Diverses prises de positions contre utilisation du 49-3 : Ce gouvernement transgresse toutes les valeurs de la gauche. C’est un gouvernement contaminé par les idées néoconservatrices et néolibérales.

mercredi 11 mai 2016
par  onvaulxmieuxqueca
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Source : l’Humanité

Noël Mamère député Europe Écologie les Verts.

Mardi, 10 Mai, 2016
L’Humanité

« Si le gouvernement utilise le 49.3, cela signifie qu’il n’a plus de majorité, que c’est un échec pour le premier ministre et son gouvernement. À la fin du quinquennat, il apparaîtra alors que les deux textes présentés comme les plus importants, la loi de M. Macron pour les cadeaux aux patrons, et la loi travail, qui sera un recul dans la protection des salariés, sont toutes deux contraires aux engagements de campagne du président. Ce gouvernement transgresse toutes les valeurs de la gauche. C’est un gouvernement contaminé par les idées néoconservatrices et néolibérales. Heureusement, les rassemblements, pétitions, manifestations montrent qu’une partie de la France ne se résigne pas. Même si en même temps on voit que la convergence des luttes est difficile, ce qui s’explique notamment par une atomisation de la société et une individualisation toujours plus grande. »


Source : l’Humanité

« Le 49.3, une démonstration de faiblesse »

Mardi, 10 Mai, 2016
L’Humanité

André Chassaigne Président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale.
« Il apparaît de plus en plus que la grande majorité des députés de droite ne votera pas la loi travail.

Il sera très difficile pour le gouvernement d’obtenir une majorité de gauche. Le fossé, déjà immense entre l’exécutif et ceux qui l’ont élu, se creuse avec ses propres députés.
Utiliser le 49.3 serait une immense démonstration de faiblesse.

Un tel choix sur la loi serait d’autant plus gravissime, alors qu’une mobilisation sociale et syndicale massive s’oppose à ce projet.

Nous voyons aussi apparaître de nouvelles formes de mobilisation, avec la pétition en ligne, ce bouillonnement politique et social avec Nuit debout. L’usage du 49.3 serait encore plus grave face à cette conjugaison.
Le groupe Front de gauche ne souhaite pas que le 49.3 soit utilisé. Mais si par malheur cela venait à être le cas, nous lancerions alors un appel à toutes les forces progressistes de gauche pour déposer une motion de censure contre le gouvernement.

Source : l’Humanité

« La multiplicité des amendements est un faux argument »

Mardi, 10 Mai, 2016
L’Humanité
Aurélie Filippetti Députée socialiste de Moselle.
« Comment peut-on imaginer qu’un texte qui vise à promouvoir le dialogue social soit adopté via une mesure antiparlementaire ?

On ne peut pas assurer que l’on renforce la démocratie sociale en affaiblissant, dans le même temps, la démocratie parlementaire. Ce serait un terrible aveu d’échec pour lui, et pour l’application du texte : il faut bien un consensus dans la société pour avoir de nouvelles règles du dialogue social.
Si ce consensus n’existe pas à l’Assemblée, c’est qu’il n’existe pas dans la société. La multiplicité des amendements est un faux argument : le travail parlementaire, c’est cela. Ce nombre témoigne justement des désaccords parmi les députés. Or, le gouvernement inscrit ce projet dans un débat sur cinq jours seulement ! C’est insuffisant, surtout que ce texte ne provient pas d’un consensus en amont entre organisations salariales et patronales.
On a besoin d’un vrai débat parlementaire. Imagine-t-on en Allemagne, pays pris si souvent pour modèle, le gouvernement dire aux organisations syndicales que désormais les négociations ne se font plus dans les branches, mais dans les entreprises ? Or la branche est le juste niveau pour négocier. Si les négociations se font entreprise par entreprise, alors elles se feront concurrence entre elles sur le dos des salariés. Du seul point de vue de la santé économique des entreprises, ce projet est néfaste. »


Source : l’Humanité

« Ils vont créer une cassure dans le pays »

Mardi, 10 Mai, 2016
L’Humanité

Caroline de Haas Initiatrice de la pétition « Loi travail ? Non merci ! ».
« Cette loi travail est voulue par des gens qui n’ont pas été élus pour mener cette politique, qui n’ont pas de majorité pour la mettre en place et qui décident de passer en force.
C’est un non-sens politique, démocratique, social, économique.
Les députés ne sont pas déconnectés à ce point-là de la réalité. Ils voient bien, quand ils retournent dans leur circonscription, que les personnes qui les ont élus, c’est-à-dire qui leur donnent le pouvoir de voter des lois, n’ont pas voté pour ça.

