Manifestation à Belgrade : Au moins entre 275 et 325 000 personnes dans les rues samedi
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Source : Le courrier des Balkans
Manifestation à Belgrade : Au moins entre 275 et 325 000 personnes dans les rues samedi
Courrier des Balkans | dimanche 16 mars 2025
Depuis l’effondrement mortel de l’auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, la Serbie se soulève contre la corruption meurtrière du régime du président Vučić et le respect de l’État de droit. Cette exigence de justice menée par les étudiants a gagné tout le pays. Suivez les dernières informations en temps réel et en accès libre.
15 mars, La police a utilisé un canon à son
Source : Le courrier des Balkans
Fil info Serbie | Manifestation à Belgrade : Au moins entre 275 et 325 000 personnes dans les rues samedi
Depuis l’effondrement mortel de l’auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, la Serbie se soulève contre la corruption meurtrière du régime du président Vučić et le respect de l’État de droit. Cette exigence de justice menée par les étudiants a gagné tout le pays. Suivez les dernières informations en temps réel et en accès libre.
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Au moins entre 275 et 325 000 personnes dans les rues de Belgrade samedi |
16 mars - 9h : Selon le décomte de l’ONG indépendante Arhiv javnih skupova (Archive des rassemblements pubics), entre 275 et 325 000 personnes ont manifesté samedi 15 mars dans les rues de Belgrade pour le rassemblement « 15 pour 15 ». Arhiv javnih skupova précise toutefois qu’« en raison de la taille exceptionnelle, du caractère dynamique et de la structure du rassemblement, ainsi que de la situation floue dans certaines parties de la ville, en particulier à Novi Beograd, une évaluation plus précise n’est pas possible ».
Selon les estimations du ministère de l’intérieur (MUP), entre 88 000 et 107 000 manifestants on participé au rassemblement.
Dans son discours public, le président Aleksandar Vučić a déclaré que le gouvernement « a compris le message » après la manifestation, tout en remarquant « l’énorme énergie négative, la colère et la rage envers les autorités ».
Si la manifestation s’est déroulée dans une ambiance pacifique et bon enfant, un incident a toutefois éclaté peu après 19h, durant les quinze minutes de silence, quand un tir au canon à son a éclaté dans le centre-ville, provoquant un mouvement de panique parmi la foule.
La police a utilisé un canon à son
15 mars - 21h45 : La forte explosion qui a interrompu le silence de quinze minutes observé sur la place Slavija, provoquant la panique parmi les personnes rassemblées est un « canon à son » qui appartient au système de sécurité serbe, a déclaré à N1 Aleksandar Radić, analyste militaire. Il précise qu’il s’agit d’une arme américaine non légale, agressive et sonique, destinée à neutraliser une cible.
Les étudiants annoncent la fin du rassemblement
15 mars - 20h15 : En raison des violences qui ont éclaté devant le Parlement, les étudiants ont annoncé la fin du rassemblement.
« Ce soir, nous avons une fois de plus démontré la puissance de l’unité. Les étudiants ont appelé à une manifestation pacifique à Belgrade, et vous avez répondu : toute la Serbie s’est rassemblée dans notre ville. Tout d’abord, merci pour cela. |
En tant que personnes responsables, nous avons redirigé la foule de l’Assemblée vers Slavija, déterminés à éviter toute forme de violence.
Cependant, alors que nous présentions nos respects en silence et envoyions un message clair, un groupe inconnu, rassemblé au Parc des Pionniers, a provoqué la violence, en lançant des pierres, des bouteilles et des pétards.
Pour votre sécurité et celle de toutes les personnes présentes, nous avons pris une décision responsable : nous avons appelé à une fin pacifique du rassemblement », précise leur communiqué.
La situation se tend devant le Parlement
15 mars - 19h30 : Des gaz lacrymogènes ont été lancés devant le Parlement alors que des hommes en cagoules noires ont tenté de s’introduiredans le camp du Pionirski Park, où se trouvent les soi-disants « étudiants qui veulent étudier ».
