Manifestation nationale de l’ASSÉ : des dizaines de milliers de personnes s’opposent à l’indexation et revendiquent la gratuité scolaire

mercredi 27 février 2013
par  onvaulxmieuxqueca
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Source : ASSE

Manifestation nationale de l’ASSÉ : des dizaines de milliers de personnes s’opposent à l’indexation et revendiquent la gratuité scolaire

26 février 2013

Montréal, le 26 février 2013 - Plus de 40 000 étudiants et étudiantes sont aujourd’hui en grève pour s’opposer aux conclusions imposées du Sommet sur l’enseignement supérieur.

Venu-e-s de partout au Québec, des milliers de manifestants et manifestantes répondent à l’appel de l’Association pour une solidarité étudiante (ASSÉ) et convergent vers le Square-Victoria pour revendiquer la gratuité scolaire et s’opposer à l’indexation des frais de scolarité.

L’ASSÉ rappelle qu’elle avait anticipé le résultat inacceptable du Sommet sur l’enseignement supérieur.

« Le gouvernement n’a jamais eu l’intention de tenir un véritable exercice de réflexion. Sous le faux prétexte d’impératifs économiques, ce Sommet sert plutôt à confirmer une nouvelle hausse des frais de scolarité, malgré l’opposition ferme de la communauté universitaire », s’exclame Jérémie Bédard-Wien, co-porte-parole de l’ASSÉ.

Le ministre Duchesne prétend qu’une indexation de 3% permettra d’éviter de nouvelles crises sociales comme celle du printemps dernier. L’ASSÉ soutient, au contraire, qu’une hausse perpétuelle des frais de scolarité ne constitue pas une solution durable, mais plutôt la concrétisation d’une conception marchande de l’éducation.

« Le débat sur la gratuité scolaire, exclu du Sommet, laisse entrevoir une vision différente de l’enseignement supérieur : celle d’un bien collectif financé collectivement et accessible à tous et à toutes », souligne Blandine Parchemal, co-porte-parole de l’ASSÉ.

Un an après le plus grand mouvement social des dix dernières années, qui a revendiqué un gel des frais de scolarité, « il est insultant que le gouvernement nous impose cinq mois plus tard la même hausse étalée sur quinze ans », s’insurge M. Bédard-Wien.

« Le gouvernement attise la colère des étudiants et des étudiantes. Si M. Duchesne croit que l’indexation étouffera la contestation politique, il fait fausse route », conclut Mme Parchemal.

La manifestation nationale et ses revendications sont appuyées par 46 groupes communautaires, les membres de la Coalition opposée à la privatisation et à la tarification des services publics, la FNEEQ-CSN et le Conseil Métropolitain de la FTQ.

Source : Le Devoir Libre de penser

L’appel de l’ASSE à manifester a été entendu

27 février 2013 | Bahador Zabihiyan | Éducation

La manifestation organisée par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) a réuni plusieurs milliers de personnes, mardi après-midi, au centre-ville de Montréal. Si elle a débuté dans le calme, elle s’est terminée dans le désordre, car les policiers ont chargé la foule après avoir reçu des projectiles.

À 14 h, le square Victoria, dans le quartier d’affaires de Montréal, était noir de monde. Le porte-parole de l’ASSE, Jérémie Bédard-Wien, s’est dit satisfait de la mobilisation.

« Il y a véritablement une mobilisation qui reprend alors qu’elle s’était essoufflée depuis la fin du printemps érable. […] Plus que jamais, la population est derrière nous », estime M. Bédard-Wien. « Je pense que dans les prochains mois, il y aura une mobilisation accrue dans les campus », prédit-il.

Difficile de savoir avec précision combien de manifestants étaient présents dans le cortège. L’ASSE a avancé le chiffre de 10 000 personnes. Au départ de la manifestation, le cortège s’étendait sur environ 400 mètres, du square Victoria jusqu’à l’intersection entre la côte du Beaver Hall et le boulevard René-Lévesque Ouest. La marche a été pacifique, les manifestants scandant des slogans pour la gratuité scolaire et critiquant le Sommet sur l’enseignement supérieur.

« On est venus manifester, parce que le Sommet, la forme que ça prend, ça ne représente pas nos idéaux », explique Stéphanie Audet, qui est arrivée de Québec en autobus pour manifester. « Honnêtement, je m’attendais à ce qu’il y ait moins de monde », reconnaît-elle.

La manifestation a été rapidement déclarée illégale, car l’ASSE n’avait pas fourni d’itinéraire au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). L’ambiance était festive et bon enfant, mais la manifestation a dégénéré lorsque le cortège est arrivé à l’intersection des rues Cherrier et Berri. Quelques projectiles, notamment des boules de neige ou de glace, ont été lancés en direction de la cavalerie du SPVM et des policiers antiémeute.

La tension est montée d’un cran et le SPVM a chargé des manifestants à plusieurs reprises vers 16 h. Dès lors, la foule s’est scindée en deux. Une partie du cortège s’est dirigée vers le square Saint-Louis. Une barrière métallique a été traînée au milieu de la rue par un groupe de manifestants, en guise de barricade.

Il s’en est suivi un face à face de plus de 15 minutes entre les policiers qui empêchaient les manifestants d’avoir accès aux rues adjacentes au square Saint-Louis et les centaines de manifestants qui huaient les forces de l’ordre.

Plusieurs projectiles ont été lancés en direction du SPVM, qui, en retour, a vigoureusement chargé la foule à quelques reprises et a fait usage d’au moins une bombe assourdissante. Le SPVM a procédé en tout à 12 arrestations : quatre pour des « agressions armées », quatre pour des « attroupements illégaux » et deux pour des « méfaits ».

Deux personnes ont été arrêtées avec des « cocktails Molotov » en leur possession, selon le SPVM.

Mais de nombreux manifestants ont accusé le SPVM d’avoir eu une réaction disproportionnée, en chargeant la foule, après avoir seulement reçu des boules de neige.

« C’est une réaction complètement folle par rapport à des balles de neige », affirme Frank Lévesque-Nicol, étudiant en sociologie. Un point de vue que partage le porte-parole de l’ASSE.

« On est encore sous le choc […], jamais une manifestation de l’ASSE n’a été réprimée de la sorte », explique M. Bédard-Wien. Il estime que les policiers, en intervenant à la suite de délits mineurs, à l’intersection des rues Cherrier et Berri, ont brutalement mis fin à ce qui n’était qu’une manifestation pacifique.

S’il n’excuse pas les personnes ayant lancé des projectiles, il accuse toutefois les policiers de vouloir donner une mauvaise image de l’ASSE.

Finalement, ce qui restait du cortège a continué son chemin en empruntant la rue Berri. Mais, il s’en est suivi un autre face à face vers 16 h 45, près de l’intersection des rues Berri et Ontario. La Sûreté du Québec est venue prêter main-forte au SPVM pour diriger la foule, manu militari, vers l’intersection des rues Saint-Denis et Ontario. Quelques projectiles, dont au moins une bouteille en verre, ont été lancés par certains manifestants en direction des policiers.

Vers 17 h 30, les manifestants encore présents se sont dirigés vers la rue Saint-Denis. Les quelques centaines de personnes faisant encore partie de la manifestation se sont rendues près de l’Université du Québec à Montréal, où elles ont fini par se disperser, graduellement.


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