Région lyonnaise : "Jamais sans toit", des écoles occupées pour héberger les enfants à la rue.

vendredi 13 novembre 2015
par  onvaulxmieuxqueca
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Région lyonnaise : "Jamais sans toit", des écoles occupées pour héberger les enfants à la rue.

Source : "Jamais sans toit"

Le collectif « Jamais sans toit » attire votre attention sur la mobilisation qui s’organise au sein des établissements scolaires de la Métropole dans le cadre de la lutte qu’ils mènent pour exiger des solutions d’hébergement pour des familles qui dorment à la rue.

Il y a un an, à l’occasion de la célébration du 25ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, le collectif « Jamais Sans toit » lançait un cri d’alarme : beaucoup trop d’élèves vivent à la rue, sous les ponts, entassés dans des voitures, en squats ou sont ballottés de foyers surpeuplés en hôtels insalubres.

Ces conditions de vie indignes sont tout simplement incompatibles avec le suivi d’une scolarité, alors qu’il existe 24 000 logements vides au sein de la Métropole !

L’an passé, une dizaine d’établissement scolaire de la Métropole (à Lyon, Oullins, Vaulx-en-Velin, Rillieux, Bron) ont servi de dernier refuge à ces enfants et leur famille, parfois pendant des mois, parce que l’école est un lieu éminent de protection de l’enfance.

Ces occupations ont généré un véritable élan de solidarité auprès des parents, enseignants, habitants du quartier et ont permis l’hébergement de plus de 400 personnes en mettant les autorités compétentes face à leurs responsabilités.

En 2015, malgré l’augmentation du nombre de places d’hébergement annoncées par la préfecture dans le cadre de la mise en œuvre du plan froid, le collectif a déjà recensé plus d’une centaine d’enfants à la rue répartis dans une trentaine d’établissements scolaires.

A l’heure où le Préfet déclare que « (sa) doctrine est de dire que chacun doit pouvoir être mis à l’abri », nous continuerons d’héberger ces familles dans nos école tant que des solutions pérennes n’auront pas été trouvées.

A partir du lundi 16 novembre, les écoles Michel Servet (Lyon 1er), Painlevé et Mazenod (Lyon 3ème), Gilbert Dru et Cavenne (Lyon 7ème), Jean Giono (Lyon 8ème), Pierre Cot (Bron), Edouard Herriot (Villeurbanne), Granclément et Langevin (Vaulx-en-Velin), seront mobilisées aux cotés des familles à la rue.

Il est cependant inacceptable qu’en 2015, des citoyens assurent des missions qui relèvent des compétences de l’Etat mais que celui-ci est rigoureusement incapable de mettre en œuvre. Il n’est pas question que la solidarité citoyenne se substitue plus longtemps au principe de solidarité qui assure l’égale dignité des citoyens et dont l’Etat est le garant.

A quelques jours de la journée des droits de l’enfant (vendredi 20 novembre), nous rappellerons à l’Etat l’obligation qui est la sienne en matière d’hébergement d’urgence et que l’intérêt supérieur de l’enfant lui impose de mettre tout en œuvre pour lui garantir l’accès à un toit.

Le programme des événements organisés la semaine prochaine et le tract suivront dans un courriel dans le courant du week-end.

En vous souhaitant bonne réception
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Source Europe 1

Le Collectif les morts de la rue note que les décès sont les plus nombreux en juin et octobre, deux mois où les SDF doivent changer leurs habitudes.

Près de 500 décès de SDF ont été recensés en France en 2014 par le Collectif les morts de la rue, soit une moyenne de 9 décès par semaine, selon le rapport annuel du Collectif dévoilé jeudi. Il s’agit surtout d’hommes (à 88%), morts en moyenne à 49 ans.

Sous-estimation. Selon ce rapport, 498 décès de SDF ont été signalés au Collectif pour l’année 2014, ainsi que 72 décès de personnes anciennement SDF mais dont la mort, survenue quelques années après leur sortie de rue, peut être considérée comme le résultat de leur vie précédente, a expliqué le président des Morts de la rue, Nicolas Clément. "On estime qu’on a recensé entre 1/5e et 1/6e des disparitions de SDF", explique-t-il. Une étude de l’Inserm-CepiDc de 2011 a évalué le nombre total de décès de SDF à 2.908.

Deux pics, en juin et octobre. Ces décès sont survenus tout au long de l’année, et pas seulement l’hiver, insiste le Collectif.

Deux pics sont cependant à noter, en octobre et en juin, deux périodes charnières où les sans-abri sont obligés de changer de vie, de casser leurs habitudes et de rompre les liens fragiles qu’ils ont pu nouer. "En octobre, quand ils commencent à se préoccuper de savoir où ils vont passer l’hiver, et qu’ils quittent l’endroit où ils s’étaient installés pendant l’été, et en juin, quand les hébergements d’hiver se ferment", explique Nicolas Clément.

La maladie en cause première. Ils meurent d’abord de maladies (50%), comme les cancers, les maladie cardiovasculaires, notamment pour les plus âgés. Ils meurent également de causes externes (28%) comme les agressions, les accidents et les suicides, en particuliers pour les plus jeunes. Les 22% de décès restants sont de causes inconnues du Collectif.

Seuls 6 décès, soit moins de 1% des décès signalés, sont dus à une hypothermie. "Mais ce qui tue, c’est essentiellement l’usure", insiste Nicolas Clément.


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