ECOPLA : la justice doit nous entendre !

mardi 4 octobre 2016
par  onvaulxmieuxqueca
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Solidarité avec les ECOPLA !


« On nous appelle de toute la France,. On nous demande comment on fait : ils pensent qu’on est une multinationale, avec une équipe immense, pour réussir tout ça ! »

Source : Fakir
par Sylvain Laporte 03/10/2016

« Il fallait qu’on sorte de la belle du Grésivaudan, qu’on vienne à Paris, sinon on était morts... » Christophe le répète à l’envie. C’est que depuis un mois, ils voient du pays, les Ecopla. On les pousse à visiter Paris, surtout : de Bercy à la Fête de l’Huma, de QG en QG, de média en média.

« On nous appelle de toute la France, me raconte Christophe par téléphone. On nous demande comment on fait : ils pensent qu’on est une multinationale, avec une équipe immense, pour réussir tout ça ! »

Il peut parader, de l’autre côté de la ligne, en Isère.

En une vingtaine de jours, ils ont réussi ça, avec nous : ouvrir pour la première fois la porte de Bercy, rencontrer Emmanuel Macron, lui tirer des excuses publiques, visiter les équipes de campagne de Mélenchon, Duflot, Le Maire, Hamon, Juppé, etc., les QG des Républicains, du Parti socialiste. Chaque pas de côté était une lettre envoyée à Sapin, à Sirugue, le secrétaire d’Etat à l’industrie, à l’Elysée, un coup de téléphone qui remontait le dossier.

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Jeudi, Benoît Hamon visait l’usine dans la vallée du Grésivaudan.
Emmanuel Macron l’a imité, lendemain.
Aujourd’hui, Cécile Duflot fera le déplacement.

Tout ça n’est pas tombé de l’arbre, comme ça, il a fallu le secouer le prunier. Depuis un mois on ne fait que ça, dans nos locaux : on imagine, on essaye, on passe des dizaines de coup de fil, envoyons des mails partout, on imprime, écrit, rameute, on ose.

On sprinte depuis un mois. Parce que la ligne d’arrivée, c’était le 5 octobre, c’était toujours demain.

Un mois pour ouvrir les portes de Bercy, celles des candidats. Un mois pour bousculer la passivité de l’Etat qui, en matière industrielle, se tait, silencieux, et cette passivité le rend complice du pillage d’Ecopla par un fonds de pension américain, par une banque anglaise, par un actionnaire sino-australien.

« Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Qu’est-ce qu’on devrait faire ? », nous demandaient les salariés au mois d’août. Fallait pas se gourer.

« Sauf votre respect, mais si vous restez enfermés dans votre usine, même avec les meilleurs chiffres, le meilleur montage financier, vous perdrez. Le cœur de votre bataille doit se déplacer du Grésivaudan à Paris. »

Le 5 octobre, on descendra, cette fois, pour soutenir les Amis d’Ecopla. On sera avec les familles, les fakiriens locaux, les copains de la CGT, de SUD, etc., à 12h devant la Cour d’appel du tribunal de Grenoble, place Firmin Gautier pour les soutenir pendant l’audience.

Et on compte sur votre présence.
Parce que sans vous on ne peut rien,
Avec vous on peut beaucoup,
Et c’est pour ça qu’à la fin : c’est nous qu’on va gagner !

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Source Médiapart

Ecopla : la justice doit nous entendre !

• 2 oct. 2016
• Par ECOPLA SCOP
• Blog : Le blog de ECOPLA SCOP
Le 5 octobre, la cour d’appel de Grenoble doit décider du sort de l’usine Ecopla (Isère), pillée ces dernières années par ses actionnaires.

Nous, « Les amis d’Ecopla », portons un projet de reprise viable. La justice doit nous entendre !

• Ecopla : la justice doit nous entendre !

Ce mercredi 5 octobre, la cour d’appel de Grenoble va décider de notre sort. Elle doit confirmer ou réformer la décision du tribunal de commerce de vendre les machines de notre ancien employeur, Ecopla, le spécialiste français des barquettes en aluminium à usage alimentaire. Si la justice confirme sa décision, un savoir-faire industriel unique risque de disparaitre. Des familles entières seront plongées dans la difficulté. C’est un bassin d’emploi et un lieu de vie, la vallée iséroise du Grésivaudan, qui sera davantage déstabilisé.

Ces dernières semaines, l’histoire d’Ecopla a été rapportée dans de nombreux médias — télés, radios, journaux, sites en ligne (et ici, sur Mediapart). Nous avons fait la tournée des politiques pour les sensibiliser à notre lutte. Nous avons tiré toutes les sonnettes d’alarmes. Nous avons raconté inlassablement l’histoire d’Ecopla, joyau industriel pillée de ses profits par des actionnaires impécunieux, seulement guidés par le goût du profit, sans que l’Etat n’y trouve jamais rien à redire.

