Ecopla : démobilisation générale !

jeudi 5 janvier 2017
par  onvaulxmieuxqueca
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Source : Fakir

Ecopla : démobilisation générale !

Le jeudi 14 décembre, à la Bourse du Travail de Grenoble, les anciens salariés d’Ecopla s’étaient prononcés, à l’unanimité, pour la reprise de l’usine à l’occasion d’une opération citoyenne.

Des événements sont intervenus depuis, à Saint-Vincent-de-Mercuze, qui leur ont fait changer d’avis. La parole restant évidemment aux salariés, la manifestation du samedi 14 janvier est annulée.

Quels « événements », plus précisément ?

Côté carotte : l’ouverture de négociations, prévues pour le mardi 10 janvier, au ministère de l’économie, avec le groupe italien Cüki. Mais que le gouvernement, et leur avocat, ont conditionné à l’annulation de la reprise.

Côté bâton : pour accompagner les camions de déménagement italiens, des dizaines de gendarmes furent déployés sur le site, ainsi qu’une kyrielle d’huissiers. Cet étalage de force armée, cette ombre du tribunal, a impressionné les salariés.

Qui ne souhaitent pas, en plus, même bien entourés, encourir un risque judiciaire.

C’est la mobilisation, la nôtre, la vôtre, qui a permis cette ouverture, bien tardive, des négociations. Nous espérons qu’elles aboutiront. Avec scepticisme, cependant : les salariés d’Ecopla ont été bien des fois dupés…

Nous comprenons évidemment leur décision : la peur joue, la fatigue aussi, l’usure, après deux années d’une lutte exemplaire, de déceptions en trahisons, espérant tantôt d’un ministre, tantôt de la Justice.

L’on ressent pour eux, avec eux, un immense écœurement devant ce gouvernement qui n’a jamais bougé un petit doigt pour les protéger des financiers-rapaces, un gouvernement qui a oscillé entre complaisance, indifférence, impuissance face à la banque Barclay’s, face à l’actionnaire sino-australien, face au groupe italien, un gouvernement aux abonnés absents pour défendre les droits des salariés. Mais un gouvernement qui, là, sait afficher sa force pour faire respecter le seul droit qui vaille : le droit de propriété.

Dans tout ce dossier, le gouvernement a choisi son camp : celui de la finance. Leur adversaire, ce sont les salariés.

Il lui reste une ultime chance de prouver l’inverse.


OVMQC
C’est fort dommage, pour tous. Mais les luttes continuent.


Deux infos de qualités sur ECOPLA

https://www.franceinter.fr/emissions/moi-president/moi-president-06-janvier-2017

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-d-audrey-vernon/le-billet-d-audrey-vernon-06-janvier-2017


Source : Le Dauphiné
Vendredi 6 janvier 2017

SAINT-VINCENT-DE-MERCUZE Les "Ecopla" resteront dans la légalité Les salariés ne rentreront pas dans l’usine en toute illégalité.

C’est sur Twitter qu’ils ont, hier matin, annoncé qu’ils ne se conduiraient pas en hors-la-loi !

Dans un communiqué, plutôt un “appel” lancé aux maires, élus, préfet, députés, sénateurs, présidents de la Communauté de communes du Grésivaudan, du Département et de la Région, les anciens salariés d’Ecopla expliquent qu’ils ont pris la décision “de protéger leurs familles.

Nous ne rentrerons pas dans l’usine Ecopla en toute illégalité. Nous ne ferons pas sauter le cadenas posé par un huissier. Nous ne voulons plus être entourés de gendarmes […], être interrogés par des huissiers, passer pour de dangereux terroristes. Nous n’irons pas en prison. Nous ne paierons pas d’amende…”

Ils demandent des actes aux élus

Pourquoi cet appel maintenant ?

Parce que la table ronde du 10 janvier à laquelle ils sont conviés à Bercy par le ministre Michel Sapin et Cuki, l’industriel italien repreneur de l’activité Ecopla, est bien trop importante pour les anciens salariés.

Eux qui ont “toujours ce fabuleux projet de reprise de l’activité en Scop”.

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Sans l’outil de production, ce projet n’existe pas, d’où les négociations en cours entre Bercy, Cuki et les “Ecopla”.

Et “elles ne vont pas être simples”, commentent les salariés, qui veulent mettre toutes les chances de leur côté, même si l’échéance est connue de tous, et d’eux en particulier.

“Il est fort probable que les actifs soient démantelés par Cuki, les moules déménagés, les presses envoyées dans une entreprise transalpine.”

Les “Ecopla” ont besoin d’aide, après les messages de soutien, ils demandent maintenant, plus que jamais, “des actes, vos actes [en parlant aux élus, NDLR], la seule façon de conserver un savoir-faire unique en France, des emplois dans une vallée du Grésivaudan déjà sinistrée”.

Pour ça, ils sont prêts à poursuivre le combat engagé depuis 2014, mais ils ne veulent “plus prendre seuls les risques encourus”.


Karine Salaün, des ex-salariés d’Ecopla : "On a été liquidé alors qu’on avait tiré toutes les sonnettes d’alarme"


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