Hongrie : Mercredi 19 décembre à Budapest : importante manifestation, 4 étudiants arrêtés pour usage abusif du droit d’union.
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Hongrie : Mercredi 19 décembre à Budapest : importante manifestation, 4 étudiants arrêtés pour usage abusif du droit d’union.
Il est presque minuit, mais quelques centaines d’étudiant(e)s attendent encore devant le commissariat de la rue Szalai.
La manifestation de l’après-midi s’est déroulée devant l’Académie, mais les manifestant(e)s ont envahi le Pont de Chaine.
Vers 20 heures la police a interpellé 4 militants et les a amenés au commissariat du 4ème district (très loin des événements).
Selon les opinions et les nouvelles in-officielles, les 4 militants sont accusés d’usage abusif du droit d’union.
L’avocat de la Plateforme Humaine est arrivé au lieu de leur rétention, et un représentant de l’ombudsman suit aussi les événements.
Les jeunes chantent, bavardent, récitent des poèmes en chœur et déclarent fermement qu’ils attendront leurs copains retenus. Un guitariste les aide à tenir.
On peut suivre les événements sur
http://www.ustream.tv/channel/freemedemocracy.
Pendant 5 heures et demie un autre site,
http://ertunk.hu/index.php/oktatas-karrier/item/1422-elo-kozvetites
a aussi offert une émission en direct.
A minuit, un journaliste du HVG donne un coup de téléphone en rapportant que le commissariat du 4ème arrondissement a fermé et les jeunes retenus n’ont pas été libérés.
Après une courte discussion, les manifestant(e)s décident ne pas aller au 4ème arrondissement, mais de rester sur place, devant le commissariat du 5ème arr. rue Szalai, en attendant la libération des militants.
Les nouvelles ne sont pas fiables à 100% : les commissariats travaillent 24 heures sur 24, donc ne ferment pas. Il est pourtant probable que les 4 jeunes soient en garde à vue - la police a le droit de les retenir pendant 24 heures.
P.S. Quelqu’un a ajouté une remarque à la marge de l’émission sur internet : "Je pense que tout le monde sur place habite maintenant au 68, rue Paris."
Jeudi 20 décembre 2012 au matin.
Les jeunes ne sont pas encore relâchés.
Une photo de la manifestation :
"Si vous ne nous laissez pas étudier, le pays sera plein d’imbéciles. Avez- vous encore besoin de la concurrence ?"
(La photo dans la photo montre Viktor Orbán, étudiant.)
Jeudi plus tard.
Voici les nouvelles du matin :
Selon un témoin qui a vu les événements de près, les agents de police ont dit au garçon avec le mégaphone, qu’ils voulaient simplement contrôler son identité.
Les agents ne se sont pas identifiés (qui est contraire à la loi), l’un d’eux a dit qu’il était le commandant. Ils accompagnaient le jeune de tous côtés, mais arrivés près de la voiture de police, ils ont attrapé son manteau et l’ont forcé à rentrer dans la voiture. La voiture ne pouvait pourtant pas démarrer tout de suite, parce que plusieurs manifestant(e)s se sont assis par terre devant et derrière elle.
Les agents ont du "nettoyer" la piste d’abord.
A la fin de cette vidéo montre l’arrestation d’un étudiant pour usage abusif du droit d’union.
A mon avis, une longue procédure juridique peut commencer parce que les paragraphes de la loi sur la manifestation spontanée sont trop vaguement formulés.
De plus, on peut discuter sur le fait que la foule sur le Pont de Chaine peut être considérée comme une manifestation spontanée , alors qu’elle est la continuité d’une manifestation prévue et permise devant le bâtiment de l’Académie (le pont de Chaîne se trouve à quelques mètres de l’Académie)
Le pouvoir veut surtout faire peur, sans doute il allongera la procédure, en frappant cependant de plus en plus fortement les contestataires.
Soit il préfère plutôt en finir vite en stoppant le vent contestataire du mouvement étudiant.
Dans ce cas il fera payer une simple amende et il essaiera de revitaliser les négociations rompues par les étudiant(e)s à cause des paroles vides de contenu du ministre.
Mais tout le monde pense que les jeunes ont encore une grande réserve de force derrière eux.
De plus, leurs familles qui pouvaient garder le silence jusqu’à présent, car ayant peur de rétorsions éventuelles sur leurs lieux de travail, changerons d’attitude s’ils pensent que leurs enfants sont menacés.
On ne sait pas encore si le gouvernement - et surtout Orbán – comprennent cette situation.
(À suivre)
Libération d’un étudiant dans la journée du jeudi 20 décembre 2012
Notre correspondant à Budapest
rappel :

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