Québec : Sur fond de mobilisation étudiante, Nicolas Sarkozy serait invité en vacances par la famille Desmarais, cela méritait bien la Grand-Croix de la légion d’honneur française, et en prime une partie de Gaz de France …

mercredi 20 juin 2012
par  onvaulxmieuxqueca
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Québec : Sur fond de mobilisation étudiante, Nicolas Sarkozy serait invité en vacances par la famille Desmarais, cela méritait bien la Grand-Croix de la légion d’honneur française, et en prime une partie de Gaz de France …

Sans aucun doute, au centre des discutions, le projet « Plan Nord ».
Le plan Nord est une des préoccupations de la mobilisation étudiante du Québec.

Ce dossier est composé d’articles

la prise de position de LA CLASSE (syndicat étudiant du Québec), des informations des Sites « Le dernier Québécois », Wikipédia, et Canoe.CA,.


La CLASSE Non à la gratuité minière ! Oui à la gratuité scolaire ! Refusons les subventions aux compagnies minières, réinvestissons dans l’éducation !

Le 20 avril 2012, La CLASSE a organisé une manif-action avec comme thématique : « Non à la gratuité minière ! Oui à la gratuité scolaire ! »

Le Plan Nord est un plan de promotion d’un développement industriel dans lequel le gouvernement s’engage à rendre disponible les infrastructures pour une nouvelle offensive d’exploitation des ressources naturelles au nord du 49e parallèle.

Salon de l’emploi :

Du 20 au 21 avril, ce seront les représentantEs des mines, de l’industrie forestière, de l’État et leurs complices qui seront réuniEs afin de promouvoir le Plan Nord dans leur seul intérêt financier.

Ce projet de Plan Nord est un véritable de plan de piraterie, de détournement de fonds publics.

Le gouvernement, arborant l’excuse de ’’développer économiquement le Nord’’, financera massivement des infrastructures qui ne bénéficieront au final qu’à une minorité d’entreprises privées. Les retombées monétaires pour les coffres publics risquent fort bien d’être minimes compte tenu des redevances demandées sur l’extraction des ressources naturelles.

Les universités sont aussi mises à contribution dans le cadre de ce projet.

Le gouvernement Charest a déjà consenti des efforts financiers significatifs afin que les universités québécoises développent des projets qui profiteront aux entreprises qui comptent tirer profit du Plan Nord. En novembre dernier, les libéraux ont par exemple annoncé la création d’une chaire conjointe en « entrepreneuriat minier » entre l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et l’UQAM.

Son objectif est de « favoriser la création et la réussite d’entreprises minières au Québec, depuis la phase de l’exploration jusqu’à la production ».

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune doit y injecter 750 000 $ sur cinq ans pour en financer les activités.

Manifestation Action Annulons le Salon Plan Nord organisé par la CLASSE - 20 avril 2012 - partie 1


Source : « Le dernier Québécois »

Sarkozy, le chien de garde de Paul Desmarais

« Si le Québec se sépare du Canada, ce sera ma fin ». Cette confession de Paul Desmarais, qui possède Power Corporation, a été livrée au journal français Le Point en juillet 2008. Elle illustre la force de son idéologie fédéraliste et explique pourquoi Nicolas Sarkozy a été aussi vindicatif vis-à-vis des indépendantistes québécois dans son allocution lors de la remise de la légion d’honneur à Jean Charest, hier. Le président français n’est qu’un homme politique de plus à être tombé dans les filets du puissant empire.

Sarkozy doit tout à Desmarais.

En janvier 1995, il renonce à son poste de porte-parole du gouvernement pour appuyer la candidature d’Édouard Balladur aux élections présidentielles. Celui-ci est écrasé au premier tour (18,6% des voix) et Sarkozy se fait huer à deux reprises, en mai et en octobre. Persona non grata.

Quel avenir pour l’homme charismatique ?

