La CGT, comme les salarié·es, veut bloquer la réforme, c’est-à-dire geler l’âge départ légal et le nombre de trimestres pour gagner ensuite l’abrogation.
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Source : CGT
Grâce aux millions de manifestant·es, une première brèche dans les 64 ans, continuons vers l’abrogation !
Publié le 17 oct. 2025
La mobilisation de 2023 contre le recul de l’âge de départ à la retraite a été historique par son ampleur, avec des millions de grévistes et de manifestants, du public et du privé, dans les grandes et les petites villes.
| Malgré le déni de démocratie, nous avons continué à porter l’abrogation dans chaque mobilisation |
On entendait dans les médias des milliardaires, que cette contre-réforme était « vitale et urgente »...
Pourtant, ils commencent à reculer en décalant l’application de la réforme.
Cela démontre leur faiblesse et notre force, la force du nombre !
Soutenus seulement par le patronat, ils sont passés en force par 49-3, pour nous voler les 2 meilleures années à la retraite contre l’ensemble des organisations syndicales, contre l’avis de la quasi-totalité de la population, mobilisée en masse.
Tous ceux qui ont défendu ce recul social ont subi des défaites électorales. C’est seulement le 5 juin dernier, journée de mobilisation CGT, que l’Assemblée nationale a pu se prononcer pour la 1ère fois, en votant majoritairement une résolution pour l’abrogation.
Ces dernières semaines, ce sont nos mobilisations, les 10 et 18 septembre et le 2 octobre, avec 2 millions de grévistes en cumul, qui ont continué de porter la revendication d’abrogation des 64 ans.
La suspension de Lecornu-Macron consiste à décaler l’application, pour mieux reprendre la réforme ensuite
La CGT, comme les salarié·es, veut bloquer la réforme, c’est-à-dire geler l’âge départ légal et le nombre de trimestres pour gagner ensuite l’abrogation.
Les parlementaires doivent pouvoir enfin représenter l’avis de la population, et réellement suspendre la réforme en la bloquant immédiatement pour l’ensemble des générations, puis l’abroger !
Notre mobilisation a forcé le gouvernement à reculer sur le vol des deux jours fériés, mais pour le reste le budget Lecornu, c’est la copie du budget Bayrou…en pire !
Il reste l’année blanche qui est une année noire (désindexation des pensions, des prestations sociales, des salaires des agent·es de la fonction publique et du budget des services publics), la taxation des malades avec le doublement des franchises médicales, la suppression de 3000 postes de fonctionnaires et la menace sur les droits des privés d’emplois...
Pour financer nos services publics et réduire le déficit il faut au contraire de nouvelles recettes !
Comme les précédents, ce gouvernement épargne toujours les mêmes : les ultra-riches et les grandes entreprises, sous la pression du Medef et du grand patronat qu’il défend. Sans nouvelles recettes, le budget présenté sera toujours une facture à payer par les travailleur·euses, les précaires, les privé·es d’emploi, les retraité·es.
Sophie Binet dénonce un budget pire que le précédent et appelle à la mobilisation
Publié le 16 oct. 2025
Invitée des Quatre Vérités sur France 2, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT a dénoncé un budget 2026 « catastrophique » pour les salarié·es, les retraité·es et les malades. Elle appelle à la mobilisation et réaffirme la nécessité d’abroger la réforme des retraites.
" Le budget présenté par Monsieur Lecornu est catastrophique et profondément injuste "
Ce budget est plus violent sur certains points que celui de François Bayrou, notamment concernant l’augmentation du reste à charge pour les malades.
Taxer les malades est ce qu’il y a de plus injuste comme politique sociale, notre système social fondé il y a 80 ans fonctionne sur le principe que chacun cotise selon ses moyens, et perçoit selon ses besoins.
Là c’est tout l’inverse, on sort sa carte bleue avant de sortir sa carte vitale ; c’est très injuste et très dangereux pour le pays car cela fera exploser le renoncement aux soins.
"Ce budget est très dangereux, il faut absolument le modifier en profondeur, et pour cela Il va falloir se mobiliser"
Ce budget est particulièrement violent pour les retraité·es :
• ce seront les premières victimes de l’explosion des frais de santé, car c’est eux qui ont le plus besoin de se soigner ;
• ils vont subir une désindexation de leurs pensions pour 2026, que ce budget prévoit de prolonger jusqu’en 2030 ;
• ils vont avoir une forte augmentation de leurs impôts avec la remise en cause des abattements fiscaux ;
Si on fait le cumul de ces mesures, on voit que les retraités sont dans le viseur car on refuse d’aller taxer les plus riches, et d’affronter les multinationales et les rentiers.
"Face à ces mesures, la CGT appelle à la mobilisation, notamment dans le cadre d’une première journée d’action le 6 novembre, à l’initiative des organisations de retraité·es"
Ce budget doit rester sous la surveillance des travailleurs et travailleuses, sans pression sur le gouvernement, il risque d’y avoir des reculs extrêmement violents pour le monde du travail.
Comme par exemple les conséquences du gel des prestations sociales sur :
• les aides au logement
• les allocations pour adultes handicapé·es
• les allocations familiales
• les bourses accordées aux étudiant·es
Cela sera sans conséquences pour les plus aisés, mais pour les étudiants, précaires, femmes isolées avec enfants, ça sera catastrophique.
