LA SOLIDARITÉ SE RENFORCE EN HONGRIE : ”NOUS N’AVONS PLUS PEUR”

samedi 20 février 2016
par  onvaulxmieuxqueca
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LA SOLIDARITÉ SE RENFORCE EN HONGRIE : ”NOUS N’AVONS PLUS PEUR”

Le Pouvoir a décidé de frapper sur un point estimé le plus vulnérable.

Il a transmit un ordre au directeur du lycée de Budapest (Lycée Blanka Teleki) dont les enseignantEs ont organisé une visite de solidarité auprès de leurs collègues de Miskolc lors d’une manifestation.

Le directeur du „Teleki” était parmi les intervenantEs de la grande manif a Budapest le 13 février.

Selon l’ordre il devait présenter des documents sur leur voyage a Miskolc, sur la réorganisation des classes pendant ce voyage, les protocoles présentés aux réunions des parents (tels documents ne sont définis par aucune loi) – et tous cela dans les 24 heures.

Le directeur, M. Pukli a carrément repoussé cet ordre inouï en démontrant qu’il s’agit d’une action d’intimidation, au-quelle il résistera fermement.

Le lendemain, le Parlement Indépendant des ÉtudiantEs (du secondaire) a lancé un appel a la population pour se solidariser massivement et visiblement avec M. Pukli : en mettant une gerbe de fleur blanche sur le mur du Lycée Teleki le vendredi 19 février de 8h jusqu’à 18 heures.

Un ancien recteur et vice-secrétaire d’état a versé encore de huile sur le feu : dans une interview largement télévisée, il a insulté les enseignantEs en leur reprochant qu’ils portent des chemises à carreaux au lieu de chemises blanches, ils sont donc inaptes pour éduquer les jeunes.

En réponse, les enseignantEs se mettaient en chemise à carreaux toutes et tous dans l’école et se photographiaient, puis publiaient la photo sur ’internet. (Voir la photo du Lycée Eötvös a Budapest.)

Malgré que le ministre du cabinet ai essayé de manipuler, d’intimider la population par un discours calomnieux jeudi 18 février.

Aujourd’hui vendredi 19 février, des fleurs couvraient le mur du lycée depuis le matin.
Un prof a annoncé avant midi que les fleurs se multiplient autant que les policiers” autour du bâtiment.

Et pourtant, Ils étaient autour de 17 heures quand la foule "embouchonnait" la rue devant le lycée.

Beaucoup de gens portaient des chemises à carreaux, les manifestants en mettaient plusieurs sur le mur, à coté des fleurs.

J’ai vu des petite tablettes avec le texte écrit à la main :

"NOUS N’AVONS PLUS PEUR” et "ILS N’ONT PAS DE POUVOIR SUR NOUS”.

Réunis sans être organisés par les partis, par les réseaux et autres organisations cette manifestation massive est une signe forte adressé au gouvernement : les hongroisEs ont en effet été pousséEs jusqu’au bout de leur patience.

Notre Correspondant à Budapest.


Samedi 20 février 2016

On sait que plusieurs directeurs ont signalé que le KLIK* leur a demandé des données sur leurs collègues qui participent au mouvement de résistance.

*Le Corps des enseignantEs est une nouvelle organisation établie par la loi. Elle est définie comme la seule organisation acceptée par le gouvernement pour négocier avec, sur les problèmes des enseignantEs. Il est obligatoire d’y adhérer, c’est automatique. A partir de la signature d’un contrat de travail, c’est fait.
Le Corps est une forme de corporatisme à la Mussolini. Il remplacera les syndicats volontaires et autonomes


suite de ce mouvement

Hongrie : Profs et élèves se rebiffent…en chemises à carreaux. En quelques heures, la chemise à carreaux est devenue l’emblème de la contestation

http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article4714


A lire

Hongrie : « nous sommes unis et nous ne les laisserons plus continuer comme ça. »

http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article4700


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