C’est à l’occasion de la remise de la Grand-Croix de la légion d’honneur française, la plus haute distinction, à Paul Desmarais le 15 février 2008, que le nouveau président explique de quelle façon ce dernier lui a porté secours :

« Un homme m’a invité au Québec dans sa famille. Nous marchions de longues heures en forêt et il me disait : Il faut que tu t’accroches, tu vas y arriver, il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi. Preuve, cher Paul, que tu n’es pas Français, car il n’y avait plus un Français qui pensait ça. Nous avons passé 10 jours ensemble, au cours desquels tu m’as redonné confiance à tel point que, maintenant, je me considère comme l’un des vôtres. Et, sans vouloir inquiéter tes enfants, je peux dire que je me sens un membre de la famille – l’héritage en moins bien entendu. »

Desmarais a utilisé son puissant empire pour relancer la carrière de Sarkozy, et celui-ci lui rend maintenant les intérêts sur son investissement.

En effet, comment interpréter autrement cette profession de foi fédéraliste jusqu’à l’excès du président de la République française ? En qualifiant la moitié des Québécois de « sectaires », « enfermé sur eux-mêmes » et qu’ils « détestent » autrui, Sarkozy relayait ainsi les valeurs de son vieil ami Desmarais, ce franco-ontarien pour qui l’indépendance du Québec signifierait la fin de son idéal franco-canadien.

Sarkozy ne se contente pas de payer ses dettes en paroles, il le fait aussi en actes.

En annonçant la privatisation de Gaz de France, l’été dernier, et sa reprise par le groupe Suez, que possède partiellement Power Corporation, il a contribué à enrichir spectaculairement son ami Paul, un des deux seuls étrangers présents au restaurant le Fouquet’s le soir de sa victoire aux élections présidentielles.

Le voici le vrai retour sur placement pour le milliardaire du domaine Sagard, à Charlevoix. La voilà la vraie valeur de l’amitié.

Les autres « amis »

Paul Desmarais a beaucoup d’autres « amis ».

En fait, l’homme que le Globe and Mail a qualifié en 2005 de personnalité la plus puissante du Canada a ses entrées à peu près partout au pays. On se demande s’il devient ami avec des hommes puissants ou si ses amis deviennent miraculeusement puissants.

Jean Chrétien, ancien premier ministre : Avant de devenir chef du Parti Libéral du Canada, Chrétien a sa place sur le conseil d’administration de la Consolidated Bathurst, une filiale de Power Corporation. France, sa fille, est mariée avec André Desmarais, le fils de Paul.
Lorsqu’il devient premier ministre, Chrétien retire l’appui du Canada à une condamnation des violations des droits humains par la Chine après que celle-ci menace de retirer aux firmes canadiennes (dont Power Corporation, représentée par André Desmarais) des projets électriques. Raymond Chrétien, le neveu de Jean, est présentement chez Fasken Martineau, un important cabinet d’avocats dont Power Corporation est client. Auparavant, il était ambassadeur en France. Le conseiller principal de Chrétien depuis trente ans est Mitchel Sharp, qui siège sur la commission Trilatérale de David Rockefeller depuis 1981.

Paul Martin, ancien premier ministre : Martin commence à travailler pour Desmarais en 1960. En 1974, Desmarais fait de Martin le président de la « Canada Steamship Lines » et le rend incroyablement riche en 1981 lorsqu’il lui vend la compagnie.

Pierre Elliot Trudeau, ancien premier ministre : Il a siégé sur le International Advisory Board de Power Corporation. Son assistant, Ted Johnson, un ami du chef de l’équipe de Jean Chrétien Eddie Goldenberg, a été vice-président et secrétaire de Power Corporation. Michael Pitfield, qui a été secrétaire de cabinet de Trudeau de 1975 à 1979, a été vice-président de Power Corporation et est directeur émérite aujourd’hui.