Le cordon formé le service d’ordre a été brisé devant le Parlement et la zone devant le Parlement, qui avait été vidée, est désormais à nouveau parcourue par des individus non identifiés. Des bruits de pétards résonnent dans la zone.
Sur la place Slavija, la foule est toujours aussi compacte et écoute les discours qui se succèdent à la tribune dans le calme après avoir observé 15 minutes de silence de 19h à 19h15 en hommage aux victimes de l’effondrement de la gare de Novi Sad.
Discours sur la place Slavija : « C’est avant l’aube que la nuit est la plus sombre »
15 mars - 18h20 : Peu après 17h, des représentants étudiants - qui tenaient à rester anonymes - ont pris la parole sur la place Slavija.
« Chère Serbie, nous sommes ici parce que nous avons trop souffert, mais nous l’accepterons plus », a déclaré une étudiante.
« Nous sommes ici parce que nous ne vous permettrons plus de nous priver de notre liberté, parce que nous nous protégeons les uns les autres ; (...) Nous sommes ici parce que nous ne permettrons plus aux responsables d’aucun parti d’attaquer les étudiants de manière organisée, comme ils ont attaqué les étudiants de la Faculté des Arts Dramatiques », a-t-elle déclaré.
Une autre étudiante a rappelé les mobilisations des derniers mois, notamment les grands rassemblements Novi Sad, Belgrade, Niš et Kragujevac, en rappelant que « c’est avant l’aube que la nuit est la plus sombre ».
Quelques incidents sur la place du Parlement
15 mars - 18h15 : Des incidents ont éclaté devant le Parlement, où des jeunes gens s’en sont pris aux tracteurs amenés par les partisans du régime, mais la gendarmerie, massivement déployée dans le Parc des pionniers, n’est pas intervenue.
Les accès à la place sont interdits par le service d’ordre, tandis que la foule encore présente est poussée à évacuer.
Les pneus des tracteurs pro régime, crevés
La place du Parlement inaccessible, la foule se dirige vers Slavija
15 mars - 16h40 : La foule est tellement dense qu’il est désormais impossible d’accéder au Parlement de Serbie.
Les étudiants appellent les gens à se diriger vers la place Slavija où doivent lieu les prises de parole à 17h. Celles-ci seront retransmises sur écran géant devant le Parlement ainsi que sur la mini-tribune installée place du Manège. A 18h, une chorale doit se produire. Quinze minutes de silence sont ensuite prévues à 19h.
Tandis que la foule continue d’arriver de Novi Beograd, le pont de Branko est lui aussi inaccessible, mais des manifestants traversent la Save en barque. Alors que le bâtiment du Parlement est protégé par la Gendarmerie, les vétérans de la 63e Brigade parachutiste se sont déployés pour protéger les étudiants.
Des journalistes étrangers interdits d’entrée en Serbie
15 mars - 16h30 : L’entrée en Serbie a été refusée à des journalistes croates et slovènes, ce qu’ont vivement condamné les associations de journalistes, notamment l’ANEM, NUNS et UNS, mais aussi par le rapporteur du Parlement européen sur la Serbie, Tonino Picula.
Une foule immense investit tout le centre de Belgrade
15 mars - 14h30 : C’est une foule immense qui converge vers le centre de Belgrade dans une ambiance de liesse même si le soleil a laissé place à la pluie.
Des informations circulent sur les réseaux sociaux pour identifier les potentiels fauteurs qui se seraient infiltrés dans les cortèges.
Des rumeurs disent aussi que des sacs de pierre seraient préparés sur les toits pour attaquer les rassemblements et certains médias ont repéré la présence de canons à eau pour disperser les manifestants.
Le métropolite de Belgrade a adressé un message de soutien aux étudiants pour cette manifestation. |
Jusqu’à présent, l’Église orthodoxe se faisait très discrète vis-à-vis du mouvement.