On a beaucoup parlé de nous. Mais nous avons eu bien peu de réponses, et nous nous posons toujours des questions. Comment une entreprise de cette taille, leader sur son marché et encore prospère il y a quatre ans a-t-elle pu se retrouver liquidée en trois semaines ?

Comment un tel gâchis humain, industriel, financier, a-t-il été possible alors que toutes les institutions, tous les décideurs — la direction du travail (DIRECCTE), le commissaire au redressement productif, le ministère de l’économie et de l’industrie, le président du tribunal de commerce, le procureur de la République — ont été alertés à de très nombreuses reprises, et ce depuis 2013, de la situation de l’entreprise et du comportement inqualifiable de notre actionnaire Jerry Ren, parti sans laisser d’adresse.

On nous a dit qu’il fallait attendre la cessation de paiement pour que la justice intervienne.
Mais alors, à quoi sert la justice ?
A préserver l’emploi ?
A permettre à une entreprise rentable de survivre ?
Non. Simplement à s’assurer que les créanciers d’Ecopla ne soient pas lésés. Et nous ?
Ne sommes-nous pas les plus lésés dans cette affaire révoltante ?

Le tribunal ne nous laisse pas faire nos preuves, alors que nous avons réussi, avec des soutiens locaux, à établir un projet de société coopérative (Scop), avec des dizaines d’emploi à la clé. Il a balayé d’un revers de la main notre projet de reprise, que plusieurs banques et investisseurs locaux ont déjà accepté de financer, et dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est sérieux et réaliste.

Le tribunal applique, bête et méchant, le remboursement des créances.

Tant pis si l’Etat se voit privé des recettes fiscales qu’aurait générée une reprise de l’activité.

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Tant pis si la dette due aux caisses publiques est inférieure à ce que les ex-Ecopla vont désormais coûter au chômage — environ un million d’euros pour la première année.

A quoi sert la justice si elle se fait injuste ?

Le 5 octobre, la justice doit décider de notre sort. De notre avenir, de celui de nos familles, de nous qui n’aspirons qu’à relancer l’activité en utilisant notre savoir-faire, reconnu et apprécié depuis longtemps.

Comme l’a dit le candidat à la primaire socialiste Benoît Hamon, venu nous rendre visité récemment en Isère, « il est encore temps pour les pouvoirs publics de renoncer à l’impuissance volontaire. Il est encore temps de ne pas répéter la même erreur que sur le dossier Alstom. »

Ou bien comme Emmanuel Macron qui a reconnu « son erreur » et exprimé son « profond regret de ne pas avoir vu la rapidité de la dégradation de la situation ».

Selon lui, « les tribunaux rendent leurs décisions ou jugements dans l’intérêt des créanciers la plupart du temps". C’est, dit-il, « le plus grand défaut du droit français »

Oui, il est encore temps de nous sauver. La justice doit nous entendre et réparer cette injustice. Le ministère de l’économie et de l’industrie doit soutenir notre projet de reprise.

Le volontarisme politique doit reprendre le dessus.

Au nom de l’intérêt général, ce projet a reçu des soutiens de tous bords : Laurent Wauquiez, Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, Bruno Lemaire, Jean-Christophe Cambadélis, Arnaud Montebourg, Pierre Laurent…..

Le 5 octobre, la Cour d’appel de Grenoble aura à rendre, dans le dossier Ecopla, un jugement qui sera observé par les citoyens isérois, mais également par l’opinion publique nationale.

Juges de la République française, rendant les décisions au nom du peuple, ils ont le devoir d’émettre des jugements conformes au droit. Mais ils ne sauraient oublier l’intérêt général, sous peine de ne plus être compris par les citoyens.
Les amis d’Ecopla (retrouvez-nous sur notre page Facebook)
Dernier commentaire

• 03/10/2016 11:45
• Par Marc Levain
Quand des salariés veulent tenter une scop ça vaut le coup de les soutenir.
Car même s’ils ne réussissent pas ils seront allés au bout d’un projet, ils auront appris, ils se seront formés pour aller vers autre chose. Ce coût que l’on pourrait alors reprocher vaut bien les milliards que l’Etat vient de dilapider à fonds perdus à soutenir de grandes entreprises qui n’en avaient nul besoin, et qui finissent dans les poches d’actionnaires repus.
Et si la réussite est à la clé alors c’est ce genre d’expérience qui peut changer la vie de tas d’autres gens. Quand on a des millions de gens au chômage ou en emploi précaires toute expérience est bonne à tenter pour créer de l’activité.


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