Maurice Strong  : Cet homme, un « croisement entre Raspoutine et Machiavel », selon la journaliste Ann-Marie McDonald, a été président de Power Corporation jusqu’en 1966. Il est devenu un bureaucrate du Parti Libéral et a été nommé directeur de Petro-Canada lorsque Trudeau a créé la compagnie d’État en 1976. Il a été un architecte de l’accord de Kyoto, un conseiller du président de la Banque mondiale et co-auteur d’un livre avec l’ancien secrétaire soviétique Gorbatchev sur l’établissement d’un nouvel ordre mondial.

Brian Mulroney, ancien premier ministre : Connaissant Mulroney depuis 1972, Desmarais a été un véritable mentor économique pour lui. Suite à sa défaite électorale en 1993, Mulroney a travaillé pour Desmarais. Son ancien assistant au cabinet ministériel, Don Mazankowski, est présentement le directeur de Power Corporation.

William Davis et John Robarts, anciens premier ministres de l’Ontario : Ils ont tous deux siégé sur le conseil d’ administration de Power Corporation.

John Rae , le frère de l’ancien premier ministre ontarien (NPD) Bob Rae : Il est présentement vice-président et sur l’exécutif de Power Corporation.

Daniel Johnson fils, ancien premier ministre du Québec : Il travaille pour Power Corporation de 1973 à 1981. Il est vice-président du groupe de 1978 à 1981. C’est sous la pression de Paul Desmarais lui-même qu’il a cédé sa place à Jean Charest en 1998.

On le constate, Paul Desmarais n’est pas un citoyen comme un autre.

Son rôle dans la vie ne se limite pas à faire de l’argent et à garder un profil bas. Desmarais crée ses opportunités et il se sert de sa richesse pour aider des amis desquels il espère la même chose en temps voulu.

En ce sens, il ne faut pas se surprendre du comportement de Nicolas Sarkozy vis-à-vis des indépendantistes ; il fait seulement son travail de chien de garde des intérêts de Power Corporation et de son riche ami, Paul Desmarais.

Ce qui est plus troublant, par contre, c’est le fait qu’en faisant primer ses intérêts privés avant ceux de sa nation, Sarkozy nuit à l’image de son pays et ne représente pas adéquatement ses citoyens. Voilà cependant un aspect sur lequel nous avons peu d’impact et ce sera aux Français d’avoir la lucidité de correctement agir lors des prochaines élections.

Tout ce que nous pouvons faire, d’ici là, est de rappeler le peu de crédibilité du président de la République française à chaque fois qu’il ouvre la bouche pour débiter ses âneries sur une situation qu’il ne comprend pas. Et ne veut pas comprendre.


Source : Wikipédia

La famille Desmarais bénéficie de liens étroits avec des politiciens du monde entier. Les critiques lui reprochent que les connexions politiques de la famille lui fournissent des avantages injustes en affaires.

La relative obscurité de Desmarais à l’extérieur du Canada a été utilisée pour masquer un nombre incalculable de relations politiques de sa famille et son influence dans les affaires.

Au fil des ans, les observateurs politiques ont souligné l’énorme influence et l’exceptionnelle puissance de Desmarais dans la politique fédérale canadienne.

Desmarais a été dénoncé par des journalistes du Canada pour un accès direct dans tous les bureaux du Premier ministre. Nombre de premiers ministres et d’autres élus canadiens influents sont ou ont été financièrement à la charge de Desmarais, y compris le 20e premier ministre Jean Chrétien, qui a siégé au conseil d’administration de Power Corp.

Paul Desmarais (fils) est membre du conseil d’administration de Total SA, et de Suez, qui s’allient fréquemment pour leurs opérations européennes avec le financier belge Albert Frère. Paul Desmarais (fils) est aussi membre du conseil d’administration et du groupe Lafarge.

La famille Desmarais entretient également des relations avec les dynasties industrielles françaises Dassault, Peugeot et Rothschild, entre autres.

Nicolas Sarkozy a privatisé les compagnies dans lesquelles Power Corporation a investi. Par l’entremise du groupe Carlyle, plusieurs projets de port méthaniers sont en développement dont les controversés projet Rabaska, au Québec, et celui du Nord Médoc en France.