La solidarité s’organise aussi sur le terrain avec de nombreuses collations offertes par les riverains. La place devant le Parlement, où tous les cortèges doivent se rassembler à 16h, commence à se remplir.
15 mars - 13h30 : Les tracteurs de Voïvodine, après avoir fait étape à Novi Beograd sont arrivés à Terazije et se dirigent vers le Parlement, un des deux points de rassemblement fixés à 16h, avec la place Slavija.
Une voiture rentre dans la foule, trois blessés
15 mars - 12h25 : Une voiture est rentrée dans la foule dans le quartier belgradois de Žarkovo. Trois personnes ont été blessés et le conducteur a été arrêté.
Les rassemblements commencent à se former dans Belgrade
15 mars - 11h52 : Alors que le transport urbain est interrompu dans Belgrade, les citoyens commencent à se rassembler. Les motards ont ainsi pris position devant le Parlement, tandis que des paysans de la région de la Mačva (Serbie occidentale) ont garé leurs tracteurs sur la Place des étudiants, devant la Faculté de philosophie.
Un cortège parti de Zemun a rejoint la mairie de Novi Beograd, où des milliers de personnes sont rassemblées.
Le rond-point central de Novi Beograd est totalement bloqué. A 11h52, des cercles de silence se forment devant les facultés, ainsi qu’au rond-point d’Autokomanda, bloqué depuis 11h30.
Alors qu’une forte présence policière est visible dans le centre, des hommes cagoulés, qui avaient pris position devant l’hôtel Moskva vers 9h, ont rejoint le camp du Parc des pionniers, où se trouvent les partisans d’Aleksandar Vučić.
Quatre cortèges vont converger vers le Parlement de Serbie
15 mars - 9h45 : Le grand rassemblement est prévu aujourd’hui à 16h sur la place du Parlement de Serbie vers laquelle convergeront quatre cortèges : depuis Autokomanda, la place de la République, le boulevard du Roi Aleksandar et Novi Beograd. Les rassemblements sont fixés près de la mairie de Novi Beograd est fixé à 10, à Autokomanda à 11h30, à 13h au monument à Vuk, boulevard du Roi Aleksandar et place de la République.
Les étudiants des facultés de Voždovac ont annoncé qu’ils bloqueront Autokomanda à partir de 11h52, en observant quinze minutes de silence pour les personnes tuées dans l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad le 1er novembre. Le blocus durera jusqu’à 13h, puis le cortège se dirigera vers le Parlement.
Les étudiants de la Faculté d’agriculture ont annoncé qu’ils se rassembleraient à deux endroits à 10h devant la Faculté d’agriculture, puis au rond-point de la mairie de Novi Beograd. Il est prévu d’observer les quinze minutes de silence à cet endroit puis de se diriger vers le Parlement à partir de 14h30.
Des dizaines de milliers de personnes accueillent les étudiants à Belgrade
15 mars - 0h45 : Dès le début de soirée, des colonnes venues de toute la Serbie ont convergé dans Belgrade.
A Ušće, des cyclistes se mêlaient à la foule qui, depuis Novi Beograd, gagnait le centre de la ville. Dès 20h, le pont de Branko, qui traverse la Save, envahi par la foule, était fermé à la circulation automobile.
L’accueil « officiel » des colonnes de marcheurs étaient prévu sur la place Terazije. Les premiers arrivés furent les marcheurs venus de Niš, dans le sud, qui ont parcouru 150 km en cinq jours. Ensuite, sont arrivés les cyclistes venus de Kragujevac, en Serbie centrale, puis les bikers, et enfin les marcheurs de Vršac, Novi Sad, Kragujevac... Vers minuit, les colonnes venus de Valjevo et de Šabac, en Serbie occidentale, ont enfin pu fouler le tapis rouge déployé sur la chaussée.
Ils étaient suivis d’une trentaine de tracteurs de la Vallée du Jadar, où la population s’oppose à l’exploitation du lithium.
