entendre. Et je ne peux pas parler pour les autres parents, mais personnellement, c’est un prix que je suis prête à payer si ça peut faire bouger les choses. »


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