L’évasion de Paribas

En 1981, pour contrecarrer la nationalisation de Paribas, voulue par François Mitterrand, fraîchement élu président de la République, Paul Desmarais se lance, en compagnie d’Albert Frère et d’autres hommes d’affaires européens, dans l’opération « Arche de Noé ».

Il s’agissait de récupérer les filiales belge (Copeba) et suisse de Paribas (Paribas Suisse), en lançant une OPE par l’intermédiaire d’une société suisse, Pargesa. L’opération échoue, mais permet à Paul Desmarais de se lier à d’importants financiers et politiciens européens.
En 1995, Nicolas Sarkozy se rend à Sagard, chez Desmarais qui le conseille pour élaborer une stratégie d’accès au pouvoir.

Selon Le Figaro19, il serait un proche de l’ancien président de la République Française, Nicolas Sarkozy. Paul Desmarais père participait ainsi à la fête tenue au Fouquet’s pour célébrer son élection le 6 mai 2007.
Le 16 février 2008, Paul Desmarais est fait grand-croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy.
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Paul Desmarais (fils) est membre du conseil d’administration de Total SA, et de Suez (groupe) Suez, qui s’allient fréquemment pour leurs opérations européennes avec le financier belge Albert Frère. Paul Desmarais (fils) est aussi membre du conseil d’administration et du groupe Lafarge SA.

=== Amitié avec Nicolas Sarkozy ===
En 1995, Nicolas Sarkozy se rend à Sagard, chez Desmarais qui le conseille pour élaborer une stratégie d’accès au pouvoir (Louis-Bernard Robitaille), « Paul Desmarais reçoit la Grand-Croix .

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Source : Canoe.CA
10/09/2011
MONTRÉAL - Le Nord québécois est une « nouvelle frontière » à conquérir pour les entreprises françaises, a affirmé samedi à Montréal le ministre français de l’Industrie, Eric Besson, à l’issue d’une tournée dans la région.

« Nous voulons que les entreprises françaises s’implantent vraiment et tirent partie de ce qui est en train de se passer au nord du 49e parallèle », a dit M. Besson à la presse, en référence au Plan Nord, un ample programme du Québec pour mettre en valeur ses richesses naturelles et attirer quelque 80 milliards de dollars d’investissements sur 25 ans.

« Les entreprises françaises ont besoin de croissance » et doivent la chercher entre autres dans des zones en fort développement, a souligné le ministre, venu au Québec avec des hauts responsables de 14 grandes sociétés intéressées.

Il a énuméré les atouts du Nord québécois, son potentiel énergétique, avec l’hydroélectricité et l’éolien, et minier : fer, lithium, terres rares, diamants, ainsi que son « positionnement stratégique » avec des ports en eau profonde sur la future route arctique entre l’Asie et l’Europe.

« Le Nord québécois a tout pour devenir une "nouvelle frontière" pour les entreprises françaises », a-t-il estimé, avant de rappeler un défi lancé il y un an par le premier ministre Jean Charest, qui voudrait que les Français dépassent les Américains en tête des investisseurs étrangers.

« C’était une façon de dire aux entreprises françaises "Bougez-vous ! Il y a des opportunités ici, c’est à vous de les saisir" », a encore dit le ministre.

M. Charest, avec qui M. Besson a dîné vendredi, est attendu à Paris du 4 au 6 octobre. Il rencontrera le premier ministre François Fillon et s’adressera au Medef, l’organisation du patronat français.

De son côté, M. Besson compte créer un groupe de travail franco-québécois au sein d’un comité chargé d’assurer l’approvisionnement de la France en métaux stratégiques.

Parmi les autres secteurs particulièrement prometteurs pour la coopération, il a cité l’exploitation des énergies marines et fluviales, avec une hydrolienne de pointe réalisée par EDF et l’aménagement numérique du Nord québécois.


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En complément : Discours de Jean Charest à la Conférence de Montréal 2009


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