Brandissant des drapeaux de leurs communes, de leurs facultés voire de leurs lycées, certains jeunes marcheurs boitaient, en conséquence des kilomètres parcours, beaucoup pleuraient d’émotion tandis que la foule énorme massée sur les trottoirs les applaudissaient.
Aucune présence policière n’était visible dans le centre de Belgrade, où régnait une ambiance de liesse, sauf autour du Parc des pionniers, où campent toujours quelques partisans du régime d’Aleksandar Vučić.
Les étudiants arrivent ce soir à Belgrade, rassemblement central samedi à 16h
14 mars - 13h45 : Les colonnes d’étudiants qui marchent vers Belgrade depuis plusieurs jours sont toutes très proches de la capitale. Leur accueil est prévu ce soir à partir 19h à Terazije : d’abord les cyclistes à 19h30, puis les différents groupes de marcheurs entre 21h45 et 22h45.
Samedi, des points de rendez-vous sont fixés en plusieurs endroits de Belgrade en fin de matinée, puis les cortèges convergeront vers le Parlement, où le rassemblement central est prévu à 16h.
Le trafic ferroviaire interrompu ce vendredi
14 mars - 10h45 : La compagnie Srbijavoz a mis à l’arrêt ce vendredi toutes les liaisons interurbaines, expliquant avoir reçu à 1h39 un appel lui indiquant que des charges explosives auraient été placées dans des trains. On ignore quand le trafic sera rétabli.
es dizaines de tracteurs positionnés dans le centre de Belgrade
14 mars - 9h46 : Un grand nombre de tracteurs sont stationnés autour du parc des Pionniers, dans le centre de Belgrade, où les « Étudiants 2.0 » campent depuis le 6 mars, exigeant la fin de la suspension des blocus étudiants des facultés.
Plusieurs dizaines de tracteurs sont arrivés dans la nuit du 13 au 14 mars. Certains sont garés sur le trottoir, d’autres sur la chaussée.
Certains tracteurs ont des plaques d’immatriculation Kikinda. Quelques jours plus tôt, des vidéos et des photos de camions transportant des tracteurs en provenance de différentes régions de Serbie avaient été partagées sur les réseaux sociaux. Une vidéo de Kragujevac montre un camion avec les armoiries de la ville de Belgrade sur la porte et sans plaques d’immatriculation transportant plusieurs tracteurs.
Désobéissance dans les rangs de la police avant la manifestation du 15 mars
13 mars - 10h30 : Avant la manifestation prévue à Belgrade le samedi 15 mars, des sources policières ont affirmé à Vreme que certains membres du service avaient annoncé leur intention de ne pas travailler, avec des stations de radio qui ne fonctionneront pas.
Selon un colonel de la police, certains membres sont réticents à intervenir contre les manifestants, alors que leurs enfants participent aux manifestations.
La police a d’ailleurs généralement adopté une approche plus « amicale » lors des récentes manifestations dans différentes villes, se contentant de repousser les manifestants en leur disant : « Allez, reculez, ne nous mettez pas dans une situation embarrassante ».
Certains policiers pourraient donc ignorer les instructions du commandement central, alors que d’autres demandent des jours de congé.
Des anciens bérets rouges campent au Pionirski Park
11 mars - 13h20 : Des dizaines d’hommes en uniformes militaires, dont des membres de la JSO, une unité d’opérations spéciales qui instaura un climat de terreur dans les années 1990 et qui porte la responsabilité de l’assassinat du Premier ministre Zoran Đinđić en 2003, avant d’être finalement dissoute lors de l’opération policière « Sabre », se sont rendus à Pionirski Park où ils ont installé des tentes.
Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent ces hommes, portant des bérets rouges, dans le parc où campent des « étudiants » pro-Vučić, en face du palais présidentiel. Selon les médias pro-gouvernementaux, ces vétérans sont venus soutenir les étudiants « qui veulent apprendre ». Un incident a éclaté lorsqu’un homme en uniforme a menacé de « tabasser » des citoyens qui se trouvent de l’autre côté des barrières, avant de frapper l’un d’eux avec une canne.