Nous vivons un mouvement social multiforme, avec manifestations, réactions sur les réseaux sociaux, pétitions, ce qui montre la pluralité du refus qui n’émane par des seules organisations syndicales, ou d’activistes sur Internet.

C’est un refus massif. On aurait dit il y a trois mois qu’une pétition en ligne allait recueillir 1,3 million de signatures et que plus de 1 million de personnes descendraient dans la rue, on ne nous aurait pas pris au sérieux, et pourtant…

De son côté, le Medef refuse cette version de la loi travail, après avoir applaudi à sa première mouture encore plus libérale. Dans le discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte, on retrouve des éléments qui sont aujourd’hui dans la loi travail…

Ce gouvernement ne sait plus qui l’a élu. Au résultat, les gens ne votent plus, vont s’abstenir… et le gouvernement organise la progression du FN. C’est aussi pour cela que le mouvement social est très fort, parce que les gens ne veulent pas laisser faire. »


Source : l’Humanité

« Un passage en force augmenterait la colère d’un cran »

Mardi, 10 Mai, 2016
L’Humanité
Fabrice Angei Membre du bureau confédéral CGT.

« Trois citoyens sur quatre se déclarent opposés au projet de loi malgré les derniers “bougés” du texte. Utiliser le 49-3 serait une preuve de faiblesse de la part du gouvernement par rapport à un projet qui ne passe pas dans la population ni chez les salariés.
Ce projet de loi fait la part belle à la primauté des accords d’entreprise et inverse la hiérarchie des normes  : on ne peut se contenter d’amendements à la marge. Il faut un retrait du texte et proposer un nouveau Code du XXIe siècle pour travailler moins et mieux.

Après deux mois d’initiatives diverses et continues, qui ne faiblissent pas (blocage de sites, interpellation de députés), un passage en force ne pourrait que conduire à augmenter la colère d’un cran en renforçant la mobilisation. Il faut élargir et renforcer les mobilisations, notamment dans la fonction publique, qui a encore de la difficulté à appréhender les changements que la loi pourrait impliquer, et durcir les grèves là où c’est possible. Nous ne sommes pas sur la grève générale mais sur la généralisation de l’arrêt de travail. »


Source : l’Humanité

« Le 49-3 serait la suite logique de l’entêtement du gouvernement »

Mardi, 10 Mai, 2016
L’Humanité
Éric Beynel, Porte-parole de l’Union syndicale Solidaires.

« Le 49-3 serait la suite logique de l’entêtement du gouvernement sur le projet de loi. Depuis le début, malgré l’opposition massive de la population, les manifestations, le rejet important des parlementaires dits de gauche, le gouvernement veut faire passer à tout prix son projet. Il pourrait user du 49-3 pour la deuxième fois afin de couper court à tout débat démocratique. Ce serait un refus de la démocratie, nier le bras de fer avec ceux qui contestent, s’enfermer dans une posture plutôt que reconnaître que le texte est mauvais.

Nous sommes face à la même logique du président Hollande qui voulait réformer la Constitution sur la déchéance de nationalité.

Ce soir, l’intersyndicale pour le retrait de la loi El Khomri (CGT-FO-FSU-SUD-UNL-FIDL-Unef) se réunit pour proposer une nouvelle date de mobilisation après celle du 12 mai. Jeudi, une manifestation aura lieu à Paris, de Denfert-Rochereau aux Invalides, et des formes variées ailleurs comme des rassemblements devant les permanences de parlementaires. Solidaires veut pousser plus fort le mouvement et mettre en débat la grève reconductible, comme dans les transports, la poste ou chez les cheminots, la semaine du vote à l’Assemblée. »


Source : l’Humanité

« Ce n’est pas avec le 49-3 qu’on éteint une contestation d’ampleur »

Mardi, 10 Mai, 2016
L’Humanité
Lilâ Le Bas, Déléguée générale à l’Unef.

« Il faut laisser le temps aux débats parlementaires de se dérouler pour que cette réforme soit débattue démocratiquement, d’autant que les discussions viennent tout juste de commencer. Il ne faut pas que le texte soit imposé par le gouvernement, pas de passage en force qui ne prendrait pas en compte le mouvement social qui dure depuis plus de deux mois, alors que plus de 1,2 million de personnes sont descendues dans les rues le 31 mars, et 500 000 personnes aux autres manifestations.
Le gouvernement espère éteindre la contestation sociale contre la loi travail avec le 49-3.
Pour autant, je ne pense pas que ce sera le cas, ce n’est pas comme ça qu’on répond à un mouvement social et qu’on arrête une contestation d’ampleur. À l’heure actuelle, nous ignorons ce que va décider le gouvernement.

