’Amnesty International critique Belgrade à propos des Rroms’

samedi 10 mai 2014
par  onvaulxmieuxqueca
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Blog de veille sur les droits de l’Homme en Serbie

Avril 26 2014

’Amnesty International critique Belgrade à propos des Roms’ (B92)

(Traduction libre et rapide d’un article paru dans B92 ce 25 avril 2014. Sans doute un communiqué sera-t-il publié dans les prochains jours en français par Amnesty International. D. Grcic)

BELGRADE – Deux années après avoir été expulsées du quartier belgradois de Belvil, 250 familles Rom ne disposent toujours pas d’un logement social, a déclaré Amnesty International.

Selon l’ONG de défense des droits humains, ces familles vivent toujours dans des containers métalliques.

Son rapport signale que les Roms ont été expulsés du quartier insalubre de Belvil 26 avril 2012, près de 120 familles ont été éloignées en autobus et installées dans des containers en métal, surtout dans des banlieues éloignées.

Il a été dit aux personnes expulsées qu’elles recevraient un logement social avant l’été 2013.

Aujourd’hui, en avril 2014, ils vivent toujours dans des containers en métal, et selon le rapport ils ont vécu les deux dernières années dans des abris précaires, dans des containers qui ne rencontrent pas les normes internationales qui définissent ce qu’est un logement adéquat, selon Amnesty.

La plupart de ces banlieues sont éloignées des écoles, des services sociaux et des services pour demandeurs d’emploi, avec de mauvaises connections des transports en commun vers le centre de Belgrade. Beaucoup sont « des séparations raciales de la majorité de la population ».

Amnesty exprime sa préoccupation devant les retards de la réalisation du programme de 3,6 millions d’euros qui est financé par l’Union européenne, programme de financement des logements sociaux en faveur des familles Roms.

Les autorités municipales doivent loger plus de 150 familles, et à ce jour seulement deux sites ont été sélectionnés qui remplissent les critères du Bureau du Haut Commissaire ONU aux droits humains, lequel est membre du groupe de travail pour le relogement, qui inclut la délégation de l’UE en Serbie et le gouvernement de Serbie. La construction doit encore débuter sur ces emplacements.

Amnesty considère que l’une des localisations envisagées, près de Jabučki rit, reviendrait à créer un quartier de ségrégation raciale.

Amnesty a annoncé qu’elle écrira au nouveau Maire de Belgrade pour l’inviter à prendre de façon immédiate des mesures de choix d’emplacements appropriés à l’installation des foyers Roms restants.

Les lieux retenus, souligne Amnesty, doivent respecter les standards internationaux qui définissent un logement convenable, il ne faut pas construire des quartiers de ségrégation de la population sur base raciale.

Les commentaires d’Amnesty sur l’expulsion des Roms et leurs droits à recevoir un logement en Serbie, seront évoqués dans le rapport que cette organisation remettra au Comité économique, social et pour les droits culturels de l’ONU, lequel Comité discutera en mai si la Serbie remplit ses obligations internationales.

(…)

Le rapport à la 52e session du Comité des Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels souligne que la Serbie n’a pas réussi à garantir aux habitants Roms le droit à un logement convenable sans discrimination contre la population Rom .

On y trouve des informations sur 19 expulsions forcées de famille Roms de Belgrade, entre avril 2009 et avril 2013, pour lesquelles les standards internationaux n’ont pas été respectés.

(….)

On peut également apprendre à la lecture du rapport qu’il y a une insuffisance de mesures de protection contre les expulsions forcées dans le cadre des lois nationales, et le rapport se félicite que le nouveau gouvernement envisage d’adopter une nouvelle loi qui devait interdire les expulsions forcées.

Amnesty signale également que 50 familles Roms vivent toujours à Belvil et attendent leur transfert. Ils n’ont pas été expulsés en 2012 mais il leur a été promis qui disposeraient d’un nouveau logement dans le cadre du Plan d’action sur le relogement, qui est établi entre la Ville de Belgrade et la Banque européenne d’investissement (BEI).

On leur a dit en février 2014 qu’ils seront déplacés dans un logement durable du quartier de Orlovska près de Jabučki rit, avant septembre 2014. Amnesty est préoccupée par le fait que certains Roms qui avaient le droit au relogement et qui avaient temporairement quitté le quartier de Belvil, une fois de retour, se voient exclus du plan de relogement.

Source : AI opominje BG zbog Roma, Beta (B92), 25 avril 2014. J’ai traduit en français le verbe ’opominjati’ : critiquer (dans le titre). Photo : Tanjug.


Lire également :

Rroms de Roumanie : l’intégration par la démolition

http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article3479


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