Les étudiants occupent toujours la RTS et la Télévision de Voïvodine
8h : Peu après 23h, la tension est vivement montée autour du siège de la RTS à Belgrade, les forces de l’ordre ayant tenté de charger les étudiants. Comme le montre une vidéo sur X, la gendarmerie a battu la charge à coups de matraques contre les étudiants qui bloquent le siège de la RTS. Un policier en civil a été blessé. Le président Vučić dénonce « la violence bolchévique inouïe des plénums ».
Le siège de la télévision nationale RTS et de la Radiotélévision de Voïvodine restent bloqués, l’action étant censée durant 22h, soit jusqu’à 21h ce soir. De très nombreux citoyens sont venus apporter leur soutien aux étudiants malgré les cordons de police. La circulation a été rétablie vers 4h du matin dans la rue Takovska, où se trouve le siège de la RTS, dont les programmes du matin ont été normalement diffusés.
Les étudiants bloquent le siège de la RTS
23h : Ce lundi à 23, les étudiants ont commencé à bloquer toutes les entrées du bâtiment de la Radiotélévision de Serbie (RTS) jusqu’à « la libération du service public d’information ». Le blocage doit durer 22h. Les étudiants précisent que les employés de la RTS pourront quitter le bâtiment mais que personne ne pourra y pénétrer.
Les étudiants appellent les citoyens à organiser partout leurs plénums
10 mars - 19h30 : Depuis leurs facultés occupées, les étudiants ont lancé un appel aux citoyens pour qu’ils s’auto-organisent. « Tous les citoyens, détenteurs irrévocables de la souveraineté en vertu de la Constitution, doivent être inclus dans la discussion et la prise de décision sur la crise actuelle.
Nous vous invitons donc à vous tourner vers les gouvernements locaux et à vous organiser de manière indépendante selon le modèle de la démocratie directe – par l’intermédiaire de l’organe légalement prévu de l’assemblée citoyenne.
Ceux qui sont concernés sont ceux qui posent les questions et qui décident – et c’est nous tous », ont-ils publié sur les réseaux sociaux dimanche soir.
Les étudiants appellent aussi les citoyens à « illuminer la Serbie » en mettant partout des lumières ou des signes de soutien à la mobilisation, sur leurs maisons, leurs véhicules, dans les moindres villages.
Nouvelle manifestation à Genève
10 mars - 18h : Dimanche 9 mars, la Place des Nations à Genève a accueilli la troisième manifestation de soutien aux étudiants en Serbie, qui se mobilisent depuis plusieurs mois pour un État de droit, une société libérée de la corruption et une éducation fondée sur le mérite plutôt que sur l’appartenance politique. Une centaine de citoyens d’origine serbe, résidant à Genève, dans les villes environnantes ainsi que dans les régions frontalières de France, ont répondu à l’appel. Le rassemblement a débuté à 15h30.
Dans une courte prise de parole, les organisateurs ont rappelé que nous nous sommes rassemblés non seulement pour soutenir les étudiants, mais aussi pour notre propre conscience.
Car notre conscience et le besoin de participer activement, par tous les moyens possibles, à cette lutte pour les droits et la justice nous imposent d’agir. Sachant que notre apport n’est qu’une goutte dans l’océan, nous savons aussi que chaque goutte compte pour que cet océan puisse exister.
Lors du plénum citoyen qui a suivi, les participants ont discuté des prochaines actions de soutien aux étudiants en Serbie, notamment une conférence en préparation à l’Université de Genève ; une ascension du Mont Blanc comme acte symbolique de solidarité ; d’autres initiatives visant à maintenir la mobilisation.
La prochaine manifestation aura lieu le dimanche 16 mars à Genève, dans le cadre d’une action coordonnée qui se tiendra simultanément dans 16 villes en Suisse et en Allemagne durant le week-end du 15/16 mars. Les détails de l’événement à Genève seront annoncés dès l’obtention des autorisations officielles.