Avec l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, FIDL, UNL), des réunions et des discussions vont se dérouler pour discuter des modalités de la mobilisation.

À l’instar du début de la contestation, les décisions vont se prendre collectivement, et notamment avec des organisations de jeunes. On continuera à exprimer notre refus de ce projet de loi sous différentes formes, ça peut être une date de rassemblement par exemple. »


Source : Ensemble !

Communiqué de Ensemble ! Non au passage en force, non au 49.3 !

Le débat à l’Assemblée nationale tourne court. Le gouvernement a autorisé M. Valls à utiliser le 49.3.

La répression et les violences policières à l’égard de jeunes, de syndicalistes ou de simples manifestantEs, a montré que le gouvernement avait peur de la mobilisation populaire, de la convergence des luttes et des colères.

Le gouvernement qui se réclame du « dialogue social » le pratique à coups de matraque et de flash-ball. Et maintenant il veut museler et faire taire l’opposition parlementaire en utilisant l’arme anti-démocratique du 49.3.

Et c’est bien parce que le gouvernement est en position de faiblesse qu’il agit ainsi.
En effet, il manquerait une quarantaine de députéEs pour que le texte de loi soit adopté.

Les nombreuses manifestations depuis le 9 mars, le succès de la pétition pour le retrait sur internet, la mobilisation citoyenne des Nuits debout qui s’est invitée devant la permanence des députéEs sont la traduction d’un rejet massif de cette loi de régression sociale.

L’essentiel du projet est toujours là par rapport à l’inversion de la hiérarchie des normes qui permet le dumping social tirant vers le bas les conditions de travail et les salaires, avec la toute-puissance patronale pour licencier, même si le MEDEF fait mine de s’offusquer des quelques modifications.

La mobilisation continue que ce soit dans le cadre de Nuit debout ou de la journée du 12 mai regroupant l’intersyndicale et les organisations de jeunesse.

« Ensemble ! » soutient totalement toutes ces initiatives.

Le passage en force de M. Valls, comme pour la loi Macron en 2015, ne doit pas rester sans réponse. Il passe par le dépôt d’une motion de censure de gauche.
C’est dès maintenant qu’il faut riposter et « Ensemble ! » appelle à participer au rassemblement appelé devant l’Assemblée nationale ce soir à 18h.

Le 10 mai 2016.

Source : NPA

Ils ne nous représentent pas, la rue doit gouverner

Mardi 10 mai 2016,

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Avec des accents rappelant ceux de Raffarin, alors Premier ministre de Chirac, qui déclarait en 2003 lors des mobilisations contre la contre-réforme des retraites « Le Parlement doit décider, la rue doit défiler, mais ce n’est pas la rue qui gouverne », Myriam El Khomri s’en va, répétant qu’elle ne cédera pas à la rue et ne retirera pas la loi travail...

Elle se sent malgré tout obligée de rappeler qu’elle est « une femme de gauche » et d’ajouter : « la rue, j’y ai suffisamment manifesté pour en entendre et en accepter aujourd’hui l’écho »...

Qui décide ?

Sa justification n’en est que plus explicite : El Khomri entend la rue, peut-être, mais elle la méprise encore beaucoup plus sûrement : « Bien sûr, nous aurions pu renoncer et choisir le confort de l’inertie, la popularité du silence. Réformer n’est jamais simple. Renoncer est plus confortable. Mais mieux vaut être jugée sur une audace que sur une posture. »

Elle exprime tranquillement toute la morgue des gouvernants, de ceux qui décident à notre place. De leur côté, l’« audace » et la réforme ; du côté de la rue, donc du nôtre, le « confort de l’inertie » et du renoncement...

Elle fait ainsi écho à la rengaine des directions d’entreprise sur les fameuses « résistances au changement » des salariéEs... à chaque fois que ces dernierEs s’opposent aux licenciements, restructurations, dégradations des conditions de travail...

Derrière tout cela, il y a une seule et même idée fondamentale : les patrons, les gouvernants sauraient ce qui est bon et juste, donc ils pourraient et devraient décider, contre l’avis des premierEs concernéEs qui eux n’en seraient pas capables, trop englués dans – au choix – les habitudes, les égoïsmes, les visions à court terme...

Un système illégitime qui marche au pas

Au-delà de l’exigence du retrait de la loi travail, la question de qui est légitime pour décider est posée largement. Contre-réforme après contre-réforme, les gouvernements successifs imposent la destruction de la protection sociale, des services publics, et aujourd’hui du Code du travail, tout cela au nom du « c’est pour votre bien » et sur l’air de « faites nous confiance et ça ira mieux demain »... Pourtant, leur bilan est sans appel : ils n’ont aucune légitimité pour nous imposer de nouvelles régressions.

