Luttes de femmes et autogestion.

samedi 30 janvier 2010
par  onvaulxmieuxqueca
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Autogestion : Brukman

De 1998 à 2005, l’Argentine a connu une vague de récupérations et d’autogestion d’entreprises sans précédent. En quelques années, près d’une dizaine de milliers de salariés, tous secteurs confondus et sur tout le territoire, se mobilise afin d’éviter la fermeture ou l’abandon de leur unité de production, pour des raisons matérielles évidentes mais aussi pour des raisons sociologiques et anthropologiques moins connues. A l’inverse de l’image décrite souvent édulcorée, les salariés des entreprises récupérées répondent peu aux clichés qui accompagnent l’autogestion et les mobilisations sociales classiques. Il s’agit souvent de travailleurs peu politisés, soumis au patron voire zélés. Les recherches effectuées de 2003 à 2009 sur deux usines de Buenos Aires, dont dix-sept mois passés sur le « terrain », mettent en évidence l’originalité de ce phénomène social : les individus mobilisés se sont identifiés et valorisés dans les normes imposées par leur patron, faisant d’eux à la fois des ouvriers modèles mais aussi des « fayots ». Comment en viennent-ils alors à se « révolter » et à rejeter leur direction ? Mais surtout, comment ces ouvriers imprégnés de concurrence et de salaire à la pièce vont-ils gérer leur coopérative, entreprise collective et égalitaire ? A partir de matériaux ethnographiques précis, la réponse à ces questions nous permettra d’aborder de manière originale le rapport qu’entretiennent les classes populaires à leur patron, leur entreprise et leur travail.

L’Argentine un exemple pour tous. L’Alternative à la crise économique la gestion ouvrières.

http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article2386


Une autre lutte, mais toujours le même patrimoine social.


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