Plusieurs colonnes s’ébranlent pour rejoindre Belgrade le 15 mars
9 mars - 15h30 : Plusieurs colonnes se sont mises en branle pour rejoindre Belgrade, où un grand rassemblement national est convoqué le 15 mars. Ce sont les étudiants de Niš, dans le sud, qui ont la plus longue route à faire : 500 d’entre eux sont partis ce dimanche matin du monastère de Manasija. Ils ont effectué un premier arrêt dans la petite ville voisine de Despotovac, où ils ont été accueillis par la population en liesse. Ils comptent six jours de marche pour rejoindre Belgrade.
D’autres colonnes sont parties ce dimanche en direction de la capitale, notamment depuis Subotica (Voïvodine) et Loznica (ouest)
Nouvelles manifestations de soutien à Ljubljana et à Zagreb
9 mars - 14h : De nouvelles manifestations de soutien aux étudiants serbes ont eu lieu samedi en Slovénie et en Croatie. Derrière des banderoles proclamant, en serbe et en slovène, « un seul monde, un seul combat », les manifestants de Ljubljana exigent des excuses du maire de la ville, Zoran Janković, qui affirme son soutien à Aleksandar Vučić.
8 mars à Belgrade : étudiants et travailleurs, « épaule contre épaule » |
8 mars - 18h50 : Sous le slogan « Épaule contre épaule, étudiants et travailleurs », un foule considérable s’est rassemblée ce 8 mars place de la République à Belgrade. « Nous sommes conscients du soutien désintéressé, de la solidarité et du sacrifice que vous, les travailleurs, faites pour soutenir les revendications des étudiants. Nous appelons tous les travailleurs et les citoyens à se tenir ensemble, courageusement et avec dignité », ont déclaré les étudiants qui bloquent la Faculté de philosophie.
Des ouvriers, des étudiants et d’autres citoyens sont venus en colonnes de plusieurs endroits de la ville, après s’être réunis dans les bâtiments des institutions d’État responsables de secteurs individuels : les ministères de la Santé, de l’Éducation, de la Science, de la Culture et de l’Information, l’État-major général de l’armée serbe et la Cour constitutionnelle. Un cortège s’est ensuite dirigé vers Novi Beograd.
8 mars à Novi Sad : « nous voulons des fleurs et la révolution » |
8 mars - 16h30 : La mairie de Novi Sad a été bombardée d’œufs lors d’une manifestation organisée dans cette ville le 8 mars, Journée internationale des femmes, en réaction à une déclaration sexiste du vice-Premier ministre Aleksandar Vulin.
Lors de la séance de l’Assemblée nationale du 4 mars, réagissant à l’action d’une partie de l’opposition qui a lancé des œufs et des fumigènes sur des représentants du gouvernement, il a déclaré qu’il était « heureux » qu’il y ait encore « dans l’opposition des femmes qui sachent quoi faire avec des œufs∞ ».
Une étudiante s’est adressée à la foule, déclarant qu’elle ne voulait pas vivre dans une société de sexisme et de violence contre les femmes : « nous voulons que le féminicide soit un délit pénal distinct, nous voulons des fleurs et la révolution. »
Grève générale : immenses cortèges à Belgrade et Novi Sad
7 mars - 18h50 : D’immenses rassemblements et défilés ont eu lieu ce vendredi dans toute la Serbie, notamment à Belgrade et à Novi Sad. Dans la capitale, la foule s’est rassemblée à 15h30 place Slavija, avant de traverser le centre. A 18h30, un nouveau rassemblement a commencé devant le siège de la RTS à Belgrade. Des salariés de la télévision publique se sont adressés aux manifestants.
A Novi Sad, la manifestation, qui a début à 11h52, a rassemblé des étudiants, des lycéens, des enseignants, des travailleurs de la tech et des citoyens. De nombreuses banderoles appelaient à l’unité des travailleurs.
D’imposants cortèges ont également défilé à Niš, Kragujevac, Užice, Valjevo, Kraljevo, Subotica, Sombor, Pančevo


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