S’y ajoute la révélation des différents scandales – Panama Papers, salaires exorbitants des grands patrons, détournement des fonds sociaux par les grands groupes capitalistes... –, le constat chaque jour plus évident des ravages du productivisme sur le climat, la biodiversité, la santé...
Dans ce panorama, la répression occupe une place centrale, depuis l’état d’urgence en passant par le racisme d’État et aujourd’hui les violences policières contre les manifestantEs...

Après le coup d’État de la troïka contre le peuple grec, tous ces éléments concourent à mettre en évidence combien illégitimité et violence extrême de ce système marchent d’un même pas cadencé.

Les censurer dans la rue

La question de la démocratie est au cœur de la révolte actuelle « contre la loi travail et son monde ». Alors que le débat s’est ouvert mardi 3 mai à l’Assemblée nationale sur ce projet de loi, le gouvernement a décidé de passer en force, d’utiliser la méthode du coup d’État, en recourant à l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter la loi travail sans vote. Le divorce est aveuglant entre d’une part ces institutions et de l’autre l’immense majorité de celles et ceux qui verraient leurs conditions de vie et de travail aggravées. C’est donc peu dire qu’« ils ne nous représentent pas ! »

L’enjeu des prochains jours est là : il s’agit de renvoyer comme un boomerang à ce gouvernement son acharnement à passer en force, qui use et abuse des institutions antidémocratiques et de la violence d’État. Dans la foulée de l’état d’urgence, il pensait pouvoir tout se permettre, mais ça ne passe pas, le refus est majoritaire, même si son expression reste encore à construire. Le gouvernement est aujourd’hui en mauvaise posture, le PS est dans une crise profonde. Cela offre au mouvement social une possibilité de gagner, d’enregistrer enfin une victoire !

Plus que jamais, l’épreuve de force est donc engagée : ce gouvernement n’est plus légitime ni pour la population ni chez les travailleurs ni à gauche. Sans aucune hésitation, dégageons-le et pour cela amplifions les mobilisations. Dans ce cadre, la journée du 12 mai prend une autre dimension : elle doit être une vraie journée de grève interprofessionnelle pour commencer à bloquer le pays pour censurer le gouvernement et sa loi. Dans la foulée, occupons les places pour décider ensemble des suites de la mobilisation.

Le mouvement actuel ne porte pas seulement la contestation radicale du système politique actuel, en particulier avec Nuit debout, il cherche à construire lui-même ses propres réponses sociales, démocratiques, écologiques, à dessiner une autre société à partir des luttes et résistances. Alors que depuis trop longtemps, l’absence de représentation politique des exploitéEs et des oppriméEs laisse le champ libre à la désespérance et aux réponses autoritaires de l’extrême droite, c’est aussi cette possibilité de « nous représenter nous-mêmes », de construire nos propres outils politiques, qui peut avancer.
Christine Poupin


Source : Parti de Gauche
49-3 La forfaiture de trop

Censurons ce gouvernement

Mardi 10 mai 2016
Pour la 2ème fois en quelques semaines le gouvernement vient de décider de recourir à l’article 49 alinéa 3 de la constitution au sujet de la loi Travail. Après avoir cherché à déligitimer les mobilisations de rue, il a décidé de baillonner le parlement en refusant dès le début tout vote d’amendement.

Il s’agit d’un aveu d’échec : ce gouvernement n’a plus de majorité pour faire passer ses lois de casse sociale. Il n’a donc plus de légitimité politique.

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Il s’agit d’une forfaiture démocratique puisque le 49-3 n’est rien d’autre que le contournement brutal des élu-e-s du peuple.

Il s’agit d’un suicide politique car nul ne pardonnera à ce gouvernement et à François Hollande ce prix à payer pour obéir aux ordres de Bruxelles et Berlin en échange d’un assouplissement budgétaire.

Il s’agit d’une dérive supplémentaire de la monarchie présidentielle de plus en plus autoritaire qu’est la 5ème République.

Une 5ème avec laquelle nous comptons en finir si demain nous gouvernons la France en convoquant une constituante.

Il s’agit de l’ultime possibilité offerte aux parlementaires opposants de gauche à la loi travail de dire leur refus de cette politique de droite : le PG leur demande donc de voter la motion de censure.


Loi Travail Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

A partir de tous ces éléments, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL invitent leurs structures à organiser des assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.

Elles appellent leurs organisations à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations le mardi 17 mai et le jeudi 19 mai prochains.
